Le coin du cinéphage

Blog d'humeurs et d'informations sur le cinéma et la télévision : bios, filmos, articles, commentaires, bases de liens, bref c'est du foutraque...

09 juillet 2005

MORT DE MAURICE BAQUET

Maurice Baquet par Robert Doisneau en 1968

"C'est un membre de la famille, un cousin farfelu adoré des enfants, capable d'improviser ou de se mettre à faire de la musique au moment où l'on s'y attend le moins. Il a au moins trois vrais talents : le sport, la musique, le théâtre..." (Olivier Barrot, "Les excentriques du cinéma français, Éditions Henri Veyrier, 1983).

L'un des comédiens les plus attachants du cinéma français, vient donc de nous quitter, du fils de concierge à la jambe cassée "Le crime de monsieur Lange" (Jean Renoir, 1935) au scrutateur des éléctions dans "Dieu seul me voit" (Bruno Podalydès, 1997), il était le ludion, le personnage léger, filou (son Ribouldingue dans les deux versions des "Pieds Nickelés", semble avoir marqué la fin des années 40), ou parfois graves (chez Costa-Gavras). Il a été finalement assez rare, voire modeste acceptant d'apparaître non crédité comme musicien avec son violoncelle ("Monsieur Klein", "Bobby Deerfield". Témoin du front populaire et du groupe octobre, il amenait un vent assez libertaire, d'où son compagnonnage dans les films tirés des BD de Reiser ("Vive les femmes", Pichard ("Paulette, pauvre petite milliardaire) ou Wolinski ("Le roi des cons".

Je me souviens avoir vu un documentaire où avec humour il parlait de l'alpinisme, de Gaston Rebuffat, de sa musique, avec humour et humanité et j'ai comme l'impression d'avoir perdu, comme beaucoup de cinéphiles certainement,  un membre de ma famille. Il était le père de Grégory Baquet.  A lire l'indispensable hommage d'Yvan Foucart pour Les gens du cinéma.

 

