Le coin du cinéphage

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18 novembre 2007

MORT DE PIERRE GRANIER-DEFERRE

GranierDeferre2 Annonce de la mort de Pierre Granier-Deferre, le 16 novembre 2007, à l'âge de 80 ans. Des problèmes de santé l’empêchent de devenir journaliste, il étudie donc à l’IDHEC. Il devient un assistant réalisateur prisé de "Sans laisser d’adresse" (1950) à "Un taxi pour Tobrouk" (1961). Il participe à la réalisation du premier film de  Frédéric Dard, un film sur la résistance,  "Une gueule comme la mienne" (1959), pour lequel il apporte son expérience. Dard confiait à François Guérif : "Les règles de la profession cinématographique étaient très strictes. Moi, je ne connaissais rien aux angles et aux objectifs. Alors on m'a trouvé un assistant de qualité, Pierre Granier-Deferre. Je donnais l'idée et Granier la réalisait" (TéléCinéVidéo, février 1984, cité dans Ciné Micellanées, Payot, 2007). Il débute cavalier seul, en  1961, comme réalisateur à part entière, avec "Le petit garçon de l’ascenseur", histoire d’un très jeune liftier travaillant dans un palace de la côte d’azur et "Les aventures de Salavin", adaptation du roman de Georges Duhamel, avec Maurice Biraud. Suit  "La métamorphose des cloportes" (1965), film noir d’après le roman d’Alphonse Boudard, avec une brillante distribution. Il bride les dialogues de Michel Audiard, qui gardera quelques dialogues pour d’autres films.  Il adapte ensuite René Fallet pour "Paris au mois d’Août", mettant en vedette Charles Aznavour. Il y rencontre la comédienne Susan Hampshire qui joue le rôle d’une cover-girl anglaise, qu’il épousera ensuite.  Il adapte Bertrand Poirot-Delpech, pour "Le grand dadais", où Jacques Perrin, jeune homme plein d’avenir, voit soudain son destin basculer. Souvent décrié par la critique, qui lui reproche de perpétuer une certaine « Qualité France », il travaille souvent pour des monstres sacrés. A voir ses films, on peut penser qu’il est largement mésestimé, il est à l’aise dans des histoires minimalistes, ou psychologiques. Il confie à Éric Leguèbe,  "En général, je choisis d'évoquer l'histoire de héros négatifs, ou du moins ne se trouvant pas dans le sens de l'ascension. Ce genre de sujet est celui qui me convient, où je me sens le plus à l'aise. Je préfère raconter des personnages, qu'une histoire..." ("Confessions - Un siècle de cinéma français par ceux qui l'on fait" - Ifrane éditions, 1995). Il dirige Jean Gabin dans « La horse » (1969), polar rural où le comédien joue un patriarche adepte de l’auto-justice. (1) Il trouve au travers de l’adaptation des œuvres de Georges Simenon, l’occasion de s’exprimer avec le plus de justesse, avec "Le chat" (1970), donnant deux rôles magnifiques à Simone Signoret et Jean Gabin, formant un vieux couple qui se délite. Claude Gauteur regrettait cependant que l’œuvre initiale soit édulcorée pour être mise au services des deux vedettes. Il retrouvera l’atmosphère simenonienne à trois autres reprises. Simone Signoret devient "la veuve Couderc" (1972), fermière désoeuvrée succombant au charme d’un étranger de passage joué par Alain Delon, l’exode de Français fuyant les troupes allemandes avec "Le train" (1973), avec le magnifique couple formé par Jean-Louis Trintignant et Romy Schneider et "L’étoile du nord" d’après "Le locataire", donnant l’un de ses meilleurs rôles à Philippe Noiret jouant un aventurier hébergé dans une pension de famille dirigée par Simone Signoret (2). "Le fils" (1972), écrit par Henri Graziani, est un bon polar, évoquant le retour d’un caÎd – Yves Montand probant -, revenant dans sa Corse natale pour retrouver sa mère mourante – Germaine Delbat -. "La race des seigneurs", est plus décevant, montrant un Alain Delon assez peu convaincant dans les méandres de la politique succombant aux charmes d’une cover girl – Sydne Rome -. "La cage" (1975), est par contre l’un de ses films les plus originaux, c’est un huis clos assez étouffant montrant Ingrid Thulin séquestrant son ex-mari campé par Linon Ventura, dans le sous-sol de sa maison. "Adieu poulet", bien que très critiqué à sa sortie et jugé réactionnaire, est porté par l’excellent duo Patrick Dewaere / Lino Ventura, jouant des policiers dans une ville de Rouen aux prises avec un système de corruption généralisé. "Une femme à sa fenêtre" (1976), tiré de l’œuvre de Drieu La Rochelle, évoquant la femme – Romy Schneider – d’un ambassadeur à Athènes – Philippe Noiret -, qui recueille un opposant communiste en plein coup d’état du régime fasciste du général Méxetas, manque assez de souffle. "Le toubib" (1979), est une curiosité, c’est un film d’anticipation militariste, épousant la personnalité d’Alain Delon. C’est en 1981, que Pierre Granier-Deferre signe son meilleur film, une adaptation à nouveau. L’univers de Jean-Marc Roberts et son roman "Affaires étrangères", lui permet de donner l’un de ses meilleurs rôles à Michel Piccoli, éblouissant en publicitaire manipulant Gérard Lanvin, en quête d’un père, pour l’asservir à son bon vouloir. La suite dans les années 80, est plus décevante, du dépressif "L’ami de Vincent" (1983), "L’homme aux yeux d’argent" (1985) évoqué ici, au conventionnel « Noyade interdite » (1987). Mais "Cours privé" (1986) donne l’occasion d’utiliser le charme d'Élizabeth Bourgine, séduisante enseignante dont l’arrivée pertube la quiétude un lycée privé, et de donner l’un de ses meilleurs rôles à l’excellent Michel Aumont. Il retrouve cette comédienne dans "La couleur du vent" (1988), où elle joue une éditrice tombant sous le charme d’un roman. "L’autrichienne" tourné en 1989, est une évocation réaliste des derniers jours de Marie-Antoinette – Ute Lemper -, écrit par Alain Decaux et André Castelot. "Archipel" (1991), cherche à retrouver le trouble de "Cours privé" dans un collège anglais, avec Melville Poupaud et Michel Piccoli, pour un résultat plutôt décevant. "La voix" (1992), malgré Nathalie Baye et Sami Frey est un film assez bavard et "Le petit garçon" (1993) est une adaptation assez académique de l’œuvre de Philippe Labro. Le réalisateur se tourne alors vers la télévision, où il dirige Bruno Cremer pour 4 Maigrets, et participe à l’écriture d’autres téléfilms de la série. L’homme semblait discret, pour l’avoir vu participer à l’émission "Le club", sur CinéClassic, aimait à sonder les noirceurs de l’âme humaine, et arrivait très souvent à dessiner une émotion contenue, montrant les noirceurs de l’âme humaine. Reste, qu’il fut l’un des meilleurs passeurs de l’œuvre de Georges Simenon et ne méritait pas certaines critiques assez furibardes à son sujet (3).

