Le coin du cinéphage

Blog d'humeurs et d'informations sur le cinéma et la télévision : bios, filmos, articles, commentaires, bases de liens, bref c'est du foutraque...

26 octobre 2007

FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : CATHERINE HOSMALIN

catherine_hosmalin Elle suit des cours à l'école-atelier de Charles Dullin. Elle fait beaucoup de théâtre avec François Rancillac ("La nuit au cirque", "Amphitryon", "Le fils"), Danielle Chinsky ("La femme offensée", "Le décaméron des femmes)". Elle connaît un grand succès dans son rôle de Mme Parpalaid dans "Knock ou le triomphe de la médecine", aux côtés de Fabrice Luchini de 2002 à 2004. Elle assure également la mise en scène de deux spectacles de Charlotte de Turckheim, "On m’a pas prévenue" (2004) – avec Valérie Benguigui  - et "Ca va nettement mieux" (2007). Elle fait ses débuts à l’écran dans le très subtil court-métrage de Roger Guillot, "La Goula" (1986). Elle très émouvante dans le rôle d’une jeune femme de 22 ans assez forte et qui vit seule avec son père et son frère. Employée dans un supermarché, elle est la risée de ses collègues ricanant de ses rondeurs. Ils décident de parier avec la complicité d’un jeune sot, surnommé "P’tit cul", ce dernier se devant de la séduire. Eblouissante dans ce rôle effacé, elle reçoit une mention pour son interprétation dans les festivals de Clermont-Ferrand et de Genoble en 1987. On la perd un peu de vue, même si Roger Guillot lui reste fidèle. Elle retrouve ce registre sensible dans "Les demoiselles du 12", où elle joue une employée des renseignements téléphoniques à Lorient. Le cinéma se l’arrache le plus souvent pour des rôles de fortes personnalités, à l’instar de Charlotte Maury-Sentier ou Franckie Pain. Elle figure souvent des personnages très réactifs, joviaux, auquel il convient de ne pas "marcher sur les pieds", sous peine de représailles vipérines, loin de son interprétation dans "La Goula". Il faut la voir, dans le cadre d’une journée portes ouvertes, outrager la reine mère interprétée par Catherine Deneuve par son sans gêne dans "Palais royal !" (Valérie Lemercier, 2004). Elle est aussi capable de sensualité, pour peu qu’un réalisateur ne la cantonne pas au second plan. On la retrouve dans une scène d’anthologie devant une caisse de supermarché dans "Le coût de la vie" (Philippe Le Guay, 2002) . Elle garde espoir dans l’adversité, malgré son surendettement. Pour la rééducation de son fils, elle se dit même prêt à tout, comme préparer des gâteaux ou même se prostituer… On la retrouve souvent dans des comédies, en contrôleuse SNCF suspicieuse dans "Les vacances de Mr. Bean", en aristocrate dégénérée dans "Les Aristo", ou en cuisinière joviale dans "Nos jours heureux". Elle est remarquable dans "Deux vies plus une" (2006), beau film d’Idit Cébula, en femme de ménage d’une école maternelle et amatrice de potins. Elle jubile quand elle se retrouve au milieu d’une dispute homérique entre Emmanuelle Devos et Yvon Back, se dépêchant de s’isoler pour mieux dissimuler sa joie. Dans "Il y a longtemps que je t'aime" (2007), elle est une conseillère de réinsertion, soucieuse de bien faire, mais qui malgré sa bonne volonté va avoir du mail à attirer de la sympathie du personnage joué par Kristin Scott Thomas, trop longtemps muré dans la souffrance. Cette belle blonde est assurément à ranger catégorie des voleuses de scènes. Souhaitons lui de retrouver un rôle où elle puisse susciter l’émotion comme dans "La Goula", car il est évident qu’actuellement on n’exploite pas toujours toutes les facettes de son talent et son grand charme.

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Avec Hélène Vincent et Anne Brochet dans "Les irréductibles"

Filmographie : 1986  La Goula (Roger Guillot, CM) - 1988  Prisonnières (Charlotte Silvera) - Je j’ai dans la peau (Jean-Pierre Thorn) -1989  La clé n’est pas dans le pot de géranium (Manuela Gourary, CM) - 1990  Un type bien (Laurent Bénégui) - 1992  La joie de vivre (Roger Guillot) - 1998  Superlove (Jean-Claude Janer) - Vénus beauté (institut) (Tonie Marshall) - 15 août (Patrick Alessandrin) – Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs (Charlotte de Turckheim) - 1999  Les petits souliers (Olivier Nakache, CM) - En vacances (Yves Hanchar) - Total western (Éric Rochant) – 2000 Les filles du 12 (Pascale Breton, CM) - Reines d’un jour (Marion Vernoux) - 2001  Ma caméra et moi (Christophe Loizillon) - 2002  La patience d’une mère (Dodine Herry-Grimaldi, CM) - Le coût de la vie (Philippe Le Guay) - Chouchou (Merzak Allouache) – Moi César, 10 ans 1/2,  1m 39 (Richard Berry) - Mauvais esprit (Patrick Alessandrin) - 2003  Ces jours heureux (Olivier Nakache, CM) - La confiance règne (Étienne Chatiliez) - Illumination (Pascale Breton) - 2004   Le petit chevalier (Sami Lorentz, CM) - Palais royal ! (Valérie Lemercier) - 2005  Je préfère qu’on reste amis… (Éric Tolédano) - Les irréductibles (Renaud Bertrand) - Dikkenek (Olivier Van Hoofstadt) -  Nos jours heureux (Olivier Nakache & Éric Toledano) - Les Aristos (Charlotte de Turckheim) - 2006  Ma place au soleil (Éric de Montalier) – Mr. Bean’s hollyday (Les vacances de Mr. Bean (Steve Bendelack) - Deux vies... plus une (Idit Cébula) - 2007  Il y a longtemps que je t’aime (Philippe Claudel) - Louise Michel (Benoît Delépine & Gustave Kervern) - Télévision : 1988  Palace (Jean-Michel Ribes) – Piazza Navona : La vacanza (Roger Guillot) - 1990  Un destin cannibale (Roger Guillot) – 1993  Maigret se défend (Andrzej Kostenko) – 1994  Un été à l’envers (Roger Guillot) - 1997  La vie comme un dimanche (Roger Guillot) – 1998  L’échapée (Roger Guillot) - 2000  Un flic nommé Lecoeur : Sugar baby (Alain Tasma) - Avocats & Associés : Tractations (Denis Amar) – 2004  Knock ou le triomphe de la médecine (Laurent Preyale, captation) - 2005  Vénus & Apollon : Soin défraîchi (Olivier Guignard) - 2006  La reine Sylvie (Renaud Bertrand) - La volière aux enfants (Olivier Guignard) - Chez Maupassant : Toine (Jacques Santamaria) - 2007  Sa raison d’être (Renaud Bertrand) - Non daté : Blague à part : Bordel de merde. 