FILMOGRAPHIE

1932  Les bolides de la neige (A. Ledoux, CM) - 1933  Trois vies et une corde (Henri Stork, CM) - 1935  Taxi de nuit (Albert Valentin, CM) - Veille d’armes (Marcel L’Herbier) - Les beaux jours (Marc Allégret) - Le crime de monsieur Lange (Jean Renoir) - 1936  Les Bas-fonds (Jean Renoir) - Hélène (Jean Benoît-Lévy & Marie Epstein) - Jeunes filles (Claude Vermorel) - 1937  L’alibi (Pierre Chenal) - Gueule d’amour (Jean Grémillon) - Mollenard (Robert Siodmak) - La mort du cygne (Jean-Benoît Lévy & Marie Epstein) - 1938  Altitude (Jean-Benoît Lévy & Marie Epstein) - Accord final (Ignacy Rosenkranz & I.R. Bay) - Place de la Concorde (Carl Lamac) - 1939  Le grand élan (Christian-Jaque) - 1941  Départ à zéro (Maurice Cloche) - 1942  Le chant de l’exilé (André Hugon) - Dernier atout (Jacques Becker) - La fausse maîtresse (André Cayatte) - Frederica (Jean Boyer)- Opéra-Musette (René Lefèvre) - 1943  Adieu Léonard (Pierre Prévert) - Coup de tête (René Le Hénaff) - Premier de cordée (Louis Daquin) - 1945  Dernier métro (Maurice de Canonge) - Leçon de conduite (Gilles Grangier) - 1946  Pas un mot à reine-mère (Maurice Cloche) - Voyage-surprise (Pierre Prévert) - 1947  Les aventures des Pieds Nickelés (Marcel Aboulker) -  Kenzi (Kenzi, mon trésor) (Vicky Ivernel) - Une aventure de Polop (Walter Kapps, CM) -    La fleur de l'âge (Marcel Carné, inachevé ) - 1948  Les souvenirs ne sont pas à vendre (Robert Hennion) - Les drames du Bois de Boulogne (Jacques Loew, CM) - Trois garçons et un planeur (Jean Perdrix, CM) - 1949  Tire au flanc (Fernand Rivers) - Le trésor des Pieds Nickelés (Marcel Aboulker) - 1950  Rondo sur la piste (Maurice Henry, CM) - Bibi Fricotin (Marcel Blistène) - Andalousie (Robert Vernay) - 1952  Innocents in Paris (Week-end à Paris) (Gordon Parry) - 1955  L’impossible monsieur Pipelet (André Hunebelle) - 1956  Le voyage en ballon (Albert Lamorisse) - 1957  Une nuit au Moulin-Rouge (Jean-Claude Roy) - 1962  Mandrin, bandit gentilhomme (Jean-Paul Le Chanois) - 1966  Scarf of mist thigh of satin (Joseph W. Sarno, inédit) - 1968  Z (Costa-Gavras) - 1974  Section spéciale (Costa-Gavras) 1975  Attention les yeux ! (Gérard Pirès) - Monsieur Klein (Joseph Losey) -1976  Bobby Deerfield (Id) (Sidney Pollack) -  1977  Jacques Prévert (Jean Desvilles, documentaire) - L’ange (Patrick Bokanowski) - 1978  L’adolescente (Jeanne Moreau) - Fedora (Id) (Billy Wilder) - 1979  Le divorcement (Pierre Barouh) - 1980  Le roi des cons (Claude Confortès) - 1981  Madame Claude 2 (François Mimet) - Tête à claques (Francis Perrin) - Salut j’arrive (Gérard Poteau, Pierre & Marc Jolivet) - 1983  Vive la sociale (Gérard Mordillat) - Vive les femmes ! (Claude Confortès) - 1984  Les rois du gag (Claude Zidi) - 1985  Paulette, la pauvre petite milliardaire (Claude Confortès) - Strictement personnel (Pierre Jolivet) -  1986  Le débutant (Daniel Janneau) - 1990  Cinématon N°1324 (Gérard Courant, CM) - 1992  Babilée ’91 (William Klein, MM) - Roulez jeunesse (Jacques Fansten) - 1993  Délit mineur (Francis Girod) - Doisneau des villes, Doisneau des champs (Patrick Cazals, CM) - La braconne (Serge Pénard, inédit en salles)  - 1994 Télémania (Arnaud Bel, CM) - Oui (Pascal Perennes, MM) - Les cent et une nuits (Agnès Varda, rôle coupé au montage) - 1997  Dieu seul me voit (Versailles-chantier) (Bruno Podalydès) - 1998  Pierre Verger : Mensageiro entre dois mundos (Pierre Verger, messager entre deux mondes) (Lula Buarque De Holanda, documentaire)

Télévision : (notamment)

1964  Le petit Claus et le grand Claus (Pierre Prévert) - 1970  Alice au pays des merveilles (Jean-Christophe Averty) - 1980  La plume (Robert Valey) - Notre bien chère disparue (Alain Boudet) - Docteur Teyrand (Jean Chapot) - 1981  Robert Doisneau, badaud de Paris, pêcheur d’images (François Porcile, MM) - Le loup (Youri) - 1982  Paris Saint-Lazare (Marco Pico) - 1985  La sorcière de Couflens (Gérard Guillaume) - Jeu, set et match (Michel Wyn) - 1986  Noël au Congo (Patrick Gandery-Réty) - 1987  Tailleur pour dames (Yannick Andréi, captation) - 1988  Le ravissement de Scapin (Georges Folgoas) - 1990  Notre Juliette (François Luciani) - 1991  Crimes et jardins (Jean-Paul Salomé )- 1992  Mes coquins (Jean-Daniel Verhaeghe) - La peur (Daniel Vigne) - 1996  J'ai rendez-vous avec vous (Laurent Heynemann) - 1998  Le goût des fraises (Frank Cassenti) - 2000  L'ami de Patagonie (Olivier Langlois)

Remerciements à Yvan Foucart

ARTICLE AFP vendredi 08 juillet 2005 - 23h58

Décès de l'acteur et violoncelliste Maurice Baquet

L'acteur et violoncelliste Maurice Baquet est mort vendredi dans sa maison de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) à l'âge de 94 ans, a annoncé son fils à l'AFP.

