04 mai 2008
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : BERNARD MUSSON
Parmi les prolifiques du cinéma français, il y a un comédien qui a une place particulière, c’est Bernard Musson. Il est assez vain de tenter de faire son portrait après celui excellent fait par Etienne Colson dans "La lettre des comédiens", mais je tente tout de même. Ce portrait formidablement rédigé était important, car ce comédien était oublié des dictionnaires, dans la foulée Jean Tulard s'en sert pour le faire figurer dans son dictionnaire. Colson rapportait un extrait du livre de Frédéric Dard, "Les oreilles et la queue" (1984), où il parlait du comédien, que je vous transmets ici : "(...) Tiens, je vais te donner une preuve du bon maintien solidement ancré. J'ai un ami comédien, ça fait une paie que je ne l'ai vu. Musson, il s'appelle. Un grand à mine compassée. Il joue ce qu'on appelle les petits emplois, mais il travaille comme un fou; tu l'aperçois dans tous les films. Tu sais pas fatalement son nom, mais tu le connais, toute la France le connaît. Et qu'interprète-t-il ? Je vais te dire : un maître d'hôtel, ou un croque-mort, ou un académicien, ou un ministre, rarement autre chose, ce qui prouve combien les quatre professions que je viens de numérer sont soeurs, sont conjointes, presque interterchangeables. Leur dénominateur commun ? Musson ! Un grand type d'apparence sévère, gourmée (mais un fin gourmé !) avec un air de ne croire qu'en la bienséance. Musson ! je lui dis bonjour en passant; j'oublie jamais les gens de bonne rencontre. Regarde bien les génériques de fin, la plupart des spectateurs se taillent dès qu'ils se déroulent. Ils ont tort. Un film n'est vraiment fini que lorsque l'écran est redevenu blanc. Lis tout : tu trouveras obligatoirement Musson. Le ministre de l'intérieur (voire à la rigueur le préfet de police) ! Musson ! Le maître d'hôtel : Musson. L'académicien : Musson... les vedettes pâlissent, Musson demeure. Dans le fond, c'est ça le vrai vedettariat : cette pérennité. Valet de chambre, académicien, c'est-à-dire la classe ! Moi, je veux fonder le club à Musson (...)". Dès le début des années 50, on le remarque, même s’il est souvent l’un des éternels non crédités des génériques. De par sa prestance et son côté incisif, il transforme la moindre de ses figurations en véritable rôle. Il est vrai qu’il a une tête de plus que tout le monde, on ne voit que lui par exemple dans "Les dents longues", quand il figure en journaliste fumeur. On trouve toujours un film à rajouter à sa filmographie, au détour d’une diffusion du câble, on le découvre ainsi en unique client d’un magasin d’électroménager d’un petit village dans "C’est arrivé à 36 chandelles", que l’on imagine presque installé à demeure. Sa voix est aussi très familière, il n’est pas rare de l’entendre au cours d’un doublage de film. Le premier réflexe est de le chercher parmi les domestiques, les valets, les laquais, les majordomes ou les concierges d’hôtel. Il est souvent l’huissier présentant le petit monde des élites à la cantonade, on le voit ainsi à Matignon dans "Chacal" version Zinnemann ou dans une cérémonie huppée dans "Comment épouser un premier ministre". On n’en finit plus de le répertorier dans ce type d'emploi, sa voix aide à le reconnaître quand il le portier d’un casino que visite Jean Gabin, caché dans la pénombre ! Il est souvent zélé comme dans "Les bonnes causes" (1962), où il figure le domestique d'un homme assassiné. Ne dormant que d'un oeil, il se lève bien entendu au moindre bruit suspect, perçoit ainsi des secrets d'alcôves compromettants, et livre allégrement ses informations à la police. On le retrouve aussi en réceptionniste d'un hôtel, face à Cary Grant dans "Charade" (1962), où découvrant des impacts de balles, il imagine son interlocuteur en voyeur. Tout en bouchant les trous, il lui conseille de se servir plutôt du traditionnel trou de serrure. Dans ce film, il dort très peu également, affalé sur un fauteuil mais aux aguets il finira par découvrir un cadavre dans un ascenseur. Il est souvent dans le contrôle, comme dans l’un des sketches "Le repas gastronomique" dans "Les veinards" où il est un maître d’hôtel qui régente, avec Jean-Henri Chambois, une séance gastronomique et photographique, face à un France Blanche complètement dépassé, tout en vérifiant constamment son nœud pap’. Mais loin de n’être qu’un serviteur obséquieux, il est parfois mordant et sardonique, comme dans "Les lions sont lâchés" (1961), où il est au service de sa patronne jouée par Danielle Darrieux, tout en s’amusant visiblement de ses excentricités. Henri Verneuil en fait l’un de ses acteurs fétiches, lui donnant des rôles mémorables comme celui de Pommier dans "La vache et le prisonnier" (1959), en prisonnier hâbleur et frustre - il faut le voir manger de la soupe -. Son personnage est très réjouissant, se définissant comme connaisseur en femmes ... et en vaches, la vérité sera tout autre... Citons le aussi, au début de "Mélodie en sous-sol" (1962) en passager banlieusard d’un train, regrettant ses vacances et faisant un redoutable raccourci du Parthénon aux constructions modernes dans la langue d’Audiard. On le voit aussi camper des affreux de tous poils, dans "Les misérables" version Le Chanois (1957), il est Bamatabois, un jeune oisif, constamment à faire la fête, et poussant le sadisme jusqu’à glisser de la neige dans le dos de la pauvre Fantine – Danièle Delorme -, provocant ainsi un désordre public, Javert, le représentant de l’ordre – magistral Bernard Blier- punira de ce fait la malheureuse. Le Chanois l'engagera souvent, on se souviendra de son personnage d'huissier tatillon et sentencieux dans "Papa, maman, ma femme et moi" (1955), visitant Fernand Ledoux dans sa maison en construction, et l'obligeant à couper sa maison en deux pour respecter des lois absurdes. Curiosité il jouait un autre personnage dans le précédent opus "Papa, maman, la bonne et moi" (1954), en spectateur venu en critique et finalement conquis par Gaby Morlay lors d'une représentation théâtrale. S’il représente l’autorité, c’est souvent sur son mode le plus abject et le plus tatillon, le patron de Jean-Louis Trintignant dans "Le 17ème ciel" (1965), déplorant ses retards, ou le chef du personnel sourcilleux dans "Je sais rien, mais je dirai tout" (1973). Mais il est parfois hospitalier, comme son personnage de ministre qui fait visiter Paris au pas de course, à Sami Frey qui campe un prince d’opérette dans "Qui êtes vous Polly Maggoo ?" (1965). Il a toujours un petit côté borné, il est un agent de circulation qui provoque la colère de Michel Simon dans "L'impossible M Pipelet" car il ignore les piétons, un officier de police désabusé qui pense que de surveiller une gare ne sert à rien dans "Les nuits de Montmartre", un inspecteur franchement déplaisant dans "Max et les ferrailleurs" (1970)... Il compose un commissaire d'anthologie dans "Le temps des oeufs durs" (1957), constamment sur "les dents" quand il traque des trafiquants de faux billets. Il a de plus, des idées particulières : "Le soupçon est l'ennemi de la police" déclare-t-il pour se débarrasser de fâcheux. La plupart de ses personnages de notables sont détestables, capables d’ourdir des plans machiavéliques comme dans l’un des épisodes de "Vidocq", première saison. Qu’il soit diminué et totalement impotent, ça ne l’empêche pas de dévoiler libidineux, comme dans "La révolte des enfants" (1990). La comédie se l’accapare, notamment Christian Gion, qui lui confie des rôles plus longs qu’à l’accoutumée. Il est ainsi l’associé bègue souffre-douleur de Jean-Pierre Marielle dans "Pétrole, pétrole".
Bernard Musson dans "Papa, les petits bâteaux"
On peut déplorer que les cinéastes ne soient pas plus imaginatifs à son égard, Nelly Kaplan sut utiliser avec brio ses aptitudes à la loufoquerie. En effet dans "Papa, les petits bâteaux" (1971), il est hilarant en truand corse, beau-frère de Pierre Mondy, toujours prompt à se servir d’une arme à feu. Ainsi artiste de cirque, il sait aussi utiliser le couteau, et va nous régaler d’un saut de la mort particulièrement absurde, laissant son personnage dans une position assez ridicule et à moitié nu dans les bras de Sheila White. On se souviendra aussi particulièrement du médecin survolté d’un des épisodes de "L’ami Maupassant" : "L’enfant" où il se délecte à faire un diagnostic particulièrement brutal. Il participe aussi aux œuvres de Jean Rollin, et même à quelques comédies érotiques cultes des années 70. Mais sa plus belle rencontre est celle faite avec Luis Buñuel, qui utilise aux mieux son excentricité. Il est un sacristain particulièrement inquiétant dans "Le journal d'une femme de chambre" (1963), des hurlements de chiens saluant, ses visites nocturnes. Lecteur de "L’action française", militant d'extrême droite, il ourdit des manifestations antisémites avec Georges Géret. Il est un redoutable maître de cérémonie dans "Belle de jour" (1966), où il est à nouveau un majordome caché derrière des lunettes noires. Il prépare Catherine Deneuve pour un mystérieux rituel mortuaire pour son maître un duc nécrophile – Georges Marchal -. Devant le fiasco final, il finira par la flanquer dehors avec une rudesse incroyable. Dans "La voie lactée" (1968), il est un aubergiste peu accueillant, qui jette le trouble dans l’esprit de François Maistre, magistral en curé fou, en utilisant la métaphore du "lièvre dans le pâté" pour expliquer les subtilités de la "transsubstantiation" à un Claude Cerval déboussolé. Dans "Le charme discret de la bourgeoisie" (1972), en maître d’hôtel d’un salon de thé, on lui doit une scène particulièrement absurde. Il annonce avec un sérieux papal à Bulle Ogier, Delphine Seyrig et Stéphane Audran, qu’il n’a ni thé, ni café à leur proposer suite à une affluence imprévue. Avec Marcel Pérès, Guy Montagné et Paul Le Person, il forme un quatuor atypique de moines dans "Le fantôme de la liberté" (1974). Ils sont coincés par la pluie dans une auberge tenue par Paul Frankeur. Ils s’avéreront de redoutables joueurs de cartes, en jouant des scapulaires et des médailles. Musson apporte toujours un décalage quand il parle à Milena Vukotic du stress de son époque ou discute de la versatilité de la notion de la sainteté au sein de l’église catholique. Il finira avec ses compagnons par prendre la poudre d’escampette devant les délires sado-masochistes de Michael Lonsdale. On le retrouve une dernière fois chez Buñuel dans "Cet obscur objet du désir" (1977), en policier qui s’annonce par un mielleux "N’ayez pas peur, nous sommes des amis", à Angela Molina et sa mère, pour mieux annoncer un avis d’expulsion... Il fut un passeur remarquable dans "L'irrationnel récréatif" - selon une expression de Raymond Lefèvre -, de ce grand réalisateur. Des metteurs en scène sauront se souvenir de cette association fructueuse pour l’employer autrement, comme Radovan Tadic et Jean-Charles Fitoussi. On le retrouve régulièrement jusque dans les années 90, comme dans le rôle d’un employé de la morgue face à Carole Bouquet dans "Lucie Aubrac" (1996). Il faut saluer ce comédien, qui a su à la moindre de ses apparitions faire exister un personnage, et on a toujours autant de plaisir à rajouter un titre dans sa filmographie dans des bases de données comme IMDB. Il faut aussi saluer un parcours théâtral remarquable de "À chaun selon sa faim" en 1950 à "Bérénice" (2001) dans une mise en scène de Lambert Wilson. Un comédien indispensable qui fait la richesse du cinéma français et participe à son foisonnement.
