Le coin du cinéphage

Blog d'humeurs et d'informations sur le cinéma et la télévision : bios, filmos, articles, commentaires, bases de liens, bref c'est du foutraque...

08 juin 2005

LE COIN DU NANAR : LE PONT DU ROI SAINT-LOUIS

Coup de chapeau à Mary McGuckian pour "Le pont du roi Saint-Louis", rater un film de la sorte, avec un grand sujet - le roman de Thornton Wilder - et une telle distribution, ça tient du grand art. Dieu, dans une réplique redondante de la voix off, s'amuse avec les humains comme un enfant arrachant les pattes d'une mouche - something like that -, on regarde donc sans empathie les intervenants de ce film choral chloroformé. Du petit jeu - très subjectif - de qui l'on doit sauver dans une grande distribution, on peut retenir F. Murray Abraham - car il en fait des tonnes, c'est assez jubilatoire et ça trompe un peu notre ennui -, Kathy Bates d'une bouffonnerie pathétique et le jeu très "underplaying" de Harvey Keitel et Geraldine Chaplin.

Kathy Bates & Harvey Keitel

L'académisme est ici roi, la caméra ne se fait jamais oublier, la crédibilité est assez limite. Le gros "miscasting" du film n'est pas comme l'on dit Samuel Le Bihan - ni pire, ni meilleur que le reste de la distribution -, mais la mignonne mais peu charismatique Pilar Lopez de Ayala peu crédible dans le rôle de la Périchole. Dominique Pinon fait ce qu'il peut en bouffon, Robert de Niro est assez peu crédible en grand Inquisiteur, John Lynch est ectoplasmique, Emilie Dequenne ne fait que passer et Gabriel Byrne est décidément en petite forme ces derniers temps. La critique du clergé ou de la noblesse est assez vaine, même si certaines scènes éveillent un peu l'intérêt - La scène de l'humiliation de la marquise par La Périchole -, la détresse des jumeaux Manuel et Esteban touche un peu. Mais la joliesse de l'image ne sauve pas le film. Répondre aux grandes questions par un vide abyssal - avec ou sans pont - c'est assez vertigineux finalement.

Posté par Coinducinephage à 20:05 - FILMS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

MORT DE MIKE MARSHALL

Mike Marshall à Deauville, le 2 septembre 2001, photo de Mychèle Daniau (AFP/AFP/Archives)

L'AFP annonce la mort de Mike Marshall, fils unique de Michèle Morgan, qui n'a pas beaucoup marqué, il faut bien le dire, par ses interprétations, sinon le pilote anglais de "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966), Le falot Roger de Vaudray dans "Les deux orphelines" (Riccardo Freda, 1964). On l'a revu dernièrement en policier américain à la frontière dans "L'américain" de Patrick Timsit, questionnant Lorànt Deutsch. Nos pensées vont à sa famille. A lire l'incontournable portrait d'Yvan Foucart dans Les gens du cinéma

ARTICLE Dépêche de L'AFP : Le comédien franco-américain Mike Marshall, fils unique de Michel Morgan est mort le 2 juin à Caen (Calvados) des suites d'un cancer à l'âge de 60 ans, a-t-on appris mardi par sa famille. Fils du premier mariage de la comédienne française Michèle Morgan avec l'acteur de cinéma américain Bill Marshall, Mike Marshall est né le 13 septembre 1944 aux Etats-Unis pendant la brève et décevante carrière américaine de sa mère au moment de la deuxième guerre mondiale. Elevé à l'américaine par son père après le divorce de ses parents, il a d'abord fait des études de droit en Californie et en 1963, après un passage à l'Ecole des Roches il s'installa en France, pays dont il devait acquérir la nationalité. A Paris, Mike Marshall suivit les cours d'interprétation de Raymond Girard et il débuta au théâtre en 1964 dans "Croque-Monsieur" de Marcel Mithois qu'il joua 600 fois jusqu'en 1966 au côté de Jacqueline Maillan. Mike Marshall avait cependant commencé sa carrière à 17 ans au cinéma aux Etats-Unis, dans un film de son père "Planète fantôme". Au théâtre, comme au cinéma, ce comédien au même regard saphir et à la même blondeur que sa mère, devait ensuite faire une carrière relativement discrète tournant notamment avec Robert Thomas (Patate), Riccardo Freda,(Les deux orphelines), René Clément (Paris brûle-t-il, où il joue un résistant anomyme), Gérard Oury (La grande vadrouille) ou Menechem Golan (La fille de la mer morte).

LE MONDE Nécrologie - DISPARITIONS du 08.06.2005

Mike Marshall, acteur franco-américain, est mort à Caen (Calvados), jeudi 2 juin, d'un cancer. Il était âgé de 60 ans.

Fils de la comédienne Michèle Morgan et de l'acteur de cinéma américain William Marshall, Mike Marshall est né le 13 septembre 1944 à Los Angeles. Elevé par son père après le divorce de ses parents, il fait des études de droit en Californie, avant de s'installer en France. A Paris, il suit les cours d'interprétation de Raymond Girard et il débute au théâtre en 1964 dans Croque-Monsieur, de Marcel Mithois, qu'il jouera 600 fois, jusqu'en 1966, au côté de Jacqueline Maillan. Mike Marshall avait commencé sa carrière à 17 ans au cinéma aux Etats-Unis, dans un film de son père, Planète fantôme. Il a tourné ensuite notamment avec Robert Thomas (Patate, 1964), Riccardo Freda (Les Deux Orphelines, 1965), René Clément (Paris brûle-t-il ?, 1966), Gérard Oury (La Grande Vadrouille, 1966), mais aussi dans un James Bond (Moonraker, 1979).

A lire l'hommage de Philippe Pelletier pour Les gens du cinéma. Annonce aussi de la mort du réalisateur cubain Pastor Vega

Posté par Coinducinephage à 10:17 - R.I.P. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1