Mise à jour du 2702/2008

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19 octobre 2007

MORT DE DEBORAH KERR

Deborah_Kerr Annonce de la mort de Deborah Kerr le 16 octobre dernier dans le Suffolk - Est de l'Angleterre -, elle souffrait de la maladie de Parkinson. Cette comédienne d’une grande distinction, est née à Helensburg, en Ecosse, le 30 septembre 1921. Elle s’inscrit en 1937 à la Sadler’s Wells Ballet, comme danseuse. Elle joue ensuite de petits rôles sur la scène. Michael Powell avait aimé cette comédienne à ses début en Angleterre, mais il s’était marié avec une autre Femme Frankie. Il évoque avec émotion sa rupture avec elle, dans son livre "Million dollar movie" : "Une moitié de moi-même, une partie de Deborah, avait été écorchée, débitée, comme une viande sanglante mise à l’étal du marché hollywoodien…".  Il devait la retrouver pour le "Colonel Blimp" (1943), où elle joue trois rôles différents, elle remplaça Wendy Hiller alors enceinte, et le superbe "Narcisse noir", en 1946, où elle incarnait une religieuse vivant dans une communauté dans les contreforts de l’Himalaya. La Metro Goldwyn-Mayer l’engage en 1947, pour des rôles de Ladies, le plus souvent. Elle fit un parcours exemplaires, mais si elle fut nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice à six reprises – "Edward, mon fils", "Tant qu’il y aura des hommes", "Le roi et moi", "Dieu seul le sait", "Tables séparées", et "Horizons sans frontière", elle ne le reçu jamais. La noblesse de son port naturel la prédispose à jouer dans des films historiques de prestiges. Elle tourne avec Fred Zinneman où elle a une scène torride au bord d’une plage avec Burt Lancaster, Vincente Minnelli dans "Thé et sympathie" (1956) , dans le rôle d’une femme mariée séduite par un jeune homme, Otto Preminger dans "Bonjour tristesse" (1957), adaptation de l’œuvre de Françoise Sagan, où elle séduit David Niven, au grand désarroi de la fille de ce dernier jouée par Jean Seberg. Elle rayonne face à Cary Grant, dans "Elle et lui" (1957), mélo radieux dans le décors de l’Empire State Building, remake abouti de Leo MacCarey de son propre film joué en 1938 avec Irene Dunne et Charles Boyer de 1938. Son interprétation sensible de gouvernante dans le magnifique "Les innocents" (1961) de Jack Clayton, participe à la réussite du film adapté de l’œuvre d’Henry James.  John Huston fit voler son image en éclats, avec le jubilatoire "Dieu seul le sait" (1957), où elle joue une nonne échouée dans une île du Pacifique, avec un séduisant marin cabochard – génial Robert Mitchum -, jouant à la déstabiliser en blasphémant. Elle retrouve Huston dans "La nuit de l’Iguane" 1964), en femme dans l’errance, dans l’un des meilleurs moments de l’inégal "Casino royale" (1967), en jouant aux côtés de David Niven en incarnant une espionne écossaise portée sur la boisson, entourée de superbes créatures. Dans l’un des meilleurs films d’Elia Kazan, "L’arrangement" (1969), elle est éblouissante en femme meurtrie ne comprenant pas le comportement de son mari après un accident – Kirk Douglas dans l’un de ses plus grands rôles -, et qui tente de sauver son couple, avant de le faire hospitaliser dans un hôpital psychiatrique, ne supportant plus l’idée d’un bonheur perdu. Elle s’éloigne ensuite des plateaux, pour ne revenir que dans les années 80, le plus souvent dans des téléfilms. Elle était l’épouse de l’écrivain Peter Viertel depuis 1960, et vivait surtout en Suisse. Un parcours exemplaire, pour cette comédienne charmante, jouant avec une image sophistiquée, pour mieux laisser poindre l’émotion.

Bibliographie : "Stars" N°2 (Grand Angle absl, 1988); "30 ans de cinéma britannique" de Raymond Lefevre & Roland Lacourbe (Éditions Cinéma 76).

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Filmographie : 1940  Contraband / Blackout (Espionne à bord) (Michael Powell, rôle coupé au montage) – 1941 Major Barbara (Id) (Gabriel Pascal, Harold French & David Lean) - Love on the dole (Belgique : Les naufragés de la vie) (John Baxter) - Penn of Pennsylvania (Lance Comfort) - Hatter's castle (Le chapelier et son château) (Lance Comfort)- 1942  The day will dawn / USA : The avengers (La revanche ou Riposte à Narvik) (Harold French) -  1943  The live and death of colonel Blimp / The adventures of Colonel  Blimp(Colonel  Blimp) (Michael Powell & Emeric Pressburger) - 1945  Perfect strangers / Vacation from marriage (Entracte au mariage) (Alexander Korda) - 1946  I see a dark stranger (L’étrange aventurière / En Belgique : Le carnet  secret) (Frank Launder) - The black narcissus (Le narcisse noir / Belgique : Ames en détresse) (Michael Powell & Emeric Pressburger) - 1947  The hucksters (Marchands d’illusions) (Jack Conway) - If winter comes (Quand vient l’hiver) (Victor Saville) - 1949  Edward, my son (Edward, mon fils) (George Cukor) - Please believe me (J’ai trois amours) (Norman Taurog) - 1950  King Salomon’s mines (Les mines du roi Salomon) (Andrew Marton & Compton Bennett) - 1951  Quo Vadis ? (Id) (Mervyn LeRoy) - Thunder in the East (Tonnerre sur le temple) (Charles Vidor) - 1952  Dream wife (La femme rêvée) (Sidney Sheldon) - The prisoner of Zenda (Le prisonnier de Zenda) (Richard Thorpe) -  1953  Young Bess (La reine vierge) (George Sidney) - Julius Caesar (Jules César) (Joseph L. Mankiewicz) - 1954  From here to eternity (Tant qu’il y aura des hommes) (Fred Zinnemann) - The end of the affair (Vivre un grand amour) (Edward Dmytryk) - 1955  The pround and profane (Un magnifique salaud) (George Seaton) - 1956  The King and I (Le roi et moi) (Walter Lang) - Tea and sympathy (Thé et sympathie) (Vincente Minnelli) - 1957  Kiss them for me (Une sacrée bordée / Embrasse-la pour moi) (Stanley Donen, voix seulement) - An affair to remember (Elle et lui) (Leo McCarey) - Heaven knows, Mr. Allison (Dieu seul le sait /  En Belgique : Heaven kows, Mr. Allison) (John Huston) - 1958  Bonjour tristesse (Id) (Otto Preminger) - Separate tables (Tables séparées) (Daniel Mann) - The journey (Le voyage) (Anatole Litvak) - 1959  Count your blessings (J’ai épousé un français) (Jean Negulesco) - Beloved infidel (Un matin comme les autres) (Henry King) - 1960  The sundowners (Horizons sans frontières) (Fred Zinnemann) - The grass is greener (Ailleurs l’herbe est plus verte) (Stanley Donen) - 1961  The naked edge (La lame nue) (Michael Anderson) - The innocents (Les innocents) (Jack Clayton) - 1962  The chalk garden (Mystère sur la falaise) (Ronald Neame) - 1963  The night of the Iguana (La nuit de l’iguane) (John Huston) - On the trail of the iguana (Ross Lowell, CM, documentaire) - 1965  Marriage on the rocks (Les inséparables / Comment marier sa femme) (Jack Donohue) - Eye of the devil / Thirteen (Le mystère des 13 / L’œil du malin) (Jack Lee Thompson) – 1966  Casino Royale (Id) (Séquences réalisées par John Huston) - 1967  Prudence and the pill (Prudence et la pilule) (Ronald Neame & Fielder Cook) - 1969  The gypsy moths(Les parachutistes arrivent) (John Frankenheimer) - The arrangement (L’arrangement) (Elia Kazan) - 1984   The Assam garden (Mary McMurray) – 1991  Preminger: Anatomy of a filmmaker (Valerie A. Robins, documentaire).  Télévision (notamment) : 1982  BB2 Playhouse : A song of Twilight (Cedric Messina) - Witness for Prosecution (Témoin à charge) (Alan Gibson) - 1984  A woman of substance (Don Sharp) - 1985  Reunion at Fairborough (Rendez-vous à Fairborough) (Herbert Wise) - 1986  Hold the dream (Accroche-toi à ton rêve) (Don Sharp).