Filmographie établie avec Christophe Bier, Armel de Lorme et l'équipe de "La lettre des comédiens" : 1951 Jeux interdits (René Clément) - Le vrai coupable (Pierre Thevenard) - Un grand patron (Yves Ciampi) - 1952 Nous sommes tous des assassins (André Cayatte) - Les belles de nuit (René Clair) - Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) - C’est arrivé à Paris (Henri Lavorel & John Berry) - L’île des femmes nues (Henri Lepage) - Les dents longues (Daniel Gélin) - Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) - Lucrèce Borgia (Christian-Jaque) - 1953 L’esclave (Yves Ciampi) - Virgile (Carlo Rim) - Les trois mousquetaires (André Hunebelle) - La belle de Cadix (Raymond Bernard) - Le guérisseur (Yves Ciampi) - Le grand jeu (Robert Siodmak) - Mam’zelle Nitouche (Yves Allégret) - L’affaire Maurizius (Yves Allégret) - Les trois mousquetaires (André Hunebelle) - Le comte de Monte-Cristo (Robert Vernay) - Le témoin de minuit (Dimitri Kirsanoff) - Les hommes ne pensent qu'à ça (Yves Robert) - 1954 Ah ! les belles bacchantes (Jean Loubignac) - Escalier de service (Carlo Rim) - Les évadés (Jean-Paul Le Chanois) - Le fils de Caroline Chérie (Jean Devaivre) - Marchandes d’illusions (Raoul André) - Pas de souris dans le Bizness (Henri Lepage) - Série noire (Pierre Foucaud) - Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) - Huis-clos (Jacqueline Audry) - 1955 Lola Montès (Max Ophuls) - L’impossible M. Pipelet (André Hunebelle) - Chantage (Guy Lefranc) - Mémoires d’un flic (Pierre Foucaud) - Bonjour sourire (Claude Sautet) - Marguerite de la nuit (Claude Autant-Lara) - Marie-Antoinette, reine de France (Jean Delannoy) - Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) - Pas de pitié pour les caves (Henri Lepage) - Les nuits de Montmartre (Pierre Franchi) - Soupçons (Pierre Billon) - Gueule d’ange (Marcel Blistène) - 1956 Bonjour Paris, bonjour l’Amour (Ralph Baum) - C’est une fille de Paname (Henri Lepage) - Courte tête (Norbert Caronnaux) - L’homme à l’imperméable (Julien Duvivier) - Paris Palace hôtel (Henri Verneuil) - Pitié pour les vamps (Jean Josipovici) - Le septième commandement (Raymond Bernard) - Les truands (Carlo Rim) - La vie est belle (Roger Pierre & Jean-Marc Thibault) - Love in the afernoon (Ariane) (Billy Wilder) - Comme un cheveu sur la soupe (Maurice Régamey) - Que les hommes sont bêtes (Roger Richebé) - 1957 À pied, à cheval et en voiture (Maurice Delbez) - Clara et les méchants (Raoul André) - Le dos au mur (Édouard Molinaro) - Les misérables (Jean-Paul Le Chanois) - Le septième ciel (Raymond Bernard) - Sois belle et tais-toi (Marc Allégret) - Le souffle du désir (Henri Lepage) - Le temps des œufs durs (Norbert Carbonnaux) - C'est arrivé à 36 chandelles (Henri Diamant-Berger) - 1958 Archimède le clochard (Gilles Grangier) - Houla-Houla (Robert Darène) - Maxime (Henri Verneuil) - Le gendarme de Champignol (Jean Bastia) - Oh ! que Mambo (John Berry) - Taxi, roulotte et corrida (André Hunebelle) - Les vignes du seigneur (Jean Boyer) - Minute papillon (Jean Lefebvre) - Gigi (Id) (Vincente Minelli) - Messieurs les ronds de cuir (Hervé Diamant-Berger) - 1959 La marraine de Charley (Pierre Chevalier) - Pantalaskas (Paul Paviot, sous réserves) - Meurtre en 45 tours (Étienne Périer) - Par-dessus le mur (Jean-Paul Le Chanois) - Rue des prairies (Denys de la Patellière) - La vache et le prisonnier (Henri Verneuil) - Le Baron de l’Écluse (Jean Delannoy) - 1960 L’affaire d’une nuit (Henri Verneuil) - Le Capitan (André Hunebelle) - Les amours de Paris (Jacques Poitrenaud) - La française et l’amour [épisode "L’adultère"] (Henri Verneuil) - L’imprevisto (L’imprévu) (Alberto Lattuada) - Le mouton (Pierre Chevalier) - Le passage du Rhin (André Cayatte) - Le président (Henri Verneuil) - Au cœur de la ville (Pierre Gautherin) - 1961 Le miracle des loups (André Hunebelle) - Le monte-charge (Marcel Bluwal) - Five Miles to Midnight (Le couteau dans la plaie) (Anatole Litvak) - Amours célèbres [épisode "Agnès Bernauer"] (Michel Boisrond) - Les lions sont lâchés (Henri Verneuil) - Tout l’or du monde (René Clair) - Le comte de Monte-Cristo (Claude Autant-Lara) - 1962 Les bonnes causes (Christian-Jaque) - Comment réussir en amour (Michel Boisrond) - Le glaive et la balance (André Cayatte) - Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil) - Les mystères de Paris (André Hunebelle) - Les veinards [épisode "Le repas gastronomique"] (Jean Girault) - Pourquoi Paris ? (Denys de la Patellière) - Charade (Id) (Stanley Donen) - 1963 Cherchez l’idole (Michel Boisrond) - Des frissons partout (Raoul André) - Le journal d’une femme de chambre (Luis Buñuel) - La porteuse de pain (Maurice Cloche) - 1964 Les amitiés particulières (Jean Delannoy) - L’horoscope (Christian Duvaleix, CM) - Premier avril (Christian Duvaleix, CM) - Comment épouser une premier ministre (Michel Boisrond) - Fantômas (André Hunebelle) - Moi et les hommes de quarante ans (Bernard Borderie) - Une souris chez les hommes (Jack Poitrenaud) - Un monsieur de compagnie (Philippe de Broca) - Week-end à Zuydcoote (Henri Verneuil) - Up from the beach (Le jour d’après) (Robert Parrish) - 1965 Le caïd de Champignol (Jean Bastia) - Paris au mois d’Août (Pierre Granier-Deferre) - La seconde vérité (Christian-Jaque) - Un milliard dans un billard (Nicolas Gessner) - Le dix-septième ciel (Serge Korber) - Les bons vivants [épisode "Le procès"] (Gilles Grangier) - Qui êtes-vous Polly Maggoo ? (William Klein) - 1966 Belle de jour (Luis Buñuel) – Brigade anti-gangs (Bernard Borderie) - Le jardinier d’Argenteuil (Jean-Paul Le Chanois) - Le soleil des voyous (Jean-Delannoy) - Une femme en blanc se révolte (Claude Autant-Lara) - 1968 Faites donc plaisir aux amis (Francis Rigaud) - Sous le signe de Monte-Cristo (André Hunebelle) - La voix lactée (Luis Buñuel) - 1969 Les caprices de Marie (Philippe de Broca) - Le clan des Siciliens (Henri Verneuil) - Dernier domicile connu (José Giovanni) - Une veuve en or (Michel Audiard) - La peau de Torpédo (Jean Delannoy) - La vampire nue (Jean Rollin) - 1970 Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques (Michel Audiard) - Macédoine (Jacques Scandélari) - Max et les ferrailleurs (Claude Sautet) - Mourir d’aimer (André Cayatte) - On est toujours trop bon avec les femmes (Michel Boisrond) - Peau d’âne (Jacques Demy) - 1971 Papa, les petits bateaux (Nelly Kaplan) - La part des lions (Jean Larriaga) - 1972 Elle cause plus, elle flingue (Michel Audiard) - Le charme discret de la bourgeoisie (Luis Buñuel) - L’insolent (Jean-Claude Roy) - Les voraces (Sergio Gobbi) - The day of the Jackal (Chacal) (Fred Zinnemann) - Les anges (Jean Desvilles) - 1973 Le magnifique (Philippe de Broca) - La dernière bourrée à Paris (Raoul André) - La merveilleuse visite (Marcel Carné) - Les quatre Charlots mousquEtaires (André Hunebelle) - Deux hommes dans la ville (José Giovanni) - Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard) - Les gaspards (Pierre Tchernia) – O.K. patron (Claude Vital) - 1974 Le fantôme de la liberté (Luis Buñuel) - Impossible… pas français (Robert Lamoureux) - Le rallye des joyeuses (Serge Korber) - Comme un pot de fraises (Jean Aurel) - La vie sentimentale de Walter Petit / Jeunes filles perverses / Hard love (Serge Korber) - La sein glin glin / Les nuits chaudes de Justine / Pour être heureux vivons couchés (Patrick Aubin [Jean-Claude Roy]) - L’amour pas comme les autres / Les enhambées (Jeanne Varoni [Jeanne Chaix]) - La donneuse (Jean-Marie Pallardy) - 1975 Les amours difficiles / La grande perversion (Raphaël Delpard) / Cuisses en chaleurs / Vous l’avez dans le dos (Patrick Aubin [Jean-Claude Roy]) - C’est dur pour tout le monde (Christian Gion) - L’essayeuse (Serge Korber) - Opération Lady Marlène (Robert Lamoureux) - L’incorrigible (Philppe de Broca) –Catherine et compagnie (Michel Boisrond) - Silence… on tourne (Roger Coggio) - 1976 Le chasseur de chez Maxim’s (Claude Vital) - 1977 Cet obscur objet du désir (Luis Buñuel) - Le maestro (Claude Vital) - 1978 Le pion (Christian Gion) - Le temps des vacances (Claude Vital) - On Two Two, 122, rue de Provence (Christian Gion) - Grandison (Joachim Kurz, inédit en France) - 1979 Monique et Julie, deux collégiennes en partouze (Alain Payet) - Retour en force (Jean-Marie Poiré) – Le gagnant (Christian Gion) - 1980 Cherchez l’erreur (Serge Korber) - Le journal érotique d’une Thaïlandaise (Boris Bradley [Jean-Marie Pallardy]) - 1981 Belles, blondes et bronzées (Max Pécas) - Pétrole, pétrole (Christian Gion) - Jamais avant le mariage (Daniel Ceccaldi) - 1982 Ça va faire mal (Jean-François Davy) - Éducation anglaise (Jean-Claude Roy) - Les diplômés du dernier rang (Christian Gion) - Rebelote (Jacques Richard) - 1983 Y-a-t-il un pirate sur l’antenne ? / Titre vidéo : Superflic se déchaîne(Jean-Claude Roy) - Le fou du roi (Yvan Chiffre) - 1984 Neuville, ma belle (Mae Kelly [collectif de plusieurs réalisateurs]) - Vive le fric (Raphaël Delpard, inédit sauf province) - 1985 Pirates (Id) (Roman Polanski) - Dressage (titre TV : Éducation perverse) (Pierre B. Reinhard) - 1986 Bitumes (François Velle, CM) - 1988 L’invité surprise (Georges Lautner) - Erreur de jeunesse (Radovan Tadic) - 1989 Prisonnier de guerre (François Loubeau, CM) - 1990 La révolte des enfants (Gérard Poitou-Weber) - 1991 Sup’ de fric (Christian Gion) - 588 rue du Paradis (Henri Verneuil, + version TV) - Le fond de l’air est frais (Thierry Boscheron, CM) - 1996 Lucie Aubrac (Claude Berri) - Comme des rois (François Velle) - 2000 La fiancée de Dracula (Jean Rollin) - 2001 Les jours où je n’existe pas (Jean-Charles Fitoussi) - 2003 Pellis (Yann Gozlan, CM). Nota : Bien que crédité dans À nous quatre, Cardinal !, d’André Hunebelle, il n’apparaît pas dans ce second volet des "Quatre Charlots mousquetaires". Il est parfois crédité par erreur dans dans "Justice est faite" (André Cayatte, 1950), "Gervaise" (René Clément, 1955) - le rôle du scribe -, "En cas de malheur" (Claude Autant-Lara, 1957) - rôle de l'agent bousculé - et dans "Le petit prof" (Carlo Rim, 1958) - rôle du croque mort -. Voxographie (notamment) : 1959 Le confident de ces dames (Jean Boyer) - 1965 Paris brûle-t-il ? (René Clément) - 1966 Paris au temps des ceristes : La commune (Jean Desvilles & Jacques Darribehaude, CM, voix du récitant) - Tintin et le temple du soleil (Eddie Lateste, animation, voix) .
