Le coin du cinéphage

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15 novembre 2006

MORT D'ANICÉE ALVINA

Anic_eAlvina Après le décès tragique de la comédienne Adrienne Shelly – interprète des films de Hal Hartley - dans des conditions tragiques, à l’âge de 40 ans, le 1 novembre, l’AFP nous apprend sans trop de précisions la mort prématurée d’Anicée Alvina, à l’âge de 53 ans. Elle est morte à Paris ce 11 novembre, m'informe Yvan Foucart, et non à Boncourt en Eure et Loir, lieu où elle s'était mariée en 1984, et de ses obsèques. Elle ne tournait que très peu ces dernières années, mais on l’avait vu chez Gérard Blain, dernièrement pour deux films âpres "Jusqu’au bout de la nuit" et "Ainsi soit-il". La revoir un instant, il y a peu, dans un bref rôle dans la série "Éloïse Rome", réveillait bien des souvenirs chez le trentenaire en phase terminale. Son personnage était d’ailleurs assez fantomatique, elle surgissait du néant dans une VHS sur un écran de télévision, apportant un dénouement à l’enquête policière. De son vrai nom Anicée Shahmanesh, était né le 28 janvier 1953, à Boulogne-Billancourt,  Hauts de Seine, d’une mère française et d’un père d’origine perse. Après des cours au conservatoire d’art dramatique de Saint Germain en Laye, en 1969, elle s’impose rapidement sur les écrans. Très belle et d’une grande sensualité, elle devient une icône érotique du cinéma des années 70, provoquant bien des émois chez les spectateurs. Elle posa d’ailleurs avec naturel dans la revue "Lui" en 1980. Dans "Le rempart des béguines", d'après le roman de Françoise Mallet-Jorris, elle joue Hélène, une adolescente troublée par la maîtresse de son père, jouée par Nicole Courcel. Elle fera l’apprentissage de la cruauté. Si elle débute comme une adolescente innocente dans deux films de Lewis Gilbert, les cinéastes, - comme Alain Robbe-Grillet pour deux films -,  vont utiliser son charme, voyant en elle une once de perversité. Elle trouble Michael Lonsdale dans "Les grands sentiments font les bons gueuletons", alors qu’elle s’apprête à se marier avec Jean-Jacques Moreau. Elle finit par connaître une grande popularité avec un  feuilleton "Les quatre cents coups de Virginie" en 1979. Elle se révèle douée pour la comédie, avec son partenaire Yves-Marie Maurin, imposant un personnage pétulant. Au début des années 80, elle délaisse les plateaux, pour se consacrer à la chanson. Elle avait enregistré avec le groupe "Ici Paris", trois 45 tours "Image à définir" (1982), "Maman, je ne veux plus aller à l’école" (1983) et "Si tu m’aimais encore" (1986). Elle était dernièrement en préparation d’un album. Avec elle disparaît, un érotisme et une liberté qui soufflait dans le cinéma français des années 70. A lire l'hommage du site Persianmirror.

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Filmographie , établie avec Armel de Lorme : 1969  Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas… mais elle cause (Michel Audiard) - 1970  Tout à la plume, rien au pinceau / And my name is Marcel Gotlib (Patrice Leconte, CM) - Friends (Deux enfants qui s’aiment) (Lewis Gilbert) - 1970  Les grands sentiments font les bons gueuletons (Michel Berny) - 1972  Le rempart des Béguines (Guy Casaril) - 1973  Glissements progressifs du plaisir (Alain Robbe-Grillet) - Paul and Michelle (Paul et Michelle) (Lewis Gilbert) - 1974  Une femme fatale (Jacques Doniol-Valcroze) - Isabelle devant le désir (Jean-Pierre Berckmans) - Le jeu avec le feu (Alain Robbe-Grillet) - 1975  Pauvre Sonia (repris comme l’un des sketches du long-métrage "Histoires abominables") (Dominique Maillet, CM) – L’affiche rouge (Frank Cassenti) - L’arriviste (Samy Pavel, film belge inédit en France) – 1976  Le trouble fesses (Raoul Foulon) – Anima persa (Ames perdues) (Dino Risi) – 1977  El terrorista (Victor Winner [=Víctor Alcazar]) - L’honorable société (Anielle Weinberger) – La barricade du point du jour (René Richon) – 1978  One, Two, Two : 122, rue de Provence (Christian Gion) - Un second souffle (Gérard Blain) - 1980  Yume, yume no ato (Rêve après rêve) (Kenzo Takada, inédit en France) - 1994  Jusqu'au bout de la nuit (Gérard Blain) - 1999  Ainsi soit-il (Gérard Blain) - 2001  The truth about Charlie (La vérité sur Charlie) (Jonathan Demme, rôle coupé au montage) - 2005  Charell (Mikhaël Hers, MM). Télévision : 1971  François Malgorn, séminariste ou celui qui n’était pas appelé (Yves-André Hubert) – Christa (Yves Ciampi) - Shéhérazade (Pierre Badel) - 1972  La godille (Rémy Grumbach) - 1979  Les 400 coups de Virginie (Bernard Queysanne) - 1982  Diane Lanster (Bernard Queysanne) - 2003  Les enquêtes d’Éloïse Rome : Les feux de l’enfer (Christophe Douchand) - 2004  L'hétaïre (Pierre Antonetti).

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Anicée Alvina dans "Diane Lanster"

ARTICLE – AFP

Décès de la comédienne et chanteuse Anicée Alvina

La comédienne et chanteuse Anicée Alvina, qui avait notamment tourné au cinéma avec Alain Robbe-Grillet, est décédée vendredi à l'âge de 53 ans, a-t-on appris lundi auprès de l'Adami (société civile pour l'Administration des droits des artistes et musiciens interprètes).

D'origine iranienne, Anicée Alvina (Anicée Schahmaneche de son vrai nom) avait joué dans "Glissements progressifs du plaisir" (1974) puis "Le Jeu avec le feu" (1975) de Robbe-Grillet. Elle avait débuté sa carrière par une apparition dans "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause!" (1969), de Michel Audiard.

Elle avait aussi tourné avec Jacques Doniol-Valcroze ("Une femme fatale" en 1974) ou encore Gérard Blain ("Jusqu'au bout de la nuit" en 1995, "Ainsi soit-il" en 2000). Elle était en outre apparue dans plusieurs séries télévisées, comme "Les 400 coups de Virginie", dont elle tenait le premier rôle en 1979.

Dans les années 80, elle avait entamé une carrière de chanteuse au sein du groupe rock Ici Paris et en solo.

L'HUMANITÉ

Disparition. Mort de la comédienne Anicée Alvina

Anicée Alvina est morte le vendredi 10 novembre 2006, à l’âge de cinquante-deux ans, a-t-on appris hier. Comédienne par passion, plus caméléon que carriériste, « plutôt du genre rock’n’roll », selon ses propres termes, Anicée Alvina, l’égérie d’Alain Robbe-Grillet et de Gérard Blain, avait réussi à mener un parcours exigeant et multiple, passant même un moment à la chanson et à la scène au sein du groupe de rock Ici Paris.

Pendant une trentaine d’années, elle a joué de grands et minuscules rôles à travers une trentaine de titres, alterné réalisateurs confirmés et premiers longs métrages. Sans jamais rien regretter. Pour ne pas devenir, comme le lui avait dit Vittorio Gassman, « une actrice pharmaceutique ». Sans cesser aussi de décoller l’une après l’autre les étiquettes qu’on lui collait sur le dos à chaque film. Son exigence manquera au cinéma français.

Posté par Coinducinephage à 11:02 - R.I.P. - Commentaires [89] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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