(1) Le film est diffusé par France 3 en hommage, mardi 20 novembre, en seconde partie de soirée. (2) La dernière scène du film fut dirigée par Bertrand Tavernier, remplaçant le cinéaste malade. (3) Citons René Prédal dans "Cinéma 80 N°262" : "...Il semble malheureusement prisonnier d'un système de production qui n'admet que la débilité "Le toubib" ou le discours fascisant : ainsi dans "Adieu Poulet", tous les politiciens sont corrompus mais on trouve par contre des flics honnêtes et valeureux !..." ou encore "...Granier-Deferre s'est-il laissé aller à la facilité du statut de "yes man" bien payé et par conséquent peu sourcilleux sur l'odeur de la marchandise qu'il a pour fonction d'envelopper ?".

Granier_Deferr Filmographie : Comme réalisateur : 1953  La fête énchantée (CM) - 1958  Mensonge (CM) - 1961  Le petit garçon de l’ascenseur - 1962  Les aventures de Salavin / La confession de minuit - 1965  La métamorphose des cloportes - Paris au mois d’Août - 1967  Le grand dadais - 1969  La horse - 1970  Le chat - 1971  La veuve couderc - 1972  Le fils - 1973  Le train - La race des "seigneurs" - 1974  La cage - 1975  Adieu poulet – 1976  Une femme à sa fenêtre  - 1979  Histoires insolites : Tu comprends ça, soldat ! (TV) - Le toubib - 1981  L’étrange affaire - L’étoile du nord – 1983  L’ami de Vincent - 1985  L’homme aux yeux d’argent - 1986  Cours privé - 1987  Noyade interdite - 1988  La couleur du vent - 1989  L’autrichienne - 1991  Archipel - 1992  La voix - 1993  Le petit garçon – Maigret et la vente à la bougie (TV) - La dernière fête (TV) - 1997  Maigret et l’enfant de chœur (TV) - 2001  Maigret et la fenêtre ouverte (TV). Assistant-réalisateur : 1950  Sans laisser d'adresse (Jean-Paul Le Chanois) - Terreur en Oklahoma (Paul Paviot & André Heinrich, CM) - Le roi des camelots (André Berthomieu) - 1951  La nuit est mon royaume (Georges Lacombe) - Chacun son tour (André Berthomieu) - Agence matrimoniale (Jean-Paul Le Chanois) - 1952  Allô... je t'aime (André Berthomieu) - Elle et moi (Guy Lefranc) - Belle mentalité (André Berthomieu) - 1953  L'oeil en coulisses (André Berthomieu) - Le portrait de son père (André Berthomieu) - Le village magique (Jean-Paul Le Chanois) - 1954  L'air de Paris (Marcel Carné) - Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) - Les évadés (Jean-Paul Le Chanois) - 1956  Crime et châtiment (Georges Lampin) - Le cas du docteur Laurent (Jean-Paul Le Chanois) - 1957  À pied, à ceval et en voiture (Maurice Delbez) - 1958  En légitime défense (André Berthomieu) - Et ta soeur ? (Maurice Delbez) - Les grandes familles (Denys de la Patellière) - Le fauve est lâché (Maurice Labro) - 1959 Rue des prairies (Denys de la Patellière) - Les yeux de l'amour (Denys de la Patellière) - 1960  Un taxi pour Tobrouk (Denys de la Patellière) - L'ours (Edmond Séchan) - Pierrot la tendresse (François Villiers). Conseiller technique : 1959  Une gueule comme la mienne (Frédéric Dard).