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15 octobre 2007

MORT DE RAYMOND PELLEGRIN

Raymond_Pellegrin Annonce de la mort à Garons dans le Gard de Raymond Pellegrin, le 14 octobre dernier à l'âge de 82 ans. Ce comédien à grande prestance avait une voix fortement reconnaissable, il doubla Jean Marais dans la série des "Fantômas", pour André Hunebelle, n’ayant plus grand chose à voir avec l’œuvre initiale de Souvestre et Allain. Mais son timbre de voix, et son ironie distinguée faisait de son interprétation un personnage à part entière, venant au secours d’un personnage un tantinet inexistant. Mais il serait assez réducteur de ne voir que cette facette de son talent, et ne pas oublier qu’il était l’une des plus grandes vedettes du cinéma français dans les années 50. Il rencontre Marcel Pagnol qui en fait l’un de ses interprètes fétiches, au théâtre pour une reprise de "Topaze" en 1945 et une création "Judas" en 1955. Il lui donne le rôle de l’instituteur séduisant Jacqueline Pagnol, et raisonnant avec justesse face aux problèmes des villageois dans le mésestimé "Manon des sources" (1952). Il se partageait avec Daniel Gélin, le rôle de "Napoléon" (1954) dans le fillm de Sacha Guitry.  Gélin personnifiant Bonaparte qui sacrifie sa longue chevelure laisse à sa place à Pellegrin qui se retrouve avec autorité "Napoléonisé", idée déjà utilisée dans "Le fabuleux de Désirée Clary" - Guitry succédant à Jean-Louis Barrault -. Il reprendra ce rôle en exil à Saint-Hélène dans l’excellente "Caméra explore le temps" - œuvre disponible en DVD chez L.C.J. éditions -, relatant l’exil de l’Empereur à Saint-Hélène face à l’admirable Michel Bouquet figurant Hudson Lowe, son geôlier, et dans le médiocre "Vénus impériale" face à Gina Lollobrigida en 1962. ll était excellent en médecin cynique aux prises avec des gangsters dans "La bonne tisane" (Hervé Bromberger, 1958), réussissant à séduire Estella Blain jouant une jeune interne de nuit, tout en étant parfaitement odieux et appréciant les blagues de carabins. On le retrouve souvent dans rôles de commissaires ou de malfrats, il est même un bédouin dans le beau film de Nicholas Ray "Amère victoire" (1957). Il est impressionnant en truand marseillais dans le "Deuxième souffle" (Jean-Pierre Melville, 1966), qui "cafouille dans les cigarettes", selon une réplique de l'inspecteur Blot joué par Paul Meurisse. Pour la petite histoire, à la question de Rui Nogueira dans "Le cinéma selon Jean-Pierre Melville" (Édition Seghers, 1973), "Pourquoi avoir mis des gravures de Napoléon dans le bureau de Paul Ricci – son personnage - ?", Melville répond "Parce qu’il a joué Napoléon dans le film de Sacha Guitry. Dans le temps, j’avais fait toute une série de photographies de Pellegrin habillé en Napoléon, car j’envisageais de tourner avec lui dans le rôle de Bonaparte, "La mort du duc d’Enghien". Sacha est venu ; et Pellegrin a eu le rôle grâce à mes photos…". D’autres cinéastes comme Yves Boisset "Le saut de l'ange" (1971 , Pierre Grasset, "Quand la ville dort" (1975) et Daniel Duval, "Le bar du téléphone" (1980), utiliseront sa présence pour de solides polars, perpétuant cette tradition. Il a aussi beaucoup tourné en Italie, les rôles s’amenuisant de plus en plus en France, il  participe à des "poliziotteschi" dans la grande traditions des polars urbains et violents dans les années 70. citons "La peur règne sur la ville" (1976) où il figure un redoutable caïd qui s’évade de prison avec sa bande et  - "L’onorata famiglie", (1973). Fernando Di Leo, réalisateur de "Salut les pourris", l'évoquait dans un entretien avec Claude Ledû en 1988, dans un numéro de "Mad Movies", repris dans le hors-série "L'âge d'or du cinéma italien" : "...Entre lui et moi, il y avait évidemment l'ombre de [Jean-Pierre] Melville. Mais Pellegrin est un professionnel. Attentif à tout et surtout peu enclin à la patience. Il adore travailler en Italie parce que tout va vite et sur "Salut les pourris", ça allait très vite. C'est ma méthode. Cette vitesse me permet de gagner de l'authenticité. Avec quelqu'un comme Pellegrin, il n'y a pas 50 prises à faire : il est immédiatement bon. Dans ce plan au tout début du film, il est seul face à la caméra pendant que ses hommes liquident des complices à l'intérieur du hangar. Il fume, il n'a pratiquement rien à faire. Et pourtant, en un instant, il fait passer l'incertitude, le dégoût, la lassitude, le cynisme". Dans les années 90, il participe à une série en Italie avec Bud Spencer "Big man". En France, il avait un rôle récurrent de policier, le commissaire Rocca, mais la série n'avait pas eu le succès d'un "Navarro". On le revit une dernière fois dans "Notes sur le rire" - tourné en 1999, mais diffusé qu’en 2002 sur France 3 -, hommage à l’œuvre de Marcel Pagnol, il est un proviseur à la retraite aux côtés deThomas Jouannet en jeune instituteur anticonformiste. La boucle est bouclée, il devait rendre hommage à Pagnol il y a peu, avec chaleur dans le documentaire "Pagnol et compagnie". Sa seconde femme – la première était Dora Doll - la comédienne Giselle Pascale, est morte en février dernier et dont il fut le partenaire dans "Le feu sur la peau" (1954), "Marchande d’illusions" (1954), "Ca n’arrive qu’aux vivants" (1958), "Un cas de conscience" 1968) et "La mort des capucines" (1971) (TV). Leur fille Pascale est également comédienne. A lire le bel hommage d’Yvan Foucart pour le site des Gens du cinéma.