Télévision : (notamment)
1957 Quadrille de diamants (Claude Barma) - 1958 Châteaux en Espagne (François Gir) - Les cinq dernières minutes : Tableau de chasse (Claude Loursais) - 1959 Les maris de Léontine (André Leroux) - 1960 Le théâtre de la jeunesse : Le prince et le pauvre (Marcel Cravenne) - Rouge (André Leroux) - Week-end surpise (André Leroux) - 1961 Revue (André Leroux) - 1962 Les caprices de Marianne (Claude Loursais) - L'inspecteur Leclerc enquête : Le saut périlleux (André Michel) – Les célibataires (Jean Prat) - Le gendre de Monsieur Poirier (André Leroux) - Le plus grand théâtre du monde : Rien que la vérité (Claude Loursais) - 1964 Le théâtre de la jeunesse : Méliès, le magicien de Montreuil (Jean-Christophe Averty) - Un homme en or (André Leroux) - Félix (Christian Duvaleix) - L’abonné de la ligne U (Yannick Andréi) - 1965 Ubu roi (Jean-Christophe Averty) - Mademoiselle de la Ferté (Gilbert Pineau) - Les cinq dernières minutes : Le bonheur à tout prix (Claude Loursais) - Embrassons-nous, Folleville ! (Éric Le Hung) - 1966 Il faut que je tue monsieur Rumann (Guy Casaril) - Rouletabille chez les Bohémiens (Robert Mazoyer) - Comment ne pas épouser un milliardaire (Roger [Lazare] Iglèsis) - Les cinq dernières minutes : La rose de fer (Jean-Pierre Marchand) - 1967 La marseillaise de Rude (Alain Boudet) - Interrogatoire : Terrain vague (Guy Laforêt) - Vidocq : Le crime de la mule noire (Claude Loursais) - 1968 Les grandes espérances (Marcel Cravenne) - Joanny Leniot (Jean Bescont) - Province : La coupe (île de France) (Robert Mazoyer) - Au théâtre ce soir : La toile d'araignée (Pierre Sabbagh) - Au théâtre ce soir : Baby Hamilton (Pierre Sabbagh) - 1969 D'Artagan (Claude Barma) - Trois étoiles : Arbois : Le poulet au vin jaune (Maurice Régamey) - 1970 Les saintes chéries : Ève cherche du travail (Jean Becker & Nicole de Buron) - Les aventures d’Alice au pays des merveilles (Jean-Christophe Averty) - Lancelot du Lac (Claude Santelli) - La main de singe (Roger [Lazare] Iglèsis) - Les nouvelles aventures de Vidocq : La caisse de fer (Marcel Bluwal) - 1971 Al Johnson (Jean-Christophe Averty) - Madame, êtes-vous libre ? (Jean-Paul Le Chanois) - Al Jolson (Jean-Christophe Averty) - Au théâtre ce soir : Arsenic et vieilles dentelles (Pierre Sabbagh) - Au théâtre ce soir : Herminie (Pierre Sabbagh) - Pas moral pour deux sous (Jean Archimbaud) - Ubu enchanté (Jean-Christophe Averty) - François Gaillard ou la vie des autres : René (Jacques Ertaud) - 1972 Figaro-ci, Figaro-là (Hervé Bromberger) - Kitsch-Kitsch (Janine Guyon) - 1973 Les malheurs de la comtesse (Bernard Deflandre) - Joseph Balsamo (André Hunebelle) - Molière pour rire et pour pleurer (Marcel Camus) - L’éducation sentimentale (Marcel Cravenne) - La dernière carte (Marcel Camus) - Musidora (Jean-Christophe Averty) - La paroi (Jean-Paul Le Chanois) - 1974 Au théâtre ce soir : Le chien des Baskerville (Georges Folgoas) - Les dernières cartes (Marcel Cravenne) - Les cinq dernières minutes : Si ce n'est toi (Claude Loursais) - La voleuse de Londres (Marcel Cravenne) - Les faucheurs de Marguerite (Marcel Camus) - 1975 Au théâtre ce soir : Dix minutes d'alibi (Pierre Sabbagh) - Paul Gauguin (Roger Pigaut) - Les cinq dernières minutes : Le coup de pouce (Claude Loursais) - Le théâtre de Tristan Bernard : L’anglais tel que l’on parle (Georges Folgoas) - Le secret des dieux (Guy-André Lefranc) - Le mystère Frontenac (Maurice Frydland) - Marie-Antoinette (Guy-André Lefranc) - Erreurs judiciaires : La cuillère dans l'arsenic (Jean Laviron) - 1976 Au théâtre ce soir : Seul le poisson rouge est au courant (Pierre Sabbagh) - Les brigades du tigre : Don de Scotland-Yard (Victor Vicas) - Douze légionnaires : Delta du Tonkin : Adjudant Pierre Duffel (Bernard Borderie) - 1977 Emmenez-moi au Ritz (Pierre Grimblat) - Les folies d'Offenbach (Michel Boisrond) - La filière (Guy-André Lefranc) - 1978 Émile Zola ou la conscience humaine (Stellio Lorenzi) - Voltaire (Marcel Camus) - Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut (Jean Delannoy) - Les héritiers : Photos de famille (Juan Luis Buñuel) - 1979 Avoir été (Roland-Bernard) - Comme chien et chat (Roland-Bernard) - L'âge bête (Jacques Ertaud) - Le moustique (Maurice Frydland) - Au théâtre ce soir : La route des Indes (Pierre Sabbagh) - 1980 La mort en sautoir (Pierre Goutas) - Les liaisons dangereuses (Claude Barma) - Nana (Maurice Cazeneuve) - 1981 Au théâtre ce soir : Comédie pour un meutre (Pierre Sabbagh) - Au théâtre ce soir : Une sacrée famille (Pierre Sabbagh) - Ubu cocu ou l'archeopteryx (Jean-Christophe Averty) - Le voyage du Hollandais (Charles Brabant) - Bekenntnisse des Hochstaplers Felix Krull (Les confessions du chevalier d’industrie Felix Krull) (Bernhard Sinkel) - Jupiter 81 (Maurice Frydland) - 1982 Paris-Saint-Lazare (Marco Pico) - Le pouvoir d'inertie (Jean-François Delassus) - Papa poule (Roger Kahane) - Démobilisation générale (Hervé Bromberger) - Merci Sylvestre (L’homme de ménage) (Serge Korber) - 1983 Les cinq dernières minutes : Meutre sans pourboire (Jean Chapot) - Médecins de nuit : Le bizutage (Gérard Clément) - Les amours des années folles : Féeries bourgeoises (Agnès Delarive) - Emmenez-moi au théâtre : Orphée (Claude Santelli) - Il cane de Jérusalem (Les chiens de Jérusalem) (Fabio Carpi) - 1984 Jacques le fataliste et son maître (Claude Santelli) - Le tueur triste (Nicolas Gessner) - 1985 La politique est un métier (Maurice Frydland) - L’année terrible (Claude Santelli) - L’ami Maupassant : L’enfant (Claude Santelli) - L’affaire Marie Besnard (Yves-André Hubert) - 1987 Une occasion en or : Les mémés sanglantes (Bruno Gantillon) - Les enquêtes du commissaire Maigret : Les enquêtes du "Majestic" (Maurice Frydland) - 1988 L’ami Giono : Ennemonde (Claude Santelli) - Hemingway (Bernard Sinkel) - Les cinq dernières minutes : Pour qui sonne le jazz (Gérard Gozlan) - Les nuits révolutionnaires (Charles Brabant) - Le Gorille compte ses abattis (Jean Delannoy) - 1990 Les héroïnes de Colette : Duo (Claude Santelli) - Héritage oblige : Erika mon amour (Maurice Frydland) - 1991 Quiproquos ! (Claude Vital) - Maxime et Wanda : Les belles ordures (Claude Vital) - 1992 Tout ou presque (Claude Vital) - Aldo tous risques : Direct au cœur (Claude Vital) - 1994 Les caprices de Marianne (Jean-Daniel Verhaeghe, captation) - 1995 L’allée du Roi (Nina Companeez) - La comète (Claude Santelli) - 1996 Les allumettes suédoises (Jacques Ertaud) - 1999 Louis la brocante : Louis et les amoureux du manège (Maurice Frydland) - 2001 La grande brasserie (Dominique Baron).
Divers : "Vivement lundi" ; "Marc et Sophie" (épisode "Divine diva") ; Sketches de Karl Zéro ("Le vrai journal"), etc….
Remerciements : à Jean-Jacques Jouve, Alain Plège.
Bibliographie :
"La lettre des Comédiens" N°20 Mai-Juin 1999 : "Le métier de Bernard Musson" par Étienne Colson (+ filmo)
Mise à jour du 06/08/2009
© Le coin du cinéphage (reproduction strictement interdite, textes déposés)
26 février 2008
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : RENÉE LE CALM
Renée Le Calm, photo source "Agence art 7"
En créant une fiche dans Wikipédia en raison de sa double actualité dans "Enfin veuve" et "Paris", je me disais qu'elle méritait tout de même mieux qu'une ébauche de fiche. C'est l'occasion après Dominique Marcas et Francia Séguy, de rendre à nouveau un hommage à nos doyennes du cinéma français. "Chacun cherche son chat" s’inspire directement d’une des mésaventures de Renée Le Calm, qui gardait les chats de son quartier. Une amie de Klapisch lui avait raconté ce qui devint le point de départ de ce film, ironie du sort, cette fidèle habitante du XIème, avait déjà fait de la figuration dans deux films du cinéaste. Rétrospectivement, on la reconnaît dans le métro dans "Riens du tout". Cette retraitée de la restauration est donc engagée à nouveau, pour tenir son presque propre rôle dans ce film, face à la trop sous-utilisée Garance Clavel. Elle alterne la drôlerie et l’émotion. Le personnage de styliste que joue Marina Tomé, la voyant avec une autre vieille dame, déclare les trouver "insensées". C’est l’âme du quartier, mais elle n’est pas passéiste face aux changements multiples urbains. Si elle déplore que certains de ses voisins soient expropriés, elle déclare s’habituer très bien aux nouveautés. Son bagou cache cependant une belle sensibilité, elle va jusqu’à tomber malade pour avoir perdu le chat noir – nommé "Gris-Gris" - de sa voisine. Le fidèle Jamel – génial Zinedine Soualem -, devenu assez lent après un accident, l’aide à reprendre goût à la vie. Le cinéma très vite se l’arrache, il faut dire qu’elle est toujours irrésistible, on se souvient du fou rire de Gérard Depardieu dans le bêtisier au générique final dans "Les anges gardiens", signé par un Jean-Marie Poiré au-delà du speedé, face à elle qui communie en face de Christian Clavier qui joue un prêtre. Elle s’ingénie en général à voler la vedette à tout le monde. On la retrouve en grand-mère de Christian "Jules-Edouard Moustic" Borde, obligé de fuir sa capitale, en raison d’une apocalypse fomentée – et bidonnée – par un grand gourou d’opérette dans "Michael Kael…".
Avec François-Xavier Demaison & Vincent Elbaz dans "Tellement proches" - photo source Allociné -
Elle est acariâtre et agonisante, en léguant son héritage à Isabelle Carré dans "Quatre étoiles". Isabelle Mergault l’emploie avec bonheur dans "Je vous trouve très beau", où elle a droit à sa réplique culte "qui est mort ?", mais elle l’utilise assez lourdement dans son décevant "Enfin veuve". Elle est une vieille dame constamment saoule dans le café que fréquente Jacques Gamblin. Elle arrive cependant à tirer son épingle du jeu, en arrachant quelques rires avec ses insultes diverses, passant de "Enculé" à ..."Encornet". Il faut la voir face au pauvre Paul Crauchet aussi mal employé qu’elle, la dame vaguement atteinte de la maladie de Gilles de La Tourette étant aussi gâteuse que lui. On la retrouve dans le "Paris" de Klapisch qui lui reste fidèle. Elle est plus alerte, malgré son grand âge, pour monter les escaliers que le personnage joué par Romain Duris et qui souffre du cœur. Elle est irrésistible en Mme Docase qui "crache des flammes" dans "Aide toi le ciel t'aidera" (François Dupeyron, 2007). Il faut la voir maugréer constamment et se lever de son fauteuil roulant pour partir à petits pas, quand elle n'attire plus l'attention de Félicité Wouassi. Elle est également formidable dans "Tellement proches" du duo Nakache et Toledano. Candidate improbable au permis de conduire - elle s'y essaie après des années - sans être dupe des sarcasmes de Vincent Elbaz. Elle se retrouve trimbalée par ce dernier dans toutes ses pérégrinations, ce qui donne des scènes drolatiques quand on la retrouve à faire une tortue en poterie dans une maternelle et même arbitre de tennis ! Avant de se finir par son répondant et son tempérament, membre adopté d'une famille compliquée. Renée Le Calm a une très grande personnalité et a ses dernières années composé l’un des personnages les plus attachants du cinéma français. A lire également son portrait dans L'oeil de Balthazar.
Photo : L'oeil de Balthazar
Filmographie : 1991 Riens du tout (Cédric Klapisch) - 1993 Le péril jeune (+ version TV "Les années lycée : Péril jeune – 1975") (Cédric Klapisch) - 1995 Chacun cherche son chat (Cédric Klapisch) - Les anges gardiens (Jean-Marie Poiré) - Le silence de Rak (Christophe Loizillon) - 1997 L'annonce faite à Marius (Harmel Sbraire) - Ca n'empêche pas les sentiments (Jean-Pierre Jackson) - 1998 Lila Lili (Marie Vermillard) - 1999 Peut-être (Cédric Klapisch) - 1999, Madeleine (Laurent Bouhnick) - Les insaisissables (Christian Gion) - 2000 La boîte (Claude Zidi) - 2001 Filles perdues, cheveux gras (Claude Duty) - Ah ! Si j'étais riche (Gérard Bitton & Michel Munz) - The truth about Charlie (La vérité sur Charlie) (Jonathan Demme) - 2005 Je vous trouve très beau (Isabelle Mergault) - Quatre étoiles (Christian Vincent) - 2006 Petites révélations (Marie Vermillard) - Paris (Cédric Klapisch) - 2007 Enfin veuve (Isabelle Mergault) - Ma chère Alice (Martin Amic, CM) - Aide-toi, le ciel t'aidera (François Dupeyron) - 2008 Tellement proches (Eric Toledano & Olivier Nakache). Télévision (notamment) : 1999 Regards d'enfance : Rends moi mon nom (Patrice Martineau) - Maigret : Meurtre dans un potager (Ewin Baily) - Avocats & associés : Le prix des sens (Philippe Triboit) - 2000 Un homme en colère : L'ange déchu (Didier Albert) - Boulevard du palais : La jeune morte (Jacques Malaterre) - Blague à part : Poussez - 2003 Le porteur de cartables (Caroline Huppert) - 2005 Jeff et Léo, flics et jumeaux : Jardin zen (Étienne Dahene) - Docteur Dassin, généraliste : Des secrets bien gardés (Olivier Langlois) - Docteur Dassin, généraliste : L'ombre et la lumière (Olivier Langlois) - Non datés : Le bahut (Arnaud Sélignac) - Commissariat Bastille (Gilles Béhat).
Mise à jour du 13/07/2009
30 décembre 2007
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : VERNON DOBTCHEFF

Photo Nathalie Vergez source Comoedia
A la seule vue de sa photographie, diffusée sur un écran d'ordinateur, dans l'Empire des loups", on devine que Chris Nahon cherche à gagner du temps pour personnaliser un mystérieux chef d'une organisation turque, nommée "Les loups gris". Son portrait réveille notre imaginaire. On 'a qu'une hâte, c'est de le retrouver ensuite dans ce film manufacturé... Il est idéal pour camper ce personnage pouvant être à la fois humain et protecteur, auprès d'une fillette, mais figurer aussi un homme des plus inquiétants. Il est capable d'installer un climat fantastique par sa seule présence, comme celle mutique d'un passager du métro, qui inquiète Yvan Attal par ses apparitions régulières dans "Somewhere" (Emmanuel Murat, 2004).
Il faut saluer son parcours, international et des plus atypiques, de ce comédien, né en fait à NÎmes. On se souvient souvent de lui, en transfuge de la guerre froide, espion soviétique à l'instar des épisodes de "Chapeau melon et bottes de cuire". Il figure également un mystérieux représentant d'une organisation internationale dans "Le chat et la souris" (Claude Lelouch, 1975). Il trouve d'ailleurs l'un de ses meilleurs rôles, dans le registre de l'espionnage, comme dans "Toutes peines confondues (Michel Deville, 2001), où il personnifie le machiavélique Turston...
Vernon Dobtcheff dans "Plus rien...", court-métrage de Fabrice Nordmann.