Maurice Baquet a consacré sa carrière au théâtre, à l'opérette, au cinéma, à la musique et à la montagne. Une cérémonie religieuse aura lieu le lundi 11 juillet à 11 heures à l'église Saint Sulpice de Noisy-le-Grand.

Maurice Baquet avait consacré sa carrière au théâtre, à l'opérette, au cinéma, à la musique et à la montagne. Né le 26 mai 1911 à Villefranche-en-Beaujolais, il se destine d'abord à une carrière de violoncelliste avant d'opter pour la comédie.

Il fait ses classes théâtrales au sein du groupe Octobre, qui réunit notamment les frères Prévert, Jean-Louis Barrault, Marcel Duhamel. Il tourne au cinéma dans "Le crime de monsieur Lange" et "Les bas-fonds" de Jean Renoir, "Le chant de l'exilé" et "Dernier atout" de Jacques Becker.

Maurice Baquet crée ensuite une dizaine d'opérettes de Francis Lopez, dont "Andalousie" en 1947 avec Luis Mariano, et montera de nombreux one-man-show. Son amour pour la musique ne se dément jamais et il intègre son violoncelle, surnommé "Cerebos", dans la plupart de ses spectacles.

C'est d'ailleurs en compagnie de son instrument que Robert Doisneau, son ami pendant près d'un demi-siècle, l'aura souvent photographié, notamment pour l'ouvrage "Ballade pour violoncelle et chambre noire" (1981).

Skieur émérite, Maurice Baquet était également un remarquable alpiniste. Il fut pendant quinze ans le compagnon de cordée de Gaston Rebuffat, avec lequel il réussit en 1956 la "première" de la face sud de l'Aiguille du Midi. Il était membre d'honneur de la Compagnie des guides de Chamonix.

Père de cinq enfants, ce bon vivant qui parrainait le Régnié, dixième cru du Beaujolais, avait rédigé ses mémoires sous le titre "On dirait du veau" (1979).

D. PALLAGES/AFP

LE MONDE : Maurice Baquet par Grégoire Allix - Article paru dans l'édition du 12.07.05

L'homme au violoncelle, Maurice Baquet, est mort vendredi 8 juillet, dans sa maison de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Il était âgé de 94 ans.

Musicien, comédien de cinéma, de théâtre et de music-hall, humoriste loufoque et montagnard accompli, ce joyeux touche-à-tout était indissociable de son instrument, qu'il ne quittait jamais.

Né le 26 mai 1911 à Villefranche-sur-Saône (Rhône), Maurice Baquet aimait rappeler qu'il était un "beaujolais d'une bonne année", arrivé au monde en même temps que Petrouchka d'Igor Stravinsky. Décidé à devenir violoncelliste professionnel, il va étudier son art au Conservatoire de Paris à l'âge de 18 ans. Mais son échec au concours de l'Orchestre de l'Opéra le fait renoncer à une carrière de musicien classique.

Maurice Baquet se tourne alors vers la comédie. Sur le tournage de son premier film, Les Beaux Jours (1935), réalisé par Marc Allégret, il retrouve Jean-Louis Barrault, qu'il côtoie depuis 1933 dans le groupe Octobre. C'est au sein de ce collectif révolutionnaire qu'il fait ses classes théâtrales en compagnie de Jacques et Pierre Prévert, Marcel Duhamel, Mouloudji et Roger Blin, jusqu'à la dissolution du groupe, en juillet 1936.

Au cinéma, Maurice Baquet joue dans Le Crime de Monsieur Lange (1936) et Les Bas-Fonds (1937), de Jean Renoir, dans Gueule d'amour (1937), de Jean Grémillon, Dernier atout (1942) de Jean Becker, Adieu Léonard (1943) et Voyage surprise (1947), de Pierre Prévert, Les Aventures des Pieds Nickelés (1947), de Marcel Aboulker (il est Ribouldingue, Robert Dhéry est Filochard et Rellys joue Croquignol).