RP

Raymond Pellegrin et Giselle Pascal, le 8 septembre 1955 à Paris

Filmographie : 1941  Six petites filles en blanc (Yvan Noé) - 1945  Marie la Misère (Jacques de Baroncelli) – Naïs (Raymond Leboursier et Marcel Pagnol) – Jéricho (Henri Calef) - 1946  La femme en rouge (Louis Cuny) - 1947  Le diamant de cent sous (Jacques Daniel-Norman) - Un flic (Maurice de Canonge) - 1950  Le clochard milliardaire (Léopold Gomez) - Coupable ? (Yvan Noé) - 1951  Le banquet des fraudeurs (Henri Storck) - Trois femmes, [épisode : "Mouche"] (André Michel) - Le bouquet de Saint Jean (inachevé) - 1952  Le témoin de minuit (Dimitri Kirsanoff) - Nous sommes tous des assassins (André Cayatte) - Manon des sources (Marcel Pagnol.) - Le fruit défendu (Henri Verneuil) - 1953  Les compagnes de la nuit (Ralph Habib) - Le grand jeu (Robert Siodmak) - La rage au corps (Ralph Habib) - 1954  Les intrigantes (Henri Decoin) - La Romana (La belle romaine) (Luigi Zampa) - Le feu dans la peau (Marcel Blistène) - Marchandes d'illusions (Raoul André) - Napoléon (Sacha Guitry) - Les impures (Pierre Chevalier) - 1955  Les Le crâneur (Dimitri Kirsanoff) – Chantage (Guy Lefranc) - La lumière d'en face (Georges Lacombe) - 1956  La loi des rues (Ralph Habib) - Le feu aux poudres (Henri Decoin) -  Jusqu'au dernier (Pierre Billon) - Vacances explosives (Christian Stengel) -  1957  Bitter Victory (Amère victoire) - La bonne tisane (Hervé Bromberger) - Mimi Pinson (Robert Darène) - 1958  Ça n'arrive qu'aux vivants (Tony Saytor) - Secret professionnel (Raoul André) - 1959  El casco blanco (Casque blanc) (Pedro Balaña, Pedro Bonvehi & Tony Saytor) - 1960  Chien de pique (Yves Allégret) - L'Imprevisto (L'imprévu) (Alberto Lattuada) - 1961  A view from the Bridge (Vu du pont) (Sidney Lumet) - Horace 62 (André Versini) - Carillons sans joie (Charles Brabant) - 1962  Venere imperiale (Vénus impériale) (Jean Delannoy) - Les mystères de Paris (André Hunebelle) - 1963  La bonne soupe, (Robert Thomas) - Behold a pale Horse (Et vint le jour de la vengeance) (Fred Zinnemann) -  1964  Fantômas (André Hunebelle, voix de Fantômas) - 1964  Un soir à Tibériade (Hervé Bromberger) -Fantômas se déchaîne, (André Hunebelle, voix de Fantômas) - 1965  Furia à Bahia pour OSS 117 (André Hunebelle) - 1966  Maigret a Pigalle (Maigret à Pigalle) - Le deuxième souffle (Jean-Pierre Melville) - Brigade anti-gangs (Bernard Borderie) - Fantômas contre Scotland Yard (André Hunebelle, voix de Fantômas) - 1967  L'homme qui valait des milliards (Michel Boisrond) - 1968  Sous le signe de Monte-Cristo, d'André Hunebelle) - Quanto costa morire (Les colts brillent au soleil) (Sergio Merolle) - 1969  Un caso di conscienza / Un cas de conscience, de Gianni Grimaldi) - Beatrice Cenci  (Liens d'amour et de sang) (Lucio Fulci) - 1971  Le saut de l'ange (Yves Boisset) - L'odeur des fauves (Richard Balducci) - La part des lions (Jean Larriaga) - Les intrus (Sergio Gobbi) - Abuso di potere  (Abus de pouvoir) (Camillo Bazzoni) - 1972  Camorra  (Les tueurs à gages) (Pasquale Squitieri) - Le solitaire, d'Alain Brunet) - Un officier de police sans importance (Jean Larriaga) - Crescete e multiplicatevi (Giulio Petroni) - Le complot (René Gainville) - 1973  L'onorata famiglia - Uccidere è cosa nostra (Tonino Ricci) - I guappi (Lucia et les gouapes) (Pasquale Squitieri) - L'ambizioso (Belgique : Mourir à Naples) (Pasquale Squitieri) - Il poliziotto è marcio (Salut les pourris) (Fernando Di Leo) - Piedone lo sbirro (L'inspecteur Flatfoot) (Steno) - 1974  Jackpot, (Terence Young, inachevé) - Viaggia ragazza, viaggia hai la musica (Pasquale Squitieri) - Die Antwort kennt mir der Wind (Seul le vent connaît la réponse) (Alfred Vohrer) - Change (Bernd Fischerauer) - 1975  L'uomo della strada fa giustizia (Humbert Humphrey [Umberto Lenzi]) -  Scandalo (Salvatore Samperi) - Quelli della calibro 38 (Section de choc) (Massimo Dallamano) -  Quand la ville s'éveille (Pierre Grasset) - Der Köder / Zerschossene traüme / L'appât (Peter Patzak) - 1976   Paura in città  (La peur règne sur la ville / Tireur d'élite) (Giuseppe Rosati) - Italia a mano armata (Flics en jean / Opération jaguar) (Marino Girolami) – 1977  Puttana galera ! (Gianfranco Piccioli) - Antonio Gramsci : I giorni del carcere (Lino Del Fra) – 1978  Porci con la P. 38 (Gianfranco Pagani) - Le rose et le blanc, de Robert Pansard-Besson) - 1980  Le bar du téléphone (Claude Barrois) - Les uns et les autres (Claude Lelouch) (+ version TV) - 1982  Plus beau que moi, tu meurs (Philippe Clair) - Porca vacca ! (Marche au pas) (Pasquale Festa Campanile) -  1983  Ronde de nuit (Jean-Claude Missiaen) - Viva la vie ! (Claude Lelouch) -  Louisiane (Philippe de Broca) (+ version TV) - 1985  Jubiabá (Bahia de tous les saints) (Nelson Pereira dos Santos) (+ version TV) - 1988  Don Bosco (Leandro Castellani). 