Bibliographie : Filmographie : Stéphane Roux "Dictionnaire des réalisateurs franais" (Dualpha Éditions, 2002).

ARTICLE : LE MONDE avec AFP et REUTERS

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AFP/JEAN MEUNIER Pierre Granier Deferre avec Alain Delon lors du tournage du film "Le toubib", le 26 mai 1979

Le réalisateur Pierre Granier-Deferre est mort

Le cinéaste Pierre Granier-Deferre est mort vendredi à l'âge de 80 ans, a annoncé samedi 17 novembre sa famille à l'AFP. Il fut le réalisateur et le scénariste de grands classiques du cinéma français comme "la Veuve Couderc", "La race des seigneurs", "le Train" ou "L'Etoile du Nord." Pierre Granier-Deferre a reçu un César pour son film "Une étrange affaire" avec Nathalie Baye, Michel Piccoli et Gérard Lanvin. Cinéaste classique, passionné de Simenon - il a adapté et réalisé plusieurs Maigret - Granier-Deferre avait tourné avec les grandes vedettes des années 1960 et 1970, Simone Signoret, Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon. Après des études à l'école de cinéma de l'IDHEC, il avait été longtemps assistant, de Marcel Carné ou Jean-Paul Le Chanois notamment.Pierre Granier-Deferre avait réalisé son premier grand film en 1962, signant ensuite pas moins de 25 longs métrages dans les trente années qui allaient suivre. Une cérémonie aura lieu vendredi au crématorium du Père-Lachaise à Paris. Dans un communiqué, le premier ministre, François Fillon, salue un "cinéaste de grand talent" qui a dirigé les plus grands acteurs du cinéma français comme Jean Gabin ou Simone Signoret, notamment.

Le_chat

Avec Jean Gabin & Simone Signoret sur le tournage du "Chat"

L’HUMANITÉ du 19 novembre 2007

Mort d'un classique par Maurice Ulrich

Cinéma . Le réalisateur Pierre Granier-Deferre est décédé à l’âge de 80 ans. Il avait fait tourner les plus grands acteurs dans des films au scénario serré.

Il avait la réputation d’un cinéaste classique. Sans doute faut-il entendre par là que ses films ne bousculaient pas les codes de la narration et de la mise en scène. Mais c’est ce classicisme même qui aura marqué sa manière de raconter, serrée, tendue, allant chercher chez les acteurs des registres rares. Que l’on se souvienne simplement du duo formé par Jean Gabin et Simone Signoret dans le Chat, tous deux mus par la haine comme par une passion inversée. Cet affrontement était l’une des marques de fabrique de son art : « Ce qui m’intéresse, c’est la folie ordinaire des hommes, celle que chacun porte en soi et qui affleure au moindre événement. Je ne méprise pas l’action mais j’ai un penchant pour la psychologie. Je suis un cinéaste de chambre. »

Pierre Granier-Deferre, qui vient de mourir à l’âge de quatre-vingts ans, né à Paris en 1927, avait réalisé son premier long métrage, le Petit Garçon de l’ascenseur, en 1962 après avoir été longtemps l’assistant de Jean-Paul Le Chanois et de Marcel Carné auprès desquels, disait-il, il avait appris « l’éthique et l’exigence ». C’est alors la grande période de la nouvelle vague, mais il reste à l’écart, ce qui ne va pas l’empêcher de tourner quelque 25 films dans les années qui vont suivre, avec une prédilection pour les récits bien menés qu’il scénarise souvent lui-même mais en puisant chez des auteurs tout à la fois efficaces et divers comme Alphonse Boudard, René Fallet, Drieu la Rochelle, Jean-Marc Roberts et surtout Simenon. Attaché au jeu d’acteurs, il fera appel aux plus grands : Gabin et Signoret donc, Delon, Lino Ventura, Romy Schneider, Piccoli, Noiret, Rochefort ou Nathalie Baye, tentant les rencontres les plus fortes et les chocs. Signoret et Delon, par exemple dans la Veuve Couderc. Il avait obtenu l’un des plus beaux prix de la profession, le prix Louis Delluc, avec Une étrange affaire, tourné en 1981, une oeuvre évoquant dans une ambiance à couper au couteau les milieux de l’entreprise, avec un Piccoli impressionnant de présence en patron possédant littéralement ses subordonnés, aux côtés de Gérard Lanvin et de Nathalie Baye, récompensée par un césar pour son rôle d’épouse délaissée.