Il est aussi à l'aise dans la comédie. Il personnifie un Allemand, réfugié à Hollywood pour fuir le nazisme, dans "Je hais les acteurs" (Gérard Krawczyk, 1986). Il y échafaude des théories fumantes, se basant sur son expérience d'écriture de films policiers, pour résoudre une énigme bien réelle. Il est un mage, victime du courroux d'Iznogoud, campé par Michaël Youn, car il doit trouver un sort pour éliminer le Calife, dans "Iznogoud" (Patrick Braoudé, 2004), et un druide fleuri avertissant Astérix et Obélix de l'enlèvement de Panoramix, dans "Astérix aux jeux olympiques", sorti en 2008. Mais on le retrouve le plus souvent dans des rôles de notables, ou de patrons comme celui de Marlène Jobert dans "L'amour nu" (Yannick Bellon, 1981).
Il incarne souvent des ecclésiastiques, un représentant de la Sainte Inquisition de Venise dans "Giordano Bruno" (Giuliano Montaldo, 1973), un moine dans "Le nom de la rose" (Jean-Jacques Annaud, 1985), un officiel du Vatican dans "Le tombeau" (Jonas McCord, 1999), et le prêtre, cousin de Vittorio Gassman, dans "Parfum de femme" (Dino Risi, 1974), ce dernier s'évertuant à le provoquer. Peu rancunier, il le bénira cependant, malgré lui, voyant en sa cécité une sorte de chemin de croix. Il est aussi le Révérend anglican qui refuse de marier Nicolas Philiber - Jean-Paul Belmondo -, en apprenant sa bigamie dans "Les mariés de l'an II", trépidante comédie de Jean-Paul Rappeneau (1970). Suit une scène drolatique de course-poursuite, avec l'ex-futur beau-père joué par Billy Kearns.
Vernon Dobtcheff ne se contente pas de figurer dans de gros budgets, il participe souvent à de nombreux courts-métrages, souvent des premières oeuvres. Il est formidable en membre d'un jury, demandant à un candidat de parler de "L'amour" dans l'ingénieux "Parlez-moi de l'amour", ou dans les premiers travaux d'Olivier Mégaton. Ce dernierlui donne un rôle protecteur, avec son personnage de Vitali dans "La sirène rouge", ange gardien d'Hugo - Jean-Marc Barr -. Il faut le voir offrir un nounours à une adolescente en difficulté, perdu devant ses aspirations et révélant un désert affectif, et une perte de la notion de la réalité, car il est plongé dans son propre "monde".
Dans un épisode de "Doctor Who"
S'il est souvent confiné dans des rôles inquiétants, comme des officiers nazis en retraite ou en activité comme dans la série "Holocauste", il promène cependant une grande classe et une belle distinction dans bien des films. Il est toujours crédible dans n'importe quelle nationalité. Le plus souvent, il est sujet britannique, comme dans son rôle de Blount, formant un duo mémorable et distingué de journalistes, avec Pierre Vernier (Alicie Jolivet), dans la série TV, "Michel Strogoff" (Jean-Pierre Decourt, 1975), d'après Jules Verne. Il a également joué dans une série de prestige pour la BBC, d'oeuvres de William Shakespeare, diffusée sur France 3 dans les années 80.
Un de ses meilleurs rôles reste celui d'Hudson Lowe, le geôlier de Napoléon - joué par un inattendu et remarquable Roland Blanche - dans "L'otage de l'Europe" (Jerzy Kawalerowicz, 1988). Il reste digne et imperturbable devant la mépris et sa mauvaise humeur du tyran en exil. François Berléand, qui jouait dans ce film le général de Montholon, me confiait l'affabilité est la grande culture de Vernon Dobtcheff. Pierre Salvadori lui offre également l'occasion de montrer son grand talent, dans "Hors de prix" (2005), il campe Jacques, un milliardaire dandy et alcoolique. Son personnage est assez retord car il garde toujours son contrôle malgré les excès de boissons, et il tient toujours à avoir une distance avec le personnage incarné avec charme par Audrey Tautou, ne voulant pas succomber trop facilement à sa séduction qu'il retrouve régulièrement via des relations tarifiées.
On aimerait que son grand talent soit mieux utilisé qu'une simple utilisation de son grand professionnalisme, dans quelques distributions paresseuses. Citons le trop conventionnel "La légende des 3 clefs", feuilleton diffusé par M6, où il campe avec superbe un anthropologue comploteur garant de la mémoire des templiers... Il reste qu'il a travaillé avec les plus grands metteurs en scène, et que son parcours théâtral est des plus prestigieux.
Filmographie : établie avec Christophe Bier![]()
1964 Darling (Id) (John Schlesinger) - Those magnificent men in their flying machines, or how I flew from London to Paris in 25 hours 11 minutes / Those magnificent men in their flying machines (Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines) (Ken Annakin) - 1965 The hidden face / Scale of justice : The hidden Face (Patrick Dromgoole, CM) - 1966 La bisbetica domata / The taming of the Shrew (La mégère apprivoisée) (Franco Zeffirelli) - The idol (L'idole) (Daniel Petrie) - 1967 Baby love (Alastair Reid) - A Dandy in aspic (Maldonne pour un espion) (Anthony Mann & Laurence Harvey) - 1968 The assassination bureau / The assassination bureau limited (Assassinats en tous genres) (Basil Dearden) - 1969 Darling Lili (Blake Edwards) - The Kremlin letter (La lettre du Kremlin) (John Huston) - Anne of the thousand days (Anne des mille jours) (Charles Jarrott) - 1970 The beast in the cellar / Are you dying, young man ? / Young man, I think you're doing (Lewis Gilbert) - Ils (Jean-Daniel Simon) - Les mariés de l’an II (Jean-Paul Rappeneau) - 1971 The Horsemen (Les cavaliers) (John Frankenheimer) - Mary, queen of Scots (Marie Stuart, reine d’Ecosse) (Charles Jarrott) - Nicholas and Alexandra (Nicolas et Alexandra) (Franklin J Schaffner) - Fiddler on the roof (Un violon sur le toit) (Norman Jewison) - Far from Dallas (Philippe Toledano) - 1972 The day of the jackal (Chacal) (Fred Zinnemann) - I racconti di Canterbury (Les contes de Canterbury) (Pier Paolo Pasolini) - Up the front (Bob Kellett) -Impossible object / Story of alove story (L’impossible objet) (John Frankenheimer) - 1973 Giordano Bruno (Id) (Giuliano Montaldo) - Undercovers hero / Soft beds and hard battles (En voiture Simone !) (Roy Boulting) - 1974 The destructors / The Marseille contract (Marseille contrat) (Robert Parrish) - Galileo Galilei (Galileo) (Joseph Losey) - India song (Marguerite Duras) - Murder on the Orient Express (Le crime de l’Orient Express(Sidney Lumet) - Le jeu avec le feu (Alain Robbe-Grillet) - Profumo di donne (Parfum de femme) (Dino Risi) - Le sauvage (Jean-Paul Rappeneau) - 1975 Le chat et la souris (Claude Lelouch) - Il Messiah (Le Messie) (Roberto Rosselini) - Operation Daybreak / Seven met at Daybreak (Sept hommes à l'aube) (Lewis Gilbert) - 1976 The spy who love me (L'espion qui m'aimait) (Lewis Gilbert) - March or die (Il était une fois la légion) (Dick Richards) - Joseph Andrews (Les aventures amoureuses de Joseph) (Tony Richardson) - 1977 L’ordre de la sécurité du monde (Claude d’Anna) - La petite fille en velours bleu / Little girl in blue velvet (Alan Bridges) - 1978 L’amour en question (André Cayatte) - 1979 Nijinsky (Herbert Ross) - Zorro, the gay blade (La grande Zorro) (Peter Medak, rôle coupé au montage ?) - 1981 L’amour nu (Yannick Bellon) - San Antonio ne pense qu’à ça ! (Joël Séria) - La nuit de Varennes / Il mondo nuovo (Ettore Scola) - Enigma (I) (Jeannot Szwarc) - Sredni vashtar (Andrew Birkin, CM) – 1982 Au nom de tous les miens / For those I love (Robert Enrico) - Nutcracker / Nutcracker sweet (Anwar Kawadri) - 1983 Ronde de nuit (Jean-Claude Missiaen) - Gwendoline (Just Jaeckin) - Morenga (Egon Günther, téléfilm sorti en salles) – 1984 Mata Hari (Curtis Harrington) - Mon ami Washington (Helvio Soto) – 1985 Le nom de la rose / The name of the rose / Der name der rose (Jean-Jacques Annaud) - White nights (Soleil de nuit) (Taylor Hackford, scènes coupées au montage) - 1986 Caravaggio (Derek Jarman) - Je hais les acteurs (Gérard Krawczyk) - Maschenka (John Goldschmidt) - 1987 Pascali’s Island (L’île de Pascali) (James Darden) - Testimony (Tony Palmer) - Catacombs / Curse IV : The ultimate sacrifice (David Schmoeller) - L’inattendue (Patrick Mimouni, CM) - Natalia (Bernard Cohn) – 1988 Madame Sousatzaka (John Schlesinger) - Indiana Jones and the last crusade (Indiana Jones et la dernière croisade) (Steven Spielberg) - Toscanini (Young Toscanini / il giovane Toscanini ) (Franco Zeffirelli, scènes coupées au montage) - L'otage de l'Europe / Jeniec Europy (Jerzy Kawalerowicz) - Splendor (Id) (Ettore Scola) - 1989 Berlin-Yerushalaim (Berlin-Jerusalem) (Amos Gitai) – 1989 Berlin-Yerushalaim (Berlin-Jerusalem) (Amos Gitai) - Vincent et moi (Michael Rubbo) - The garden (Derek Jarman) - Fuga del paradiso (La fuite au paradis) (Ettore Pasculli, téléfilm présenté en salles) - 1990 Hamlet (Id) (Franco Zeffirelli) - The Krays (Les frères Krays) (Peter Medak) - Near Mrs. / The last tangle in Paris (En France présenté comme téléfilm, sous le titre : L'ambassade en folie, autre titre TV : Toujours les femmes) (Baz Taylor) - Meridian, kiss of the beast / Phantoms (Vidéo : Méridian, le baiser de la bête) (Charles Band) – 1991 Let him have it (L’âge de vivre) (Peter Medak) - Les enfants du Naufrageur (Jérôme Coulon) - Toutes peines confondues (Michel Deville) - La ballade d’un condamné (Anne-Laure Brénéol, CM) - 1992 Venice/Venice (Henry Jaglom) - The hour of the pig (L'heure du cochon) (Leslie Megahey) - Obiettivo indiscreto (Massimo Mazzucco) - La vis (Didier Flamand, CM) - 1993 M. Butterfly (Id) (David Cronenberg) - Mardi (Marion Carrance, CM) - Les enfants du charbon (Juliana Reis, CM) - 1994 Jefferson in Paris (Jefferson à Paris) (James Ivory) - England, my England (Tony Palmer) – 1995 Forte tête (Olivier Megaton, CM) - Der unhold / The ogre (Le roi des aulnes) (Volker Schlöndorff) - 1996 Surviving Picasso (James Ivory) - Jude (Id) (Michael Winterbottom) - Anna Karenina / Leo Tolstoy’s Anna Karenina (Anna Karénine) (Bernard Rose) - La montagne muette (Frédéric Gonseth) - 1997 Déjà vu (Henry Jaglom) - Spanish fly (Daphna Kastner) - Vigo / Vigo : A passion for life (Vigo, histoire d'une passion) (Julien Temple) - Photo maton (Philippe Dorison, CM) - L’abîme / The deep (Oliver Klein) - 1998 Jinah (Jamil Dehlavi) - Hilary and Jackie (Anand Tucker) - Zadock ou les malheurs d'un suppôt (Jean-Walter Muller, CM) - All for love (St. Ives) (Harry Hook, en France, présenté comme téléfilm) - 1999 Dreaming of Joseph Lees (Eric Styles) - Le prof (Alexandre Jardin) - The body (Le tombeau) (Jonas McCord) - Falling trough (Colin Bucksey) - 2000 Plus rien… (Fabrice Nordmann, CM) - 2001 La sirène rouge / The Red Siren (Olivier Megaton) - Revelations (Stuart Urban) - Festival in Cannes (Henry Jaglom) - The order (Sheldon Lettich) - Parlez-nous de l'Amour (Mathieu Zeitindjioglou, CM) - Le philanthrope (Mathieu Zeitindjioglou, CM) - Merci... docteur Rey ! (Andrew Litvak) - 2002 The wonderland experience (Ben Hardyment) – Brocéliande (Doug Headline) - In the sky (Jeff Espanol, inédit) - Pontormo - un amore eretico (Giovanni Fago) - Othello : A South African Tale (Timothy Eubulus) - 2003 Aliénation (Atsu Watanabe, CM) - Evilenko (David Grieco) - 2004 Mauvais gendre (Gilbert Merme, CM) – Somewhere (Emmanuel Murat, CM) - Before Sunset (Id) (Richard Linklater) – La vieille femme aux dents jaunes (Fabien Bonali, CM) - Resonance of tears (Atsu Watanabe, CM, + co-scénario) - Iznogoud (Patrick Braoudé) - L'empire des loups (Chris Nahon) - 2005 Mauvais gendre (Gilbert Merme, CM) - Le moment venu (Thomas Forwood, CM) - Hors de prix (Pierre Salvadori) - 2006 L'attracteur étrange (Justine Gasquet, CM) - Astérix aux jeux olympiques (Frédéric Forestier & Thomas Langmann) - 2007 Angie (Olivier Mégaton, CM) - In nome di Maria (Franco Diaferia) - The gift (Greg Marcks) - Le plaisir de chanter (Ilan Duran Cohen) - 2008 Carmin (Arthur Perret, CM) - La banquise (Michaël Buch) - Godforsaken (Jamil Dehlavi) - 2009 La saison des mutants (Alix Didrich, CM).