Mais, après-guerre, c'est surtout sur scène que Maurice Baquet sévit. Après une tournée en Afrique du Nord avec Pierre Brasseur, Odette Joyeux et Pierre Prévert en 1940, il crée une dizaine d'opérettes de Francis Lopez, dont Andalousie en 1947 avec Luis Mariano. Il monte de nombreux spectacles de cabaret, en one-man-show ou en duo, accompagné aux claquettes par sa femme, Jacqueline Figus. Son amour pour la musique ne se dément jamais. Il intègre son violoncelle, surnommé "Cerebos", dans ses spectacles, notamment dans un numéro de music-hall, tenant de la loufoquerie et de l'acrobatie, où il mime tous les sports.

C'est d'ailleurs en compagnie de son instrument que Robert Doisneau, son ami pendant près d'un demi-siècle, l'aura souvent photographié dans des situations incongrues ou des poses facétieuses, sous la pluie, près d'un lac ou à New York. En 1981, le photographe consacre un ouvrage au musicien : Ballade pour violoncelle et chambre noire. Les lettres de Doisneau à Baquet ont été publiées en 1996 chez Actes Sud, sous le titre J'attends le printemps.

FAUX TOUCHE-À-TOUT : L'une des célèbres images du violoncelliste par le photographe montre Maurice Baquet avec son instrument sur la mer de Glace, au Mont-Blanc. Car Maurice Baquet est également un remarquable alpiniste, compagnon de cordée de Gaston Rebuffat. C'est avec ce dernier qu'il inscrit son nom sur l'aiguille du Midi (3 842 m), le 13 juillet 1956, en ouvrant une voie sur la face sud. Membre d'honneur de la Compagnie des guides de Chamonix, il a participé à des films de montagne, dont Premier de cordée de Louis Daquin (1943) et Etoiles et tempêtes, qu'il réalise avec Gaston Rebuffat et Georges Tairraz en 1956.

"J'ai l'air d'un touche-à-tout. c'est absolument faux", se défendait-il. "Je suis d'abord un comique, c'est comme ça depuis toujours. Je faisais rire avant même de savoir marcher." Ce comique savait à l'occasion s'associer à des œuvres plus "sérieuses", jouant avec le violoncelliste Mstislav Rostropovitch ou le chef d'orchestre et compositeur Igor Markevitch, interprétant Shakespeare ou Ionesco. Chevalier de la Légion d'honneur et des Arts et lettres, il avait reçu un Molière d'honneur en 1998.

LIBÉRATION : Maurice Baquet rejoint ses copains par Ludovic Perrin, mardi 12 juillet 2005
Le violoncelliste, comédien et humoriste de la «bande à Prévert» et d'Octobre, est mort à 94 ans.
Maurice Baquet, Robert Doisneau en avait fait un modèle. C'est ainsi que Maurice Baquet s'était retrouvé vedette de carte postale. Cette coïncidence illustre ce que fut la carrière du violoncelliste à la fois musicien, comédien et humoriste.
Né le 26 mai 1911 à Villefranche-sur-Saône, il avait aussi été fortement associé au nom des Prévert. Pierre et Jacques. La «bande à Prévert», Baquet la rencontre au début des années 30, à Malakoff. Son diplôme du conservatoire de Lyon en poche, il trouve là toute une société bohème qui bouffe du curé et du troufion. Fauchés, ils cultivent «le rire et la paresse», et quelques idées révolutionnaires.
Poèmes. Avec les frères Prévert, Maurice Baquet sera un membre actif du groupe Octobre. De février 1934 à juillet 1936, ils viennent dire des poèmes de Prévert, Eluard ou Aragon aux ouvriers de chez Renault et aux vendeuses de La Samaritaine.
Le collectif se dissout avec la guerre d'Espagne ; aussi parce que les itinéraires de chacun évoluent. Ayant renoncé à une carrière de musicien classique après son échec au concours de l'Orchestre de l'Opéra, Baquet se tourne vers le cinéma. On retiendra les films de Jean Renoir (le Crime de monsieur Lange, les Bas-Fonds), Marc Allégret (les Beaux Jours), Jean Becker (Dernier Atout), Marcel Aboulker (les Aventures des Pieds Nickelés, où il est Ribouldingue), Pierre Prévert (Adieu Léonard, avec Charles Trenet) et autre Premier de cordée de Louis Daquin (d'après Frison-Roche). Autre film de montagne, Etoiles et tempêtes : Baquet le coréalisera avec son compagnon d'alpinisme Gaston Rebuffat durant quinze ans.
Du cinéma à l'opérette, le pas vite franchi, on voit Maurice Baquet au côté de Luis Mariano dans les opérettes de Francis Lopez (Andalousie). Chevalier de la Légion d'honneur et des Arts et des lettres, molière d'honneur, qu'il jouât Ionesco ou avec Rostropovitch, l'esprit de la «bande à Prévert» n'avait cessé de l'accompagner ­ «Même si je m'ennuie parfois, parce que Jacques me manque...», confiait-il en mai 1996 à l'Humanité.