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Dans le "Napoléon" de Sacha Guitry (source forum d'Allociné)

Télévision : 1961  La caméra explore le temps : Le drame de Saint-Hélène (Guy Lessertisseur) - 1963  Madame Sans Gêne (Claude Barma) - 1965  Le train bleu s’arrête 13 fois : Dijon : Premier courrier (Mike Roussel) – 1970  Les salauds vont en enfer (Abder Isker) - Un jardin sur la mer (Abder Isker) - 1971  La mort des capucines (Agnès Delarive) - La promessa (Alberto Negrin) - 1978  Messieurs les ronds de cuir (Daniel Ceccaldi) - Mais ne te promène pas toute nue (Jeannette Hubert) - 1979  On purge bébé (Jeannette Hubert) - Histoires de voyous : L’élégant (Gilles Grangier) – La promessa (Alberto Negrin) – 1980  Docteur Teyran (Jean Chapot) - 1981  La malle de Hambourg (Jean-Roger Cadet) - Madame Sans-Gêne (Aber Isker, captation) – Commissaire Moulin : La bavure (Claude Grinberg) – 1982  Le truqueur (Ader Isker) - Le fou du désert (Jean-Paul Trébouel) - Western di cose nostre (Pino Passalacqua) - 1983  Venise attendra (Daniel Martineau) - 1984  I racconti del mareschiallo (Giovanni Soldati) - La bavure (Nicolas Ribowski) - Châteauvallon (Paul Planchon, Serge Friedman) - Souvenirs d'un amnésique (Philippe Laïk) -  1985  La camora (Steno) - 1986  Naso di cane ((Atillio Veraldi) - Nel gorgo del peccato (Andrea et Antonio Frazzi) - 1987  L’ombra nera del Vesuvio (Steno) - La garçonne (Étienne Périer) - 1988  Jeanne d'Arc, le pouvoir de l'innocence (Pierre Badel) - Il professore – Fanciulla che ride (Steno) - Il professore – 395000 dollar l’oncia (Steno) – Adorable Julia (Yves-André Hubert) - Der Liebwächter (Adolf Winkelmann) - Euréka (Frantz Peter Wirth) - 1989  Il professore – Polizza droga (Steno) - Il professere – Diva (Steno) –Il professore – Boomerang (Steno) -  Le triplé gagnant : Le crime de Neuilly (Claude Barrois) – Le triplé gagnant : Le dernier rendez-vous du président (Claude Grinberg) – 1990  Le triplé gagnant : Le manoir des veuves (Charles Bitsch) - Le triplé gagnant : Assassin s’il vous plaît ? (Bernard Villiot) - Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret à New York (Stéphane Bertin) - 1991  Le triplé gagnant : Fado pour une jeune fille (Bruno Gantillon) - Le triplé gagnant : L’affaire d’Hauterive (Bernard Villiot) - 1992  Le triplé gagnant : La mort du petit chat (Boramy Tioulong) - Le triplé gagnant : Le grand chêne (Jean-Pierre Prévost) - 1993  Rocca : Retour de flammes (Paul Planchon) - 1995  Rocca : Coup de cœur (Paul Planchon) - 1999  Notes sur le rire (Daniel Losset) - 2005  Pagnol et compagnie (Alain Ferrari, documentaire). 

Pellegrin 

GAMMA/KEYSTONE-FRANCE

L'acteur français Raymond Pellegrin à Nice en septembre 1971.

ARTICLES

LE MONDE du 17.10.07

Raymond Pellegrin, acteur et comédien, p’ar Jean-Luc Douin 

L'acteur et comédien Raymond Pellegrin est mort dimanche 14 octobre. Il était âgé de 82 ans.

Né Pellegrini, ce Niçois destiné à être marin avait débuté sa carrière dans sa ville natale, au Palais de la Méditerranée. C'est là qu'il est repéré par Marcel Pagnol, qui, après l'avoir fait jouer au théâtre dans Topaze, lui offre un rôle de bellâtre en quête de femmes fortunées dans Naïs (1945). Marcel Pagnol le réengage sur les planches pour César en 1947, lui offre en 1952 un autre emploi, celui du jeune instituteur amoureux de Manon des sources. Une syncope empêche Raymond Pellegrin de jouer dans Judas en 1955. Marcel Pagnol le considérait comme un fils. Plus de 80 films sont à mettre à l'actif de cet homme au physique viril et à la voix de velours, en France, aux Etats-Unis, en Italie, et à la télévision. Parmi eux, Nous sommes tous des assassins, d'André Cayatte (1952), qui le voit endosser un personnage de criminel, ou Les Intrigantes, d'Henri Decoin (1954) avec une ténébreuse Jeanne Moreau. Raymond Pellegrin hante les quartiers malfamés filmés par Ralph Habib (Les Compagnes de la nuit, 1953, ou Loi des rues, 1956), se produit chez Marcel Blistène (Le Feu dans la peau, 1953) ou Raoul André (Marchandes d'illusions, 1954). Il assume un rôle sur l'impuissance masculine dans La Lumière d'en face, de Georges Lacombe (1955, avec Brigitte Bardot). A l'étranger, c'est chez Nicholas Ray qu'on le voit, dans Amère victoire (1957, avec Curd Jürgens et Richard Burton), chez Sidney Lumet dans Vu du pont, d'après Arthur Miller (1961), chez Fred Zinnemann dans Et vint le jour de la vengeance (1965, avec Gregory Peck et Omar Sharif). Ou, en Italie, chez Lattuada (L'Imprévu, 1961), Freda (Le Château des amants maudits, 1969), Squitieri (Lucia et les gouapes, 1973). Ses rôles les plus marquants sont peut-être le Napoléon de Sacha Guitry (1954), et celui du gangster dans Le Deuxième Souffle, de Jean-Pierre Melville (1966). La télévision le fit sortir de ses rôles de flics ou truands. Moins connue était sa prestation dans la série des "Fantômas" d'André Hunebelle (Fantômas, 1964 ; Fantômas se déchaîne, 1965 et Fantômas contre Scotland Yard (1967), où il prêtait sa voix à l'insaisissable criminel masqué. Il était l'époux de la comédienne Gisèle Pascal, morte au mois de mois de février.

Dates 

1er janvier 1925
Naissance à Nice.

1945
Joue "Topaze" à Paris.

1954
"Napoléon", de Sacha Guitry.

1964
Prestation dans la série des "Fantômas", d'André Hunebelle.

14 octobre
Mort à Garons (Gard).

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13 octobre 2007

MORT DE JACQUES MARTIN

JacquesMartin Annonce de la mort de Jacques Martin, le 14 septembre dernier, à Biarritz. Évidemment il est important de rendre hommage à cet homme cultivé, qui pariait sur l’intelligence du spectateur, respect totalement perdu de vue – Patrick Le Lay est passé par là -. Il avait bousculé avec Jean Yanne, la télévision du début des années 60, notamment avec "Un égale 3" en 1964. Le sketch désormais célèbre de Napoléon transformé en champion cycliste, qu’ils jouaient avec Paul Mercey et Lawrence Riesner, sonna le glas de cette émission. Cette même année il escalade la façade de "Radio Luxembourg". En 1969, il co-anime avec Danièle Gilbert - qu’il surnomme la "Grande Duduche" -, "Midi-Magazine". En 1975, il connaît un énorme succès public sur TF1 avec "Le petit rapporteur", resté culte depuis. En 1977, il passe de TF1 à France 2, anime "Bon dimanche" jusqu’en 1978, présente "L’école des fans" - si souvent parodiée -, "Thé dansant",  "Si j’ai bonne mémoire" (1983), "Le monde est à vous" (1987), etc… L’arrêt assez brutal de "Sous vos applaudissements" en 1998, suite à ses problèmes de santé – il fut remplacé par Jean-Claude Brialy -, semble l’avoir fortement meurtri. Ce surdoué dans la drôlerie, capable d’écrire une chanson sur un coin de table "Et vlan, passe-moi l’éponge",  d'interpréter des opérettes, variait les plaisirs et était un découvreur de talents (Pierre Bonte, Piem, Virginie Lemoine, Laurent Gerra et même Julien Courbet). Louons Laurent Ruquier, de lui avoir rendu hommage, à l’instar de l’annonce de la mort d’Anne-Marie Carrière, dans une télévision rapidement et ingrate. Le cinéma emploie parfois son tempérament comme acteur. Il figure l’animateur de radio trottoir dans "L’amour avec des si" (Claude Lelouch, 1963) – il le retrouvera l’année suivante avec "La femme spectacle" -, le compagnon de beuverie bavard de Jean-Claude Brialy dans "Comment épouser un premier ministre" (Michel Boisrond, 1964), un chanteur lyrique dans "Qui êtes-vous Polly Maggoo ?" (William Klein, 1965), un garde mobile constamment assommé dans "Monsieur le Président-directeur-général" (Jean Girault, 1966), un vendeur dans "Érotissimo" (Gérard Pirès, 1968), l’ami de Claude Berri qui le convainc de transformer sa libraire en sex-shop dans "Sex-shop" (Claude Berri, 1972), et un patron de boîte de nuit qui emploie Romy Schneider dans "La passante du sans-souci" (Jacques Rouffio, 1981). Il trouve même un rôle de premier plan dans le téléfilm "Le rescapé de Tikeroa" (Jean L’Hôte, 1981), où il est un gendarme français qui veut faire preuve d’autorité dans un archipel de Tahiti en 1939, au début de la seconde guerre mondiale. Il joue même son propre rôle dans "Les cinq dernières minutes", épisode « Les feux de la rampe" (Daniel Losset, 1995), dans un épisode ou le commissaire Massard – Pierre Santini – enquête sur l’assassinat d’une danseuse lors d’un enregistrement de l’émission du dimanche au Théâtre de l’Empire. Mais la vraie curiosité de son parcours cinématographique, reste son seul film comme réalisateur "Na !" qu’il écrit, interprète et met en musique. Je reviendrai demain sur ce film qui mérite selon moi que l’on s’y arrête.

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ARTICLES

LE MONDEdu 14/09/2007

Jacques Martin est mort, par Serge Bolloch

Son nom est synonyme, pour des millions de Français, de dimanches après-midi devant la télévision. Il est l'homme qui faisait chanter les petits et les seniors à l'heure où les familles quittent la table. Figure incontournable du petit écran depuis près de trente ans, Jacques Martin est mort, vendredi 14 septembre à Biarritz, à l'âge de 74 ans.

L'animateur de "L'Ecole des fans" et d'autres émissions très populaires aimait à répéter : "Je suis un comédien qui a rencontré la télévision." Comédien, il l'a été, jouant Les Femmes savantes ou Le Barbier de Séville, mais il était aussi chanteur et écrivain. "Mon vrai métier, c'est l'écriture", aimait-il à dire. Bref, un homme qui eut un parcours sinueux de "promeneur curieux et gourmand".

Fils d'un industriel lyonnais, Jacques Martin abandonne le bord du Rhône et les études pour courir à Paris et devenir l'élève de Charles Dullin en 1949. Quelques mois plus tard, il fonce au Conservatoire, dont il part très vite pour aller jouer Ruy Blas devant des scolaires. Livreur en lingerie féminine le matin, gardien-assistant au Théâtre des Mathurins l'après-midi, figurant au Français le soir, il découvre la vie, croise Marcel Jouhandeau et Albert Camus. Un passage sur les planches du théâtre aux armées durant vingt-trois mois complète sa formation.

Comédien ou chanteur sur les scènes d'opéra-comique, Jacques Martin hésite encore. Puis c'est la rencontre avec Jean Yanne derrière les micros d'Europe 1. Le "littéraire" et le "grossier" s'associent pour le plaisir des auditeurs. Le duo a trouvé le ton et les mots qui font mouche.

Adieu les planches et direction les studios. Jacques Martin fréquente France-Inter, RTL, puis se produit à Bobino, où il chante et parodie. L'époque est à la création, il improvise et compose même une comédie musicale intitulée Petipatapon.

Puis il rejoint la télévision en 1973 pour présenter l'émission "Midi-Magazine", avant de lancer "Le Petit Rapporteur", journal non conformiste sur TF1. Et les dimanches midi en compagnie de Jacques Martin, Pierre Desproges ou Stéphane Collaro deviennent un plaisir avec cette émission satirique hautement corrosive qui transforme les téléspectateurs en chanteurs de La Pêche aux moules et Mademoiselle Angèle.

"LE JOURNAL LE PLUS AMUSANT DE FRANCE"

En 1974, Valery Giscard d'Estaing déclare : "C'est le journal le plus amusant de France, mais je déconseille à mes ministres d'y participer." Résultat : 28 millions de téléspectateurs en 1976.

Devenu producteur, l'amuseur se fait plus sage avec des émissions comme "Bon dimanche" puis "Dimanche Martin". Il officie au Théâtre de l'Empire, faisant défiler indifféremment groupes de rock et orchestres de chambre, pour plaire au public, son credo depuis son plus jeune âge. "C'est d'abord le public de cette salle que je veux satisfaire, explique-t-il. C'est un vrai public qui limite mon droit à l'erreur, me donne rythme et souffle." Pour ce public, pour tous ses fans, il multiplie les interventions, s'offre le luxe d'une tirade sur Jonathan Swift, se moque, pousse la chansonnette ou entame La Belle Hélène. Victime en 1998 d'une attaque qui le laisse partiellement paralysée, il prend sa retraite de la télévision. Il n'y est revenu qu'en 2003, invité par Laurent Ruquier pour un hommage à son ami Jean Yanne, mort une semaine auparavant.

Jacques Martin avait épousé en 1984 Cécilia Ciganer-Albeniz, future épouse de Nicolas Sarkozy, avec laquelle il a eu deux filles, Judith et Jeanne-Marie. Il s'était remarié en 1992 avec Céline Boisson, dont il s'est séparé au printemps 2007. La ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, lui a rendu hommage, en saluant un "esprit libre, impertinent, très drôle et bourré de talents".

Jacques Martin est mort

L.S. (lefigaro.fr) avec AFP.

Publié le 14 septembre 2007

Actualisé le 14 septembre 2007 : 15h44

L’animateur du "Petit rapporteur" et de "l’Ecole des Fans", est décédé à l’âge de 74 ans. Il sera inhumé à Lyon le 20 septembre.

France 2 a annoncé vendredi matin le décès Jacques Martin, qui fut la figure de proue de ses dimanches après-midi, à l’époque où la chaîne s’appelait Antenne 2. L'animateur est décédé vendredi à Biarritz à l'âge de 74 ans. Il y vivait retiré depuis 1998, quand une attaque cérébrale l’avait frappé et laissé partiellement paralysé. L’emblématique saltimbanque du paysage audiovisuel français n’était sorti de sa retraite qu’en 2003, pour participer à un hommage à son ami Jean Yanne, à l’invitation de Laurent Ruquier, un de ses héritiers actuels, qu’il avait grandement contribué à lancer. L'animateur sera inhumé le 20 septembre à Lyon, sa ville d'origine. Né le 22 juin 1933, Jacques Martin a fait ses débuts sur les planches, abonné aux rôles de jeune premier. A 29 ans, il entre à l'ORTF où il produit des émissions de variétés. Il anime aussi des émissions de radio, à RTL et Europe 1, avec Jean Yanne notamment. Il est également le rédacteur en chef du programme satirique culte « Le Petit Rapporteur », avec Pierre Desproges. C'est donc sous la houlette de Jacques Martin que Daniel Prevost crée, pour le Petit Rapporteur, un improbable et désormais célèbre reportage dans le village de Montcuq. Touche-à-tout : Viennent ensuite ses grandes émissions de variété familiales, notamment « Dimanche Martin » et « L’école des fans » où l’on verra pour la première fois la jeune Vanessa Paradis. Véritable touche-à-tout, Jacques Martin a également été vedette du music-hall, comique, chanteur d’opérette, acteur et réalisateur de cinéma… Jacques Martin était père de huit enfants, de quatre unions différentes. Avec sa première femme, il a eu deux enfants, David et Elise. Il a ensuite vécu avec la comédienne Danièle Evenou, avec laquelle il a eu deux garçons, Frédéric et Jean-Baptiste. Il avait ensuite épousé Cécilia Ciganer-Albeniz, aujourd'hui Cécilia Sarkozy, avec qui il a eu deux filles, Jeanne-Marie et Judith. Céline, sa dernière femme, qu'il avait épousée en 1992, lui avait donné deux enfants, Juliette et Clovis.

LIBÉRATION du 15/09/2007

Jacques Martin, l’école défunte, par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos

Télé. L’animateur, qui a longtemps squatté les dimanches, est mort à 74 ans, un vendredi.

Jacques Martin est mort vendredi, dans la nuit, à 74 ans… Même pas un dimanche. Pas très professionnel, pour celui qui fit du septième jour une institution télévisuelle hautement létale. Disparu des écrans en 1998, suite à un accident vasculaire qui l’avait laissé à demi-paralysé, son décès a déclenché vendredi un tsunami lacrymal. Un JT de 13 heures de TF1 consacré à l’animateur, des déprogrammations à la pelle ce week-end, des tombereaux de déclarations : le dessinateur Piem, Pierre Bonte, Stéphane Collaro, compagnons du Petit Rapporteur , Jean-Pierre Foucault, Danielle Gilbert, Patrick de Carolis, Marc-Olivier Fogiel et même Bernard Montiel. Un absent de marque cependant : Nicolas Sarkozy. Peut-être parce que les deux hommes ont en commun d’avoir épousé la même femme, Cécilia, avec laquelle l’humoriste eut deux filles, Judith et Jeanne-Marie. La légende présidentielle veut que c’est en mariant Cécilia à Jacques Martin, en 1984, que l’ancien maire de Neuilly eut le coup de foudre.

Jacques Martin, c’est d’abord une dégoulinade de vingt-deux ans de dimanches après-midis «sous vos applaudissements» : Ainsi signait-il ses émissions. Les dimanches, concession (semblait-il) à vie de Martin, c’était la déprime absolue, la journée chez Mémé qui n’en finit pas, au son du piano de Pino Lattuca. Les petits enfants tellement mignons quand ils chantent du Frédéric François, tellement rigolos quand ils expliquent que «le monsieur à côté de de maman, c’est pas papa, mais le monsieur qui vient voir maman quand papa est pas là». Combien de mômes ont dû filer droit, menacés par des parents à bout : «Si t’es pas sage, je t’envoie à l’Ecole des fans!»

Desproges, Prévost… Il se raconte qu’avant sa carrière de croquemitaine, Jacques Martin fut impertinent. Venu du théâtre, passionné d’art et d’opérette, il s’est vite orienté vers le rire. Un duo régulier avec Jean Yanne (dont un Dadooronron sauce Bach), une émission avec le même Yanne sur l’ORTF en 1964, et enfin, en 1975, son plus haut fait d’armes, le Petit Rapporteur. Chaque dimanche à 13 h 20, sur TF1 encore publique, Martin invente la parodie de journal télévisé. C’est la découverte de Pierre Desproges, intervieweur déprimé de Françoise Sagan ( «Comment ça va la petite santé ?») ; la célèbre virée de Daniel Prévost à Montcuq, sa mairie bien chauffée grâce au poêle (de Montcuq). Surtout, le Petit rapporteur, c’est la Pêche aux moules et Mam’zelle Angèle, que chantait à tue-tête toute la bande. A revoir les images (1), les Bonte, Piem, Desproges, Collaro et consorts se marrent comme des baleines, mais trente ans après, on a un peu de mal à saisir la portée comique de la Pêche aux moules. Drôle la Pêche aux moules? Montcuq ! Mais les téléspectateurs, qui n’ont alors que trois chaînes se bidonnent par vingtaine de millions chaque dimanche.

Le Petit Rapporteur, régulièrement ressassé par les Enfants de la télé, n’a en réalité duré qu’un an et demi, tirant le rideau en juin 1976. Lui succède la Lorgnette, véritable réplique du Petit Rapporteur. L’esprit est le même, on organise un festival international du cinéma de Cannes-Ecluse, en région parisienne où l’actrice de porno Claudine Beccarie se voit attribuer le prix de «l’orifice cathodique», en référence à l’encore influent Office catholique.

En 1977, ça se gâte. Martin lance sa terrible Ecole des fans (première invitée : Chantal Goya) et prend peu à peu en otage le dimanche d’Antenne 2, renommé Dimanche Martin. Chaque samedi, au théâtre de l’Empire, il enregistre la session diffusée le lendemain, saucissonnée en plusieurs parties : de la musique pour cacochymes ( Thé dansant), des numéros de chansonniers ( Ainsi font, font, font, où naquirent des talents de l’acabit d’un Laurent Gerra, Laurent Ruquier ou Julien Courbet) et des divertissements divers et avariés ( Incroyable mais vrai).

Au fil des ans, son audience s’érode petit à petit. En 1995, il est effleuré par le scandale des animateurs-producteurs du service public. En mars 1998, un accident vasculaire le terrasse et c’est son ami Jean-Claude Brialy qui termine la saison à sa place. Dès la rentrée, très chic, France 2 en profite pour l’écarter de l’antenne, lui préférant un perdreau de l’année, Michel Drucker.

«Saloperie».  Depuis, Jacques Martin était invisible ou presque. Fin août, depuis l’hôtel du Palais à Biarritz où il s’était retiré il y a cinq ans, sa tribu de huit enfants déclarait au Parisien qu’il allait bien, qu’à la télé, il regardait les films, les infos et Laurent Ruquier. Cette même télé sur laquelle, en 1992, dans l’Autre journal , Martin daubait : «Je suis un homme de télévision, je la fais, et je sais que le meilleur moyen d’éteindre la lecture, de tuer toute curiosité, d’abandonner ses projets de voyage ou de refuser de sortir le soir, c’est d’allumer cette saloperie.» Voilà le paradoxe : d’un côté, Martin qui fait l’âne avec Desproges et Prévost dans le Petit rapporteur ; de l’autre Martin qui, dans l’Ecole des fans, fait le Jacques devant un gamin de 4 ans, ânonnant du Nana Mouskouri sous l’œil ému du caméscope de ses parents.

(1) L’INA met en ligne d’ici à lundi les 58 numéros du Petit Rapporteur (www.ina.fr).

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12 octobre 2007

LE COIN DU STRIP TEASE

Ecran

En lisant l’un de mes blogs préférés, celui du docteur Orloff, je tombe sur ce questionnaire foncièrement original, je m’empresse d’y répondre en prenant pour bases les addendas formidables de 365 jours ouvrables, dans son excellent blog que je découvre. Histoire de briser le silence de ce fichu blog ces derniers temps... Promis, je ferai une note sur "Na !" de Jacques Martin...

Plaisirs inavouables : Évidemment les nanars, la découverte de certains DVD de René Château, comme "C’est arrivé à 36 chandelles" ou "Les Duraton", et quelques parangons de la comédie franchouillarde genre Philippe Clair, les films de la Hammer heureusement reconsidérés désormais...

« EST CLASSIQUE CE QUI FAIT AUTORITE » (Paul Valéry) 

Classiques ennuyeux : "Mort à Venise" – je sais, j’ai honte, mais il faudrait le revoir, et en salles plutôt qu’à la télévision –, 

Classiques de l’ennui, mais films adorés car dégageant une émotion tout à fait inattendue : "L'éternité et un jour" (Theodoros Angelopoulos), ce titre est d'ailleurs parfaitement adapté à ma vision du film en passant...

Classiques vus il y a tellement longtemps qu’on s’en souvient vraiment très mal : "La chevauchée fantastique" (John Ford).

PASSER A COTE 

Vus trop jeune pour comprendre : "Le désert rouge" (Michelangelo Antonioni).

Vus en morceaux, et donc jamais d’une traite : "L’amour fou" de Jacques Rivette, c’est mieux que rien ...

Vu à moitié : "Dans ma peau" (Marina de Van), tellement déstabilisé que je ne l’ai pas terminé, vu sur le câble.

« QUOI ! TU L’AS PAS VU ! » 

Classiques jamais vus : "La maison du bonheur" (Robert Wise),

Film arty jamais vu : "Traité de bave et d’éternité" (Isidore Isou) -

Pas vu alors que le DVD est sur nos étagères depuis trois ans : "A l’ouest des rails", les films de Chantal Akerman des années 70, "La condition de l'homme" (Masaki Kobayashi).

Pas vu alors que tout le monde l’a vu : "Mission impossible" (version De Palma) -

Films Moby Dick (on rêve de le voir depuis des années et impossible à attraper avec les yeux : Les films de Pierre Etaix...

Pas vu un seul de leurs films :  Jacques Baratier, Elem Klimow.

Vu qu’un seul de leurs films :  Emile Couzinet ("Le don d'Adèle").

Vu tous leurs films sauf un :  Jean-Pierre Mocky ("Le deal" "Le bénévole"), Philippe Clair ("Rodriguez au pays des Merguez")...

Vu tous leurs films : Alain Resnais, Maurice Pialat, François Truffaut, David Lynch...

BIENVENUE DANS L’AGE INGRAT

Tout le monde les as vus entre 11 et 16 ans, sauf moi et toujours pas rattrapé depuis : "THX1138" (Georges Lucas), "Jonathan Livingstone, le goéland" (Hall Bartlett).

Film que j’aurais adoré à l’adolescence mais vu (et apprécié) beaucoup plus tard : "Persona" (Ingmar Bergman)

Films qui m’ont fait entrer en cinéphilie : "Le charme discret de la bourgeoisie" - méchante baffe vue à la télé en 1981, et le souvenir amusé d’en avoir parlé avec des camarades à l’école. On ose imaginer ce type de film diffusé à 20h50 en dehors d’Arte, et encore…, "La nuit du chasseur". J’en profite pour rendre hommage aux Patrick Brion, Frédéric Mitterrand, Michel Boujut, Claude Ventura, Anne Andreu, Claude-Jean Philippe, sans qui je ne serais pas cinéphile, passeurs télévisuels émérites dans une autre vie, quand la télé était un peu plus inventive.

Adorés à l'adolescence puis abandonnés : Les films de Brian de Palma ("Pulsions", "Blow out").

Adorés à l’adolescence et auxquels on reste tout de même fidèles, malgré leurs coups de vieux manifeste et leurs poses évidentes : Mauvais sang (Léos Carax) -

Trop fashion à l’adolescence, et qui malgré mes craintes lors de leur revoyure récente, tiennent encore sacrément le coup : "Breakfast club" (John Hugues).

DES GOUTS ET DES COULEURS 

Chefs d'oeuvres méconnus : "Mollenard" de Robert Siodmak, "Toni" de Jean Renoir, "Wanda" de Barbara Loden, "L'année des 13 lunes" (Rainer Werner Fassbinder).

Navets géniaux :  : "Les gorilles " de Jean Girault – phléthore d’acteurs formidables -, "Oh, que mambo" de John Berry – film hallucinant, il faut voir Dario Moreno, transformé en "fée du logis" et  marié à la sublime Magali Noël, "Le défroqué" ahurissant film de Léo Joannon avec un Pierre Fresnay au sommet de son cabotinage. 

Films détestables : "Apocalypto" (Mel Gibson), "L'expérience interdite" (Joel Schumacher) - "private joke" -, "Le vieux fusil "(Robert Enrico), comme Pierrot/Orloff – j’ai toujours eu du mal avec les films prônant l’autodéfense -.

FAD (film anti-détestable) loin d'être fade : "A ma soeur" (Catherine Breillat) - "Sombre" (Philippe Grandrieux)

SEUL CONTRE TOUS 

Tout le monde l’adore sauf moi : "Le projet Blair Witch", pour moi plus un canular qu’un film, je ne comprends pas comment on puisse avoir une montée d’adrénaline avec cette vaste fumisterie .

Doit être le seul à l’adorer : "I want to go home" (Alain Resnais- "Fédora" (Billy Wilder).

Tout le monde y pleure sauf moi, cœur de pierre : La fille de Ryan (David Lean), Sur la roude de Madison (Clint Eastwood) – honte sur moi -


HUMEURS ET EMOTIONS

Pleurer à chaque fois : L’incompris (Luigi Comencini) – Mar adentro (Alejandro Amenabar), mais je dois confesser un petit handicap, impossible de pleurer devant un écran en général.

Mourir de rire à chaque fois : "The party" de Blake Edwards », comme tout le monde, les films des frères Marx, "Les Monty Pythons", les "screwball comedy" en général, des années 40-50, "No sex last night", sommet du ridicule signée de la très surestimée Sophie Calle, Arielle Dombasle comparant les vaches à des animaux préhistoriques dans "L'arbre, le maire et la médiathéque" (Éric Rohmer).

Etre émoustillé à chaque fois : Les films où l’on retrouve Claudia Cardinale, de "Sandra" aux… "Pétroleuses". Pour le reste voir ici.

ON NE S’EN LASSE PAS 

Débuts dont je ne me lasse pas : "Buffet froid" (Bertrand Blier), "Le bal des vampires" (Roman Polanski).

Fins dont je ne me lasse pas : "Johnny s'en va t'en guerre" (Dalton Trumbo).