Pierre Granier-Deferre avait également réalisé plusieurs épisodes de Maigret avec Bruno Crémer pour la télévision. Passionné de foot et de cyclisme, père de cinq enfants et cinq fois grand-père, il avait été marié à l’artiste Annie Fratellini. Ses obsèques auront lieu vendredi à 15 heures au cimetière du Père-Lachaise.

Pour la ministre de la Culture, Christine Albanel, c’était un réalisateur à la fois « prolifique et exigeant » qui a légué au cinéma français « des films encore présents dans toutes les mémoires ». Véronique Cayla, directrice générale du Centre national de la cinématographie (CNC), a également rendu hommage à « un homme dont la sensibilité aux choses de la vie a contribué à faire exister des oeuvres simples et authentiques, qui faisant écho en chacun de nous, sont inscrites dans la mémoire collective »).

LE FIGARO avec AFP  du 19/11/2007

Granier_Deferre3 Pierre Granier-Deferre en 1973 (AFP)

La mort de Pierre Granier-Deferre Le réalisateur de "La veuve Couderc", du "Chat", ou encore de "Adieu Poulet s'est éteint vendredi, à l'âge de 80 ans.

Cinéaste classique, passionné de Simenon, Pierre Granier-Deferre avait tourné avec les grandes vedettes des années 1960 et 1970, comme Simone Signoret, Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon ou Romy Schneider. Le cinéaste s’est éteint vendredi à l’âge de 80 ans. Malade depuis plusieurs semaines, il était hospitalisé à Paris. Il fut notamment marié à l’artiste de cirque Annie Fratellini, était père de cinq enfants et cinq fois grand-père. Pierre Granier-Deferre a réalisé les films «Adieu Poulet», «La Veuve Couderc» ou «Le Chat». Il est également auteur de «l’Etoile du Nord» et lauréat d’un César pour «Une étrange Affaire».  Après des études à l’école de cinéma de l’IDHEC, il avait été longtemps assistant, de Marcel Carné et de Jean-Paul Le Chanois. Pierre Granier-Deferre avait réalisé son premier grand film en 1962, signant ensuite pas moins de 25 longs métrages dans les trente années qui allaient suivre. «Un cinéaste de chambre» Granier-Deferre a longtemps été considéré comme un bon artisan du cinéma, adaptateur de romans qu’il scénarisait pour la plupart lui-même et dans lesquels il donnait la part belle aux grandes vedettes du temps. «Ce qui m’intéresse, c’est la folie ordinaire des hommes, celle que chacun porte en soi et qui affleure au moindre événement. Je ne méprise pas l’action mais j’ai un penchant pour la psychologie. Je suis un cinéaste de chambre», confiait-il un jour. Des films comme «Archipel», «Cours privé» ou «Noyade Interdite» montrent aussi un cinéaste plus complexe, plus trouble que convenu, mais qui sera moins apprécié par le grand public. Le réalisateur avait également tourné pour la télévision plusieurs épisodes de Maigret, avec Bruno Crémer. Nicolas Sarkozy a salué samedi la mémoire de Pierre Granier Deferre, «figure emblématique du cinéma populaire français». «Il nous lègue des souvenirs forts avec ’Le Chat’ ou ’L’étoile du Nord’, ainsi qu’un style et un savoir-faire qui continueront à inspirer les nouvelles générations de cinéastes, en commençant par celle de son fils Denys», a ajouté le chef de l’Etat. La ministre de la Culture Christine Albanel a de son côté salué la mémoire d’un «réalisateur à la fois prolifique et exigeant, qui a légué au cinéma français des films encore présents dans toutes les mémoires». Les obsèques de Pierre Granier-Deferre auront lieu vendredi matin à 10H00 au crématorium du Père-Lachaise à Paris.Pour rendre hommage au cinéaste, France 2 et France 3 ont annoncé samedi des changements de programme. France 3 lui consacrera une émission mardi 20 à 23H15 et France 2 a prévu de diffuser samedi 24 à 15H00 un épisode de Maigret, que le réalisateur avait tourné avec Bruno Crémer.

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