Flamme. A 94 ans, ce père de cinq enfants avait pu voir sa fille Anne entretenir la flamme dans ses délirants spectacles. De là, il pouvait se remémorer les baignades à Malakoff, les nuits en bord de Marne... Il n'habitait pas loin, à Noisy-le-Grand. C'est là qu'il s'est éteint, vendredi.

L'HUMANITÉ : Maurice Baquet n’est plus par Dominique Widemann, article du 11 juillet 2005

Acteur de théâtre et de cinéma, violoncelliste de talent, alpiniste émérite, Maurice Baquet s’est éteint vendredi dernier à son domicile de Noisy-le-Grand. Il était âgé de quatre-vingt-quinze printemps. Le concernant, il ne s’agit pas d’une figure de style. Notre dernière rencontre remonte un peu, mais pas tant que cela, et le pétillement de son regard demeure après tout.

Maurice Baquet, né dans le Beaujolais, avait lié dès l’enfance une complicité avec le violoncelle qui lui a valu un prix au concours du conservatoire de Lyon. Il aimait rappeler que son père avait séduit sa mère en jouant du trombone à coulisse et situait à ce point crucial la notion de plaisir dans le travail, qui devait animer son existence entière. De Lyon, où il rencontre nombre d’artistes, à Malakoff, qui leur offre des résidences, le jeune Maurice Baquet suit les mêmes pistes et noue toutes sortes de rencontres. Il intègre une « petite société » bohème, antimilitariste et anticléricale, qui cultive alors « le rire et la paresse ». La bande à Prévert est en train de se former. Il en sera. Prévert fonde en 1932 le groupe de choc Prémices, qui deviendra le groupe Octobre. Un an plus tard, Baquet les rejoint. Il courra avec eux l’aventure subversive des tréteaux que l’on improvise, des cours d’usine aux grands magasins, partageant avec les grévistes du Front populaire ce désir iconoclaste de bonheur et de révolution.

La guerre d’Espagne, la montée du fascisme auront raison de cette « légèreté ». Chacun trouve du travail. Maurice Baquet au fil du temps s’illustrera au cinéma dans les Pieds Nickelés, le Crime de monsieur Lange ou Premier de cordée. On le verra au théâtre dans Shakespeare ou Ionesco. Il jouera dans des opérettes. En 1998, un molière d’honneur récompensera sa carrière. Chevalier de la Légion d’honneur, des Arts et Lettres, compagnon du Devoir, Maurice Baquet n’avait jamais perdu sa gouaille ni son insolence. Son ami Jacques Prévert lui aura manqué jusqu’à son dernier jour. Il nous reste les portraits de son pote Doisneau. Son violoncelle siamois, baptisé Cerebos, doit pleurer de toute son âme.

A lire également L'humanité sur ses souvenirs avec le Groupe Octobre et le site de la marie d'Emerainville.

Posté par Coinducinephage à 19:38 - R.I.P. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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