Vernon Dobtcheff dans "Resonance of tears" court-métrage d'Atsu Watanabe
Télévision : (notamment)
1959 Le voyageur sans bagace - 1963 Espionage : A camel to ride (Fielder Cook) - 1964 The Debussy Film (Ken Russel) - Galileo (Charles Jarrott) – 1965 The Avengers : Room Without a View (Chapeau melon et bottes de cuir) (Roy Baker) - Nineteen Eighty Four / 1984 (Christopher Moraham) - 1966 Mystery and Imagination : Carlukka (Bill Bayne) – 1967 The Avengers : The Living dead(Chapeau melon et botte de cuirs : Le mort-vivant) (John Krish) - The Saint : The Gadget Lovers (Le Saint) (Jim O’Connolly) - 1969 Out of the Unknow : Beach Head (James Cellan Jones) - The Champions : The Gilded Cage (Cyril Frankel) - The Avengers : Thingumajig(Chapeau melon et bottes de cuir) (Leslie Norman) - Doctor Who : The War Games (David Maloney) - 1970 Ace of Wands : The Mind Robbers (William Hemm) – Codename : Opening Gambit - 1971 À l’heure ou le coq chantera (Jacques Audoir) – Le seize à Kerbriant (Michel Wyn) - Freya des 7 îles (Jean-Pierre Gallo) - 1972 New Scotland Yard : Memory of a Gauntlet - Karatecas et Co : La nuit des parfaits (Edmond Tyborowski) - Plaies et bosses (Yves-André Hubert) - Pour Vermeer (Jacques Pierre) - 1973 Au bois dormant (Pierre Badel) - Les Brigades du tigre : Visite incognito (Victor Vicas) - An Echo of Theresa - Anatomy of Terror (Peter Jefferies) - À vous de jouer Milord (Christian-Jaque) – Cartesius (Descartes) (Roberto Rosselini) – Jeanne d’Arc (Yves-André Hubert) - Jean Pinot, médecin d’aujourd’hui (Michel Ferrand) - 1974 Van der Valk und die Toten (Pas de fontières pour l’inspecteur : Le bouc émissaire / Coup double) (Marcel Cravenne) - Des Christoffel von Grimmelshausen abenteuerlicher Simplicissimus (Simplicius Simplicimus) (Fritz Umgelter ) - 1975 The Sweeney : Supersnout - Rumpole of the Bailey (Robert Knights) – Michel Strogoff (Jean-Pierre Decourt) - The Nearly Man (John Irvin) - Jo Gaillard : L’inconnu (Christian-Jaque) - 1976 Don Juan ou l’homme des cendres (Guy Lessertisseur, captation) - Play for today : French without tears (John Gorrie) - Dickens of London (Michael Ferguson & Marc Miller) - Les héritiers : Le codicille (Jacques Trébouta) - Commissaire Moulin : Marée basse (Jacques Trébouta) - 1977 1990 : Non-Citizen (Bob Hird) – Lulu (Marcel Bluwal) - The merchant of Death (Peter Medak) - Holocaust (Holocauste) (Marvin J. Chomsky) - Foch pour vaincre (ean-François Delassus) - Les brigades du tigre : Cordialement vôtre (Victor Vicas) - 1978 The Nativity (Bernard L. Kowalski) - Lillie (ohn Gorrie & Christopher Hodson) - Screenplay : Gossip from the forest (Brian Gibson) - Romeo and Juliette (Alvin Rakoff) - Joséphine ou la comédie des ambitions (Robert Mazoyer) - Mazarin (Pierre Cardinal) - Les chemins de l'exil ou Les dernières années de Jean-Jacques Rousseau (Claude Goretta) - 1979 Blake’s 7 : Shadow (Jonathan Wright Miller) - Ike (Id) (Melville Shavelson) - Mers El-Kébir (Pierre Cardinal) - Masada (+ version courte : The Antagonists) (Boris Sagal) – 1980 Private Shulz (Robert Chetwyn) - Maria Theresa (Axel Corti) - I remember Nelson (Simon Langton) – Le mythomane : L’émoir est arrivé (Michel Wyn) - Exil (L'exil) (Egon Günther) – 1981 Le beau monde (Michel Polac) - Ringstraßenpalais (Rudolf Nussgruber) - Peter and Paul (Robert F. Day) - Le petit théâtre d'Antenne 2 : Le petit menteur (Youri) - Mozart (Marcel Bluwal) - Malesherbes, avocat du roi (Yves-André Hubert) - Marco Polo (Id) (Giuliano Montaldo) - Troilus and Cressica (Jonathan Miller) – 1982 Emmenez-moi au théâtre : Chêne et lapins angora (Georges Wilson) - Der Lieutenand und Sein Richter / The Devil's Lieutenant (John Goldschmidt) - The Scarlet and the Black (Le pourpre et le noir) (Jerry London) - Wagner (Tony Palmer) - Emmenez-moi au théâtre : La soupière (Paul Planchon) - 1983 Marie Pervenche : La filière argentine (Claude Boissol) - Anna Domini / A.D. (Stuart Cooper) - An Englishwoman Abroad (John Schlesinger) - 1984 Ellis Island (Ellis Island, les portes de l'espoir) (Jerry London) - Tender is Night (Robert Knights) - Dans la tourmente(Michael Braun) - Much Ado About Nothing (Stuart Burge) - Yalta (Yves-André Hubert) - L'homme de Suez (Christian-Jaque) - Comme un poisson sans bicyclette (Jean-Claude Charnay) - 1985 Mussolini : The untold story (William A. Graham) - If Tomorrow comes (Les diamants de la vengeance) (Jerry London) - 1986 Melba (Rodney Fisher) - War and Remembrance (Dan Curtis) - The Return of Sherlock Holmes : The Six Napoleons (David Carson) - Les enquêtes Caméléon : Attention à la peinture (Philippe Monnier) - Fortunes of War (James Cellan Jones) - 1987 Mr. Majeika (R. Cheveley & Michael Kerrigan) - Poor Little Rich Girl : The Barbara Hutton Story (Charles Jarrott) - Le due croci /Titus Brandsma (Silvio Maestranz) - 1988 Murderers among us : The Simon Wiesenthal Story (Brian Gibson) - Mont-Royal (René Bonnière) - Maigret (Paul Lyn) - 1989 Renaissance (Bruno Gantillon) - A Season of Giants / Michelangelo (Jerry London) - La dolce casa degli orrori / The Sweet House of Horrors (Lucio Fulci) - Till We Meet Again (Le secret du Château Valmont) (Charles Jarrott) - En cas de bonheur (Dominique Giuliani & J.P. Lovicchi) - Marc et Sophie (Christiane Spiero) - The Plot to Kill Hitler (Le complot contre Hitler) (Lawrence Schiller) - 1990 Warburg, le banquier des princes (Moshe Mizrahi) - Zorro (Ray Austin) - The Strauss Dinasty (Marvin J. Chomsky) - The First Circle (Le premier cercle) (Sheldon Larry) - 1991 Prisoner of Honor (Une affaire d'honneur) (Ken Russell) - Vol-à-voile (Christiane Spiero) - L’étalon noir (Christian Le Hémoney) - Le mal jaune (Dominique Giuliani) - Fly-by-Night (Bruno Gantillon) - The exile (Bruno Gantillon) – 1992 Maguy : SOS vampires (Andrée Moracchini) - Frankenstein (David Wickes) - 1993 Highlander : For Evil's Sake (Ray Austin ) - Jeanne au bûcher (Akio Jissoji, captation)1994 Sharpe's Sword (Tom Clegg) - Hercule Poirot's Christmas (Edward Bennet) - Mademoiselle O (Jérôme Foulon) - 1995 Katharina Die Grosse (Marvin J. Chomsky) - Die Eisprinzessin (Danny Huston) - Le fils de Paul (Didier Grousset) - 1996 Highlander : Promises (Paolo Barzman) - 1996 The Odissey (Andrei Konchalovsky) - The Hunchback (Peter Medak) - Love in the Ancient World (Christopher Miles) - As Time Goes By : What’s Wrong With Mrs. Bale? - The Famous Five: Five Go Adventuring Again - 1998 St-Yves (Harry Hook) - Father Ted : As You Right There, Father Ted ? (Graham Linehan & Andy DeEmmony) - Merlin (Steve Barron) - 1999 Highlander : The Raven : Dead on Arrival (George Mendeluk) - David Copperfield (Peter Medak) - La crim’ : Mort d’un prince (Denis Berry) - Passion assassine (Didier Delaître) - 2001 Relic Hunter : The Royal King (Sydney Fox, l’aventurière) (John Bell) - Largo Winch : The Heir (David Wu) - 2002 -The Falklands Play (Michael Samuels) - White teeth (Julian Jarrold) – 2005 Sable noir : Villa du crépuscule (Doug Headline) - 2006 Rome : Philippi (Roger Young) - La légende des 3 clefs (Patrick Dewolf) - 2007 Grand star (Paolo Barzman) - Les temps changent (Philippe Dussau) - Soeur Thérèse.com : Thérèse et le voyant (Vincenzo Marano) - 2008 Apparitions (John Strickland) - 2009 Dossier caramel (Nicolas Castro) - L'internat (Christophe Douchand).
Non datés :
GESCHICHTSPUNKTE, de Joachim Kurz - MESAVENTURES : Entracte, de Ph. Gallardi - GUILLAUME TELL, de G. Mihalka - THE HITCHHIKER, de Bruno Gantillon - THE VEGETABLE MAN, de A. Reid - PARIS STEEL, de Bruno Gantillon
Théâtre : De 1960 à 1963 : The alchimist - Doctor Faustus de Christopher Marlow (Old Vic, Londres) - Measure for measure de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Macbeth de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - The Merchant of Venise de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Midsummer Night’s Dream de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Morning becomes Electra d’Eugene O’Neill (Old Vic, Londres) - Othello de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Peer Gynt d’Henrik Ibsen (Old Vic, Londres) - Romeo and Juliet de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - She Stoops to Conquer d’Oliver Goldsmith (Old Vic, Londres) - Three siters d’Anton Tchekhov (Old Vic, Londres) - Twelth Night de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - 1962 Le bourgeois gentilhomme de Molière (Festival de Glyndebourne) - 1963 L’école des femmes de Molière - 1964 Vasco de Georges Schehadé (Theatre, Londres) - 1965 Miniatures de David Cregan (Royal Court Theatre, Londres) - 1965 A patriot for me de John Osborne (Royal Court Theatre, Londres) - 1966 The Philanderer de Bernard Shaw (Mermaid Theatre, Londres) - 1967 L’alouette de Jean Anouilh (Leatherhead Theatre, Londres) - 1967 Architruc de Robert Pinget (Mercury Theatre, Londres) - 1967 Un mois à la campagne de Tourgueniev (Open Air Theatre) - 1967 The Man in the Glass Booth de Robert Shaw, mise en scène de Harold Pinter (Saint Martin’s Theatre, Londres) - 1968 La tempête de William Shakespeare (Hoxton Theatre, Londres) - 1969 La maison de poupée d’Henrik Ibsen (Watford Theatre, Londres) - 1969/70 Les garçons de la bande de Mart Crowley, mise en scène de Jean-Laurent Cochet (Théâtre Edouard VII, Paris) - 1970/71 Les trois sœurs d’Anton Tchekhov (Théâtre des Célestins, Lyon + tournée) - 1972 A Night with Mrs Da Tanka de William Trevor (King’s Head Theatre, Londres) - 1973 Les trois soeurs d’Anton Tchekhov (Greenwich Theatre, Londres) - 1977 The Apple Cart de Bernard Shaw (Festival de Chichester) - 1977 Julius Caesar de William Shakespeare (Festival de Chichester) - Murder in the Cathedral de T.S. Eliot (Festival de Chichester) - Zoo Story d’Edward Albee (Festival de Chichester) - 1982 L’histoire du soldat de Stravinski (Philarmonic de Vienne (Autriche) / Stravinsky) - 1984 Jeanne au bûcher de Paul Claudel (Boston & Carnegie Hall, New York) - 1988 The Tutor de Lenz & Brecht (Old Vic, Londres) - 1991 Cerceau de Viktor Slavkin (Strange Tree Theatre, Londres) - 1993 Jeanne d’Arc au bûcher (Festival Saito Kinen, Matsumoto, Japon) - 1998/2003 Récital de sonnets de William Shakespeare, m.e.s. de Seiji Osawa (Avec Andreas Scholl (contre ténor) - France, Allemagne, UK) - 2002 Concerts de l’orchestre du New Japan Philharmonic, mise en scène de Seiji Osawa (Avec Andreas Scholl (contre ténor).
Mise à jour du 19/07/2009
26 octobre 2007
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : CATHERINE HOSMALIN
Elle suit des cours à l'école-atelier de Charles Dullin. Elle fait beaucoup de théâtre avec François Rancillac ("La nuit au cirque", "Amphitryon", "Le fils"), Danielle Chinsky ("La femme offensée", "Le décaméron des femmes)". Elle connaît un grand succès dans son rôle de Mme Parpalaid dans "Knock ou le triomphe de la médecine", aux côtés de Fabrice Luchini de 2002 à 2004. Elle assure également la mise en scène de deux spectacles de Charlotte de Turckheim, "On m’a pas prévenue" (2004) – avec Valérie Benguigui - et "Ça va nettement mieux" (2007). Elle fait ses débuts à l’écran dans le très subtil court-métrage de Roger Guillot, "La Goula" (1986). Elle est très émouvante dans le rôle d’une jeune femme de 22 ans assez forte et qui vit seule avec son père et son frère. Employée dans un supermarché, elle est la risée de ses collègues ricanant de ses rondeurs. Ils décident de parier avec la complicité d’un jeune sot, surnommé "P’tit cul", ce dernier se devant de la séduire. Eblouissante dans ce rôle effacé, elle reçoit une mention pour son interprétation dans les festivals de Clermont-Ferrand et de Genoble en 1987. On la perd un peu de vue, même si Roger Guillot lui reste fidèle. Elle retrouve ce registre sensible dans "Les demoiselles du 12", où elle joue une employée des renseignements téléphoniques à Lorient. Le cinéma se l’arrache le plus souvent pour des rôles de fortes personnalités, à l’instar de Charlotte Maury-Sentier ou Franckie Pain. Elle figure souvent des personnages très réactifs, joviaux, auquel il convient de ne pas "marcher sur les pieds", sous peine de représailles vipérines, loin de son interprétation dans "La Goula". Il faut la voir, dans le cadre d’une journée portes ouvertes, outrager la reine mère interprétée par Catherine Deneuve par son sans gêne dans "Palais royal !" (Valérie Lemercier, 2004). Elle est aussi capable de sensualité, pour peu qu’un réalisateur ne la cantonne pas au second plan. On la retrouve dans une scène d’anthologie devant une caisse de supermarché dans "Le coût de la vie" (Philippe Le Guay, 2002) . Elle garde espoir dans l’adversité, malgré son surendettement. Pour la rééducation de son fils, elle se dit même prêt à tout, comme préparer des gâteaux ou même se prostituer… On la retrouve souvent dans des comédies, en contrôleuse SNCF suspicieuse dans "Les vacances de Mr. Bean", en aristocrate dégénérée dans "Les Aristo", ou en cuisinière joviale dans "Nos jours heureux". Elle est remarquable dans "Deux vies plus une" (2006), beau film d’Idit Cébula, en femme de ménage d’une école maternelle et amatrice de potins. Elle jubile quand elle se retrouve au milieu d’une dispute homérique entre Emmanuelle Devos et Yvon Back, se dépêchant de s’isoler pour mieux dissimuler sa joie. Dans "Il y a longtemps que je t'aime" (2007), elle est une conseillère de réinsertion, soucieuse de bien faire, mais qui malgré sa bonne volonté va avoir du mal à attirer la sympathie du personnage joué par Kristin Scott Thomas, trop longtemps muré dans la souffrance. Elle est une femme médecin bornée qui par son trop grand respect du règlement participe au scandale du sang contaminé dans le téléfilm "Sa raison d'être". Elle est attendrissante, en mère de famille chaleureuse réfugiée dans la cuisine pendant que sa fille organise une fête chez elle dans "Tellement proches" (2008). Elle sympathise et réconforte avec chaleur Vincent Elbaz, qui se sent mal à l'aise au milieu de plus jeunes. Elle est aussi très drôle en candidate à perpétuité au régime soumise à l'autorité de Clémentine Célarié dans "Victor" (2008). Cette belle blonde est assurément à ranger dans la catégorie des voleuses de scènes. Souhaitons-lui de retrouver un rôle où elle puisse susciter l’émotion comme dans "La Goula", car il est évident qu’actuellement on n’exploite pas toujours toutes les facettes de son talent et son grand charme.
Avec Hélène Vincent et Anne Brochet dans "Les irréductibles"
Filmographie : 1986 La Goula (Roger Guillot, CM) - 1988 Prisonnières (Charlotte Silvera) - Je j’ai dans la peau (Jean-Pierre Thorn) - 1989 La clé n’est pas dans le pot de géranium (Manuela Gourary, CM) - 1990 Un type bien (Laurent Bénégui) - 1992 La joie de vivre (Roger Guillot) - 1998 Superlove (Jean-Claude Janer) - Vénus beauté (institut) (Tonie Marshall) - 15 août (Patrick Alessandrin) – Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs (Charlotte de Turckheim) - 1999 Les petits souliers (Olivier Nakache, CM) - En vacances (Yves Hanchar) - Total western (Éric Rochant) – 2000 Les filles du 12 (Pascale Breton, CM) - Reines d’un jour (Marion Vernoux) - 2001 Ma caméra et moi (Christophe Loizillon) - 2002 La patience d’une mère (Dodine Herry-Grimaldi, CM) - Le coût de la vie (Philippe Le Guay) - Chouchou (Merzak Allouache) – Moi César, 10 ans 1/2, 1m 39 (Richard Berry) - Mauvais esprit (Patrick Alessandrin) - 2003 Ces jours heureux (Olivier Nakache, CM) - La confiance règne (Étienne Chatiliez) - Illumination (Pascale Breton) - 2004 Le petit chevalier (Sami Lorentz, CM) - Palais royal ! (Valérie Lemercier) - 2005 Je préfère qu’on reste amis… (Éric Tolédano) - Les irréductibles (Renaud Bertrand) - Dikkenek (Olivier Van Hoofstadt) - Nos jours heureux (Olivier Nakache & Éric Toledano) - Les Aristos (Charlotte de Turckheim) - 2006 Ma place au soleil (Éric de Montalier) - Mr. Bean’s hollyday (Les vacances de Mr. Bean (Steve Bendelack) - Deux vies... plus une (Idit Cébula) - 2007 Il y a longtemps que je t’aime (Philippe Claudel) - Louise Michel (Benoît Delépine & Gustave Kervern) - 2008 Tellement proches (Éric Toledano & Olivier Nakache) - Victor (Thomas Gilou) - 2009 La rafle (Roselyne Bosch). Télévision : 1988 Palace (Jean-Michel Ribes) – Piazza Navona : La vacanza (Roger Guillot) - 1990 Un destin cannibale (Roger Guillot) – 1993 Maigret se défend (Andrzej Kostenko) - 1994 Un été à l’envers (Roger Guillot) - 1997 La vie comme un dimanche (Roger Guillot) – 1998 L’échapée (Roger Guillot) - 2000 Un flic nommé Lecoeur : Sugar baby (Alain Tasma) - Avocats & Associés : Tractations (Denis Amar) – 2004 Knock ou le triomphe de la médecine (Laurent Preyale, captation) - 2005 Vénus & Apollon : Soin défraîchi (Olivier Guignard) - 2006 La reine Sylvie (Renaud Bertrand) - La volière aux enfants (Olivier Guignard) - Chez Maupassant : Toine (Jacques Santamaria) - 2007 Sa raison d’être (Renaud Bertrand) - 2009 Le juge est une femme : Sous X (Denis Amar) - Maison close (Mabrouk El Mechri). Non daté : Blague à part : Bordel de merde.
Mise à jour du 31/10/2009
21 mai 2007
EN COUP DE VENT #1
Jean Abeillé
Petite rubrique "coup de vent", imaginée en créant quelques fiches pour "Wikipédia", histoire de saluer quelques comédiens souvent cantonnés dans des rôles qualifiés parfois péjorativement de seconds plans. Ils font pourtant souvent mouche à la moindre de leurs apparitions, au détour d’un plan dans le cinéma français, à l’instar d’Henri Attal et Dominique Zardi déjà évoqués ici, en attendant un petit hommage consacré à Bernard Musson. Quelques messieurs pour commencer. Vous pouvez trouver plus d’informations pour quelques uns d’entre eux dans le site Les gens du cinéma et dans les ouvrages évoqués ici. Pour les reconnaître il y a aussi l'indispensable trombinoscope de Thelin.
Jean Abeillé : Incroyable "speakerin" dans les émissions de "La 7" qui devint "Arte" par la suite. Sa nochalance est très appréciée de Luc Moullet et Jean-Pierre Mocky.
Edmond Ardisson (1904-1983) : Membre régulier de la troupe de Marcel Pagnol, un tempérament méditerranéen constamment dans la sympathie. Il est le jardinier jovial prénommé Napoléon dans la célèbre "Demoiselle d’Avignon" à la télévision.
Philippe Brizard (1932-) : Malgré ses airs débonnaires, il faut parfois se méfier de lui comme son rôle de "Fanfan" dans la "Scoumoune" (1972), mais il incarne souvent l’ordre et l’autorité.
Paul Bisciglia : (1928). Ce prolifique comédien, spécialisé dans des seconds rôles, a près de 200 films à son actif. On le retrouve souvent dans des personnages souvent gouailleur, tel le comédien marié à Micha Bayard en quête de rôles dans "Le cinéma de Papa". Il ne dédaigne pas des comédies égrillardes, et on le retrouve régulièrement chez Jean Rollin.
Pierre Collet (1914-1977) : Le planton dans "Les 5 dernières minutes" version Loursais-Souplex, un bon sens et une aptitude peu commune à être complètement dépassé par des personnalités loufoques. Une voix aussi, on retrouve souvent ce comédien solide dans des rôles d’hommes du peuple.
Georges Douking (1902-1977) : Une folie évidente, acteur fétiche de Pierre Chenal, qui a manqué de grands rôles à la fin de sa carrière. Il est le jardinier assassiné par Julien Bertheau dans "Le charme discret de la bourgeoise".
Henri Lambert (1927-2003) : Comédien très physique, souvent cantonné dans des rôles de brutes ou d’hommes de main, on le retrouve parfois dans des rôles d’inspecteurs.
Robert Le Béal (1915-1996) : Archétype du monsieur distingué, fine moustache et flegme britannique, il fut le fils de Denise Grey dans "La boum" faisant curieusement beaucoup plus âgé qu’elle.
Rudy Lenoir (1913-1995) : Ce strasbourgeois est souvent employé dans des rôles d’officier S.S., de par sa stature et sa calvitie, mais Jean-Pierre Mocky l’intègre dans son bestiaire.
Sylvain Lévignac (1929-1994) : Une silhouette massive, et un parcours solide de cascadeur. On le retrouve hélas beaucoup dans les rôles d’abrutis de service.
Roger Lumont (1934-) : Une rondeur, une voix – beaucoup de doublage -, cantonné souvent dans des rôles inquiétants, mais on le retrouve aussi dans des emplois plus bon enfant – le commissaire dans l’ineffable "Na !" de Jacques Martin.
Max Montavon (1926-1983) : Caricature d’homosexuel tendance "grande folle" du comique français des années 60 à 1980. Il en fait tellement en policier maniéré, que son partenaire, Serge Gainsbourg n’arrive visiblement pas à contrôler son hilarité dans le film "Trop jolies pour être honnêtes" (1972).
Albert Michel (ou Albert-Michel) (1909-1981) : Un prolifique archétype du français moyen, souvent odieux ou sans-gênes voire râleur, mais attachant au final.
Jean Ozenne (1998-1969) : Des personnages guindés souvent coincés dans des convenances, une raideur de notable ou de domestiques serviables. Mais avec lui, derrière une apparence austère, la folie n’est jamais loin, du fétichiste des bottines du "Journal d’une femme de chambre" version Buñuel au maître d’hôtel sarcastique lançant des "Mon Dieu" à la cantonade devant les énervements d’un De Funès dans "Le grand restaurant" (1966).
Jean-Pierre Rambal (1931-2001) : Un comédien lunaire, dont le souvenir un tantinet régressif est émouvant pour les vieux enfants qui l’ont vu en professeur Plumecousin dans l’émission "Brok et Chnok" dans les années 70 dans les "Visiteurs du mercredi". Il fallait le voir en acteur incarnant un pompiste arrosant de fausse essence les seins dénudés de Miou-Miou dans "Josépha" (1981).
Jacques Robiolles : Le moindre rôle de fou lui était dévolu par la télévision française à l’instar d’un adorateur d’une secte animalière dans les excellents "Compagnons de Baal" en 1966. Il cabotine volontiers dans ses emplois.
Yvon Sarray : Comédien attachant que l’on retrouve souvent dans des feuilletons historiques, mais le cinéma n’aura pas sû l’utilisé autrement que dans des silhouettes.
Jean Saudray (1928-2002) : Une silhouette austère souvent cantonnée dans des rôles "d’affreux", de bagnards, il était toujours impeccable dans des rôles souvent retords.
Sylvain (Jean Sylvain) (1906-1970) : Une silhouette austère pour des petits rôles de concierges ou d’homme du peuple, à ne pas confondre avec Sylvain Lévignac qui figure parfois avec ce même prénom.
Lionel Vitrant : Ce comédien devenu cascadeur par hasard sur "Le jour le plus long" (1961) , où il joue le parachutiste accroché en haut d’une église, paraît souvent dans des rôles plutôt taiseux comme le fidèle homme de main d’Alain Delon dans "Borsalino Co" (1974). Son fils Olivier est également cascadeur.
To be continued…
16 avril 2007
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : GILLES GASTON-DREYFUS
Le spectateur lui sera toujours redevable, quand on le retrouve dans un mauvais film, la moindre de ses apparitions anime l’ensemble et nous amène dans un univers déjanté. Dans "Hellphone", il est irrésistible en proviseur "cartoonesque", amateur de poissons rouges, trônant dans un bureau infatué de lui même pour finir par être malmené par la puberté de Jean-Baptiste Maunier dont un téléphone portable satanique est tombé amoureux – Christophe Lambert et son porte-clefs criant à tout bout de champ "I love you" dans le film homonyme de Marco Ferreri, peut aller se rhabiller... -. En œnologue surlignant sa compétence, hallucinant de roublardise, il arrive même à réveiller Russel Crowe dans le pachydermique "Une bonne année", à force de susciter la méfiance et dans "Incontrôlable", il est un médecin ayant gravi depuis longtemps la plus haute échelle de la folie, laissant Michael Youn sidéré malgré l’handicap d’avoir son corps qui parle avec la voix de Med Hondo. Je vous propose simplement de le vénérer, l’acteur qui nous sauve de l’ennui des pires nanars du cinéma pour nous amener directement dans la jubilation. Ca fait un petit moment qu’il nous est familier, on se souvient de ses mémorables scènes d’engueulades avec Catherine Frot dans "Escalier C", amusant Robin Renucci par leurs éternelles disputes. Yves Boisset en fait un moment, l’un de ses acteurs fétiches. C’est avec Édouard Baer, qu’il connaît un regain de popularité, notamment avec le cultissime "Centre de visionnage de l'émission "Nulle part ailleurs" sur la chaîne Canal plus dans le but de contribuer à son amélioration dans la mesure où il y aurait lieu de le faire" (sic ! ), sur Canal +, de 1997 à 1999. Il fallait le voir en éternel rouspéteur, il incarne le sentencieux Me Morissard, qui a même droit à sa phrase culte : "Je suis une merde !". A l’aise dans l’univers Baerien, il nous livre toujours de véritables morceaux d’anthologies, en collaborateur fatigué dans "La Bostella" et en narrateur lunaire et envahissant dans "Akoibon". Il participe aussi à la série de Nicolas & Bruno "Cogip 2000", version pré- "Bureau", il figure aussi dans l’originale émission "L’œil du cyclone", toujours pour Canal + et perturbe même sérieusement la campagne électorale 2007 – qui n’arrêtes pas de nous faire rire jaune d’ailleurs -, dans des détournements pour le site de Karl Zéro. Multicarte, il a une carrière prestigieuse au théâtre, passant allégrement des mises en scène Jorge Lavelli, André Engel, Roger Planchon à Bernard Murat. Il fut aussi le directeur de la compagnie théâtrale du "Chapeau". Il vient véritablement du moule cassé des "excentriques du cinéma français" chers à Raymond Chirat et Olivier Barrot, on l’aurait vu volontiers animé de sa folie quelques films des années 30 à 60. Le délire chez lui n’est jamais loin, et le rencontrer c'est une entrée directe dans l'insolite, comme son personnage de l'inconnu du cimetière dans "Je pense à vous". Il est le convoyeur toujours en faire des quêtes et répondant au doux sobriquet de "Butagaz" dans "Le convoyeur" et le bon copain s’amusant de sa libido dans "Monique". On le retrouve aussi en président haineux sous perfusion qui ne s’exprime que par "borborygmes", et en fantôme homosexuel, trompant son éternel ennui en repassant sans cesse, tous les vêtements qu’il trouve. On ne lui aura finalement pas souvent demandé d’être dans une tonalité "normale" à l’instar du père qui retrouve le goût de vivre dans "La maison de Nina" et du prof soucieux d’équitation dans "Danse avec lui", que l'on devine sensible et pudique, ne montrant pas sa joie de retrouver le personnage joué par Mathilde Seigner après des années d’absences. Comme souvent pour les comédiens, c’est Bertrand Tavernier qui l’utilise avec le plus de subtilité, en lui offrant le rôle d’Yves Fontaine, dans "Holy Lola". Il est un père adoptif rigoriste, maladroit et buté, s’évertuant à faire répéter l’alphabet à sa fille adoptive, braquant toute la petite communauté des Français cherchant à adopter au Cambodge. Trop probe finalement, il ne va pas comprendre une société de compromission qui le dépasse, et derrière une attitude sur la défensive, il n’arrive pourtant pas à cacher sa trop grande humanité. Dans "Cherche fiancé tous frais payé", il vole allégrement, avec Isabelle Gélinas, la vedette du couple Alexandra Lamy-Bruno Salomone. Dans le rôle du mari trop idéal pour ne pas cacher quelques failles, il excelle quand ses excès de boissons révèle chez lui des penchants homosexuels. Il vole carrément la vedette à Gérard Depardieu dans "Hello Goodbye". Dans "Cortex", il est un malade qui perd sa mémoire, mais qui reste avisé d'une situation trouble malgré son handicap. En médecin vivant en Israël et amateur de taxidermie, qui promet un peu trop rapidement un poste de gynécologue à notre Gégé national. Quoi qu’il en soit, nous avons beaucoup à attendre de ce fabuleux comédien, capable de toujours nous expédier dans de hautes sphères délirantes.

Claude Perron, Albert Dupontel, Jean Dujardin, François Berléand & Gilles Gaston-Dreyfus dans "Le convoyeur"
Filmographie : 1983 La fiancée qui venait du froid (Charles Némès) - 1984 Escalier C (Jean-Charles Tacchella) – 1986 Lévy et Goliath (Gérard Oury) - Edwige et l’amour (Cécile Decugis, CM) - Le moustachu (Dominique Chaussois) - 1987 Bernadette (Jean Delannoy) - La travestie (Yves Boisset) - 1988 Les cigognes n’en font qu’à leur tête (Didier Kaminka) - Radio corbeau (Yves Boisset) - L’étudiante (Claude Pinoteau) - Vampitreries (Éric Delatour, CM) - Envoyez les violons (Roger Andrieux) - Le dénommé (Jean-Claude Dague) - 1989 Chanson à ma mère (Deva-Sugeeta Fribourg, CM) - 1990 Déminage (Pierre-Oscar Levy, CM) - La double vie de Véronique ( Krzystof Kieslowski) – La tribu (Yves Boisset) - 1991 La gamine (Hervé Palud) - Les improductifs (Pierre Isoard, CM) - Mauvais garçon (Jacques Bral) - 1992 La fille de l’air (Maroun Bagdadi) - Décroche, Pénélope ! (Sylvie Flepp & Didier Fontan, CM) - 1993 Neuf mois (Patrick Braoudé) - 1994 Interview (Benoît Di Sabatino, CM) - 1995 (Sic) (Matthieu Poirot-Delpech, CM) - Sept ans et demi de réflexion (Sylvie Flepp, CM) - 1997 La vieille barrière (Lyèce Boukhitine) - Qui va Pino va sano (Fabrice Roger-Lacan, CM) - 1998 Moi j’ai pas la télé (Raphaël Meltz & Pauline Bauer, CM) - Les frères Sœur (Frédéric Jardin) - 1999 Sur un air d’autoroute (Thierry Boscheron) - La Bostella (Édouard Baer) - 2000 Cy-belle (Grégory Baubeau, CM) - Laissez passer (Bertrand Tavernier) – Un oiseau dans le plafond (Cécile Macherel, CM) - 2002 Pauvre de moi (Olivier Gorce, CM) - L’esprit du jeu (Philippe Dorison, CM) - Bois ta suze (Thibault Staib, CM) – Monique (Valérie Guignabodet) - 2003 Le convoyeur (Nicolas Boukhrief) – Mariages ! (Valérie Guignabodet) – Holy Lola (Bertrand Tavernier) - 2004 Akoibon (Édouard Baer) – Sanctus (Alain Boegner, CM) - La maison de Nina (Richard Dembo) - 2005 Incontrôlable (Raffy Shart) – Roucoulements sourds et inquiets (Jean-Christophe Thormann, CM) - Enfermés dehors (Albert Dupontel) - Poltergay (Éric Lavaine) - 2006 Je pense à vous (Pascal Bonitzer) - A good year (Une grande année) (Ridley Scott) - Danse avec lui (Valérie Guignabodet) - Hellphone (James Huth) - Mr. Bean’s holiday (Les vacances de Mr. Bean) (Steve Bendelack) - 2007 Cherche fiancé tous frais payés (Aline Issermann) - Cortex (Nicolas Boukhrief) - Les dents de la nuit (Vincent Lobelle & Stephen Cafiero) - Hello Goodbye (Graham Guit) - Les vieux sont nerveux (Thierry Boscheron) - 2009 Je ne suis que Staline (Marc Dugain) - Gardiens de l'ordre (Nicolas Boukhrief) - Divorces (Valérie Guignabodet).
Télévision : 1984 Deux filles sur un banc (Alain Ferrari)-– 1986 À nous les beaux dimanches (Robert Mazoyer) – La dame des dunes (Joyce Buñuel) - 1987 Marie Pervenche : La dernière patrouille (Claude Boissol) – 1988 L’éloignement (Yves-André Hubert) - La belle anglaise : S’il vous plaît chauffeur - Palace (Jean-Michel Ribes) – 1989 Le retour d’Arsène Lupin : La robe de diamants (Nicolas Ribowski) – A tale of two cities (Un comte de deux villes) (Philippe Monnier) – 1990 Haute tension : Meutre en douces (Patrick Dromgoole) – Notre Imogène (Sylvain Madigan) - 1991 Navarro : Mort clinique (Gérard Marx) - Strangers dans la nuit (Sylvain Madigan) – C’est quoi ce petit boulot (Michel Berny) – Aldo tous risques : Mascarade (Michel Lang) – 1992 Aldo tous risques : La guigne (Michel Lang) - 1993 L’affaire Seznec (Yves Boisset) - Charlemagne (Id) (Clive Donner) – Ascension express (Nicolas Ribowski) - 1994 Couchettes express (Luc Béraud) – 1995 Le juge est une femme : Dérive mortelle (Claude Grinberg) - 1996 Le galopin (Serge Korber) - Maigret a peur (Claude Goretta) - 1997 Une femme en blanc (Aline Issermann) - Navarro : Le parfum du danger (Nicolas Ribowski) – Un et un font six : Crise de confiance (Franck Appréderis) – Un et un fonx six : Ca passe ou ça casse (Franck Appréderis) – 1998 Une grosse bouchée d’amour (Michaëlla Watteaux) - Venise est une femme (Jean-Pierre Vergne) - 2000 Marc Eliot : Ces flics qu’on dit sauvage (Patrick Jamain) - 2001 Thérèse et Léon (Claude Goretta) – La mort est rousse (Christian Faure) - 2002 La kiné : Double drame (Aline Issermann) - 2003 Cogip 2000) (Nicolas & Bruno) - Louis Page : Un enfant en danger (Chantal Picault) - 2006 Sartre, l’âge des passions (Claude Goretta) - 2008 Central nuit : Comme des soeurs (Olivier Barma) - 2009 L'éloignement (Emmanuel Murat, captation en direct).
Mise à jour du 06/08/2009
29 janvier 2007
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : DOMINIQUE ZARDI
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"Au pays du cinéma, il possède la double nationalité. Tantôt chabrolien, tantôt mockyste. Il incarne dans les deux troupes la francité dans toute son horreur. Son crâne rasé et son allure de catcheur le renforcent dans le rôle du méchant d'opérette. Inutile de préciser que les deux grands cinéastes de l'anti-France ne résistent jamais au plaisir de charger son personnage au maximum". Telle était la définition de Dominique Zardi par Hervé Le Roux et Alain Philippon dans leurs "Fragments d'un dictionnaire amoureux" - dont j'ai repris le titre de manière éhontée pour faire cette rubrique -, dans "Les Cahiers du cinéma" N°408" (Mai 1988). On peut dire de lui qu’il est connu, mais pas vraiment reconnu, car tout le monde connaît son visage, roux avec calvitie, désormais chauve et sa silhouette trapue. J’avais évoqué ses débuts, voir la fiche de ce blog consacrée à son ami Henri Attal, mais il est intéressant de s’occuper de son parcours "cavalier seul". Il est difficile de l’éviter quand on suit le cinéma français, il prétend avoir arrêter de comptabiliser ses films à partir du N° 500. On se demande d'ailleurs, si ce grand prolifique, n'avait pas le don de l'ubiquité, d'autant plus que volontiers bagarreur, il était à ses débuts, selon Claude Chabrol... interdit de séjour ! Sa filmographie est un véritable casse-tête, même s’il est vrai que son CV officiel reste très précieux pour les recherches, mais il est difficile de prétendre avec lui à l’exhaustivité d’autant plus qu’il avait déclaré à l’émission "Le club" sur "CinéClassic" en 1998, avoir fait une trentaine de film de dos ! - (1) d'où une tentative d'une seconde filmographie "dorsale" donc difficilement vérifiable -. Dans cette émission, il nous embrouille encore plus en parlant d’une participation au film "Malaria" de Jean Gourguet en 1942, - le sieur étant né en 1930, il avait donc 12 ans ! - face à Sessue Hayakawa, avec un débutant nommé… Jean-Pierre Mocky. Mais si on se met à penser qu’il affabule, il est vrai qu’il a souvent raison, on le voit finalement partout en passager du métro dans "Pickpockett" (1959) de Robert Bresson, qu’en voyageur dans une gare derrière Paul Newman, dans "Paris Blues" (1961), en badaud à deux reprises dans un décor de rue avec Brigitte Bardot dans "La vérité" (1960), un spectateur dans un cabaret dans "Strip-tease" (1962), etc... Il a toujours un art assez remarquable de se mettre en avant, même dans une scène de groupe. Au petit jeu de rajouter sur sa fiche IMDB des films oubliés de son CV, je n’avais trouvé après nombre de visionnages, que "Les yeux de l’amour" (Denys de la Patellière), où il suit Danielle Darrieux dans une gare – décidément ! -, ou dans "Les bonnes causes" (Christian-Jaque, 1962), en participant d’une audience au tribunal. Dans cette quête métaphysique d’optimiser sa filmographie, sans tomber dans l’extrême du dispositif barbare élaboré pour que Malcolm McDowell dans "Orange mécanique", pour qu’il garde les yeux ouverts, on finit par s’interdire de cligner de l’œil à la vision des films français de des années cinquante à 70, de peine de le manquer. Né à Belleville-près-Paris, selon sa formule, ses copains de classe lui disant "Ah ! t’es pas de Paris !", il raconte que son parrain était le célèbre "Pierrot le fou". Ironie du sort, il tournera dans le film homonyme de Jean-Luc Godard – qui n’a pas grand chose à voir, il est vrai avec le truand notoire -, avec le rôle titre Jean-Paul Belmondo qui fut le parrain de sa fille. L’homme multiplie "les casquettes" et est un auteur complet, conférencier passionné – pour l’avoir rencontre en avril 2004, il est très disert sur sa carrière, il m’avait évoqué le tournage de "Touristes, oh yes !", de Jean-Pierre Mocky – toujours inédit -, où il me racontait la difficulté des comédiens de parler tous… hollandais, durant tout le film, pour une sorte d’hommage à Jacques Tati -. Il est d'ailleursamusant dans ce film disponible en DVD en guide sourd. Il faut l’entendre comme souvent dans les émissions de TV, ou les bonus DVD se présenter comme - exhausteur de goût -, voir l’anecdote de la gousse d’ail dans sa fiche "Wikipédia" qui répertorie de plus ses rôles. Il est également écrivain, "Le génie du judaïsme" (1971), "Dublin des étoiles " (1972), "Le monde des truands" (Éditions Tatamis, 2008), etc…, quelques-uns uns de ses livres, dont certain serait dit-on controversé sont disponibles aux éditions "Dualpha", "Tendre ghetto, si le Marais m’était conté" (2003), "Les immortels de la boxe" (2003), "Le génie du judaïsme" (2004, réédition de son livre de 1971), "L’Algérie des mirages" (2006). Passionné par la boxe il dirigea pendant vingt-huit ans la revue "Euro Boxes show", référence pour les amoureux de ce noble art. Il aussi acteur compositeur de chansons pour Claude Chabrol : - "La tabatière" dans "La femme infidèle", "Isabel" dans "La rupture", "Le petit chien" dans "Docteur Popaul", ect…"Capri petite île" virera même au culte dans "Le boucher" -, Pierre Granier-Deferre - "Le petit yoyo" dans "Noyade interdite" - , ou Jean-Pierre Mocky : - "O Manon" dans "La bête de miséricorde" -.
Dominique Zardi dans "Fleur d’oseille"
L’acteur est souvent cantonné dans les rôles de bagnards - il se paiera le luxe de l’être dans plusieurs adaptations des "Misérables" d’après Victor Hugo chez Marcel Bluwal (1972), Robert Hossein (1982) et l’ineffable Josée Dayan (2000), dans cet emploi, il paniquera dans une scène de déminage dans "Un nommé la Rocca" de Jacques Becker. On le retrouve très souvent dans des rôles d’affreux, tel l’admirateur odieux de Brigitte Bardot dans "Vie privée" (1961) de Louis Malle, ou le satyre harcelant Marlène Jobert dans "Le dernier domicile connu" (1968). Il déclarait à "Travelling Avant N°10" : "On m’a donné les pires rôles dans le cinéma français : J’ai joué des psychopathes, des tordus, des tarés, des violeurs d’enfants, des assassins, des pourris, des tueurs aux abattoirs, j’ai fait des choses ignobles, j’ai tué des chiens, des cochons, des poules, des petites filles, des vieillards, j’ai fait des choses abominables… Jamais personne ne m’en a tenu rigueur…". Mais il est aussi à l’aise dans la farce, en braconnier roublard dans "Le gendarme en balade", l’auto-stoppeur remuant, énervant Eddie Constantine, dans "Les femmes d’abord" (1963), le nageur idiot malmené par Johnny Hallyday dans le cornichonesque "Les poneyttes" (1967), le notaire trop obséquieux pour être vraiment honnête dans "O.K. Patron" (1973) ou dernièrement le papy séquestré par un François Levantal d’anthologie dans "L’amour aux trousses" (2004). Il a même droit à sa réplique culte chez Michel Audiard dans "Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" : Blier : "J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse", Zardi : "C’est pas une métaphore, c’est une périphrase", un comparse : "Ah, fais pas chier !", Zardi : "Ca c’est une métaphore !". Il fait finalement de belle rencontre notamment avec Jean-Pierre Melville, Claude Sautet – pour 4 films -, Luc Moullet – voir son jubilatoire rôle de propriétaire combinard d’une salle de cinéma dans "Les sièges d’Alcatraz" (1988) .Maurice Ronet qui le citera avec chaleur dans son autobiographie, lui donnera l'un de ses meilleurs rôles dans "Bartleby" (1976), où avec Maurice Biraud, il forme un duo réjouissant d'huissiers mesquins. Trois metteurs en scènes en font l’un de leurs acteurs fétiches Pierre Granier-Deferre – 17 films et un téléfilm - qu’il qualifie de "demoiselle d’autrefois" ! en raison de ses bonnes manières, l’utilise souvent avec inventivité, on se souvient du clochard fou face à Yves Montand dans "Le fils" (1972), notamment. Claude Chabrol – 26 films et trois téléfilms -, l’emploi également très souvent, jusqu’à son rôle de gardien du musée dans "Au cœur du mensonge" en 1998. Il le sort très souvent de ses emplois habituels tel l’inspecteur soucieux dans "Que la bête meure" (1969), ou le chefaillon de la poste dans "Poulet au vinaigre" (1964). Il lui fera même jouer un sympathique marchand de ballons, que Stéphane Audran droguée par Jean-Pierre Cassel, finit par prendre pour Dieu, dans un délire psychédélique, dans l’étonnant "La rupture" (1970). Jean-Pierre Mocky – 39 films et deux courts-métrages - lui restera fidèle jusqu’à ces dernières années, il est l’un des supporters les plus virulents d’ "A mort l’arbitre". Mais il lui donne souvent ces derniers temps des rôles de notables comme dans "Vidange", ou d’importants personnages comme dans "Tout est calme" et l'humanise parfois comme l'ouvrier au chômage qui tente de se suicider en se jetant dans la mer dans "Robin des mers". On le retrouve dans les derniers films de Mocky, ne dédaignant pas jouer des rôles troubles, comme l'odieux pédophile voyeur dans "Les ballets écarlates". Saluons ce comédien atypique, parfois virulent, délaissé selon sa formule par les "boutiques" de "Georges Cravenne" - Les Césars – et Bernard Pivot, l'un des comédiens les plus singuliers du cinéma français. Il convient de visiter son site officiel, d'où sont tirées les photos qui illustrent cette note. En juin 2007, paraît enfin son livre de souvenirs de cinéma "Le comédien fétiche du cinéma" - qui semblait faire peur aux éditeurs par son ton polémiste - aux éditions Dualpha. Le livre est réédité, légèrement remanié aux éditions Alphée - Jean-Paul Bertrand. On retrouve son mordant dans cet ouvrage riche en anecdotes et dévoilant quelques facettes de la personnalité de son compère Henri Attal.
Bibliographie : "L’autre journal N°7" décembre 1990.
"Travelling Avant" N°10
Dominique Zardi dans le rôle de "Dieu" ! dans "La rupture"
Filmographie : 1958 Christine (Pierre Gaspard-Huit) - La femme et le pantin (Julien Duvivier) – Pourquoi viens-tu si tard ? (Henri Decoin) - Maxime (Henri Verneuil) - Croquemitoufle / La femme des autres (Claude Barma) - 1959 Pickpocket (Robert Bresson) - Les bonnes femmes (Claude Chabrol) - Le trou (Jacques Becker) - Le dialogue des Carmélite (Philippe Agostini & R.L. Bruckberger) - Austerlitz (Abel Gance) - Tête folle (Robert Vernay) - À rebrousse-poil (Pierre Armand) - Les yeux de l’amour (Denys de la Patellière) - 1960 La vérité (Henri-Georges Clouzot) - Crack in the mirror (Drame dans un miroir) (Richard Fleischer) - Goodbye again (Aimez-vous Brahms ?) (Anatole Litvak) - Les godelureaux (Claude Chabrol) - Une femme est une femme (Jean-Luc Godard) – Vive Henri IV, vive l’amour (Claude Autant-Lara) – Saint-Tropez Blues (Marcel Moussy) - Comment qu’elle est (Bernard Borderie) - 1961 Les trois mousquetaires : Les ferrets de la reine (Bernard Borderie) – Un nommé La Rocca (Jean Becker) - Ophélia (Claude Chabrol) - Un cheval pour deux (Jean-Marc Thibault) - Gigot (Gigot, le clochard de Belleville) (Gene Kelly) – Les Parisiennes [épisode : "Sophie"] (Marc Allégret) - Les petits matins (Jacqueline Audry) – Vie privée (Louis Malle) - 1962 Un chien dans un jeu de quille (Fabien Collin) – The longest day (Le jour le plus long) (Ken Annakin, Andrew Marton, Gerd Oswald, Bernhard Wicki & Darryl Zanuck) – Les ennemis (Édouard Molinaro) - Le monte-charge (Marcel Bluwal) – L’assassin est dans l’annuaire (Léo Joannon) – Paris Blues (Id) (Martin Ritt) – 1962 Arsène Lupin contre Arsène Lupin (Édouard Molinaro) – Dossier 1413 (Alfred Rode) – Les femmes d’abord (Raoul André) – L’empire de la nuit (Pierre Grimblat) – Landru (Claude Chabrol) – Le vice et la vertu (Roger Vadim) – Les vierges (Jean-Pierre Mocky) – L’aîné des Ferchaux (Jean-Pierre Melville) – Le doulos (Jean-Pierre Melville) – Les grands chemins (Christian Marquand) – Les bonnes causes (Christian-Jaque) - Strip-tease (Jacques Poitrenaud) - 1963 Un drôle de paroissien (Jean-Pierre Mocky) - À toi de faire, mignonne (Bernard Borderie) – Blague dans le coin (Maurice Labro) – Peau de banane (Marcel Ophuls) – Château de Suède (Roger Vadim) – Le bon roi Dagobert (Pierre Chevalier) – Méfiez-vous Mesdames (André Hunebelle) – Coup de bambou (Jean Boyer) - La bande à Bobo (Tony Saytor) – Les plus belles escroqueries du monde [épisode « L’homme qui vendit la Tour Eiffel »] (Claude Chabrol) – La ronde (Roger Vadim) – Faites sauter la banque (Jean Girault) – Le journal d’une femme de chambre (Luis Buñuel) – Des frissons partout (Raoul André) - L'assassin connaît la musique... (Pierre Chenal) - La mort d’un tueur (Robert Hossein) – 1964 Le Tigre aime la chair fraîche (Claude Chabrol) – La chasse à l’homme (Édouard Molinaro) – Échappement libre (Jean Becker) – Week-end à Zuydcoote (Henri Verneuil) – Requiem pour un caïd (Maurice Cloche) – Fantômas (André Hunebelle) – Nick Carter va tout casser (Henri Decoin) – La grande frousse ou la cité de l’indicible peur (Jean-Pierre Mocky) – Jaloux comme un tigre (Darry Cowl) – Cent briques et des tuiles (Pierre Grimblat) – Le vampire de Düsseldorf (Robert Hossein) – Le majordome (Jean Delannoy) – Comartiment tueurs (Costa-Gavras) – Ces dames d’en mêlent (Raoul André) – Fifi la Plume (Albert Lamorisse) - 1965 Pierrot le fou (Jean-Luc Godard) – Hotel Paradiso (Paradiso, hôtel du libre-échange (Peter Glenville) – La grosse caisse (Alex Joffé) – Pleins feux sur Stanislas (Jean-Charles Dudrumet) - Furia à Bahia pour O.S.S. 117 (André Hunebelle) – Le gendarme à New York (Jean Girault) – Fantômas se déchaîne (André Hunebelle) - La métamorphose des cloportes (Pierre Granier-Deferre) - Angélique et le Roy (Bernard Borderie) – La bourse et la vie (Jean-Pierre Mocky) - Masculin, féminin (Jean-Luc Godard) – Paris au mois d’Août (Pierre Granier-Deferre) -1966 La curée (Roger Vadim) - La ligne de démarcation (Claude Chabrol) – Brigade anti-gangs (Bernard Borderie) - Monsieur le Président-Directeur Général (Jean Girault) – L’attentat (Jean-François Davy, inédit en salles) – Le scandale (Claude Chabrol) – Les compagnons de la marguerite (Jean-Pierre Mocky) – Le soleil des voyous (Jean Delannoy) – Fantômas contre Scotland Yard (André Hunebelle) - Un idiot à Paris (Serge Korber) – Roger-la-Honte (Riccardo Freda) - 1967 Fleur d’oseille (Georges Lautner) – Le grand dadais (Pierre Granier-Deferre) – Les risques du métier (André Cayatte) – Les Poneyttes (Joël Le Moigne) – Les grandes vacances (Jean Girault, rôle coupé au montage ?) – Les biches (Claude Chabrol) – La petite vertu (Serge Korber) – Caroline Chérie (Denys de la Patellière) – Le pacha (Georges Lautner) - 1968 Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvage (Michel Audiard) – Ho ! (Robert Enrico) – Le gendarme se marie (Jean Girault) - Sous le signe de Monte-Cristo (André Hunebelle) - Faites donc plaisir aux amis (Francis Rigaud) – Le cerveau (Gérard Oury) – La femme infidèle (Claude Chabrol) – L’amour (Richard Balducci) – L’amour c’est gai, l’amour c’est triste (Jean-Daniel Pollet) - 1969 Que la bête meure (Claude Chabrol) – Une veuve en or (Michel Audiard) – Delphine (Éric Le Hung) – Solo (Jean-Pierre Mocky) – L’étalon (Jean-Pierre Mocky) - Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas... mais elle cause (Michel Audiard) – La horse (Pierre Granier-Deferre) – Les choses de la vie (Claude Sautet) – Dernier domicile connu (José Giovanni) – La promesse de l’aube / Promise at dawn (Jules Dassin) – Qu'est-ce qui fait courir les crocodiles ? (Jacques Poitrenaud) - 1970 La rupture (Claude Chabrol) – Sortie de secours (Roger Kahane) – Les novices (Guy Casaril) – Ils (Jean-Daniel Simon) - Comme larrons en foire (Edmond Freess, CM) – Le gendarme en balade (Jean Girault) –Le cinéma de papa (Claude Berri) – Juste avant la nuit (Claude Chabrol) – L’albatros (Jean-Pierre Mocky) - Le cri du cormoran, le soir, au-dessus des jonques (Michel Audiard) –Max et les ferrailleurs (Claude Sautet) - On est toujours trop bon avec les femmes (Michel Boisrond) – L’explosion (Marc Simenon) - 1971 La grande maffia (Philippe Clair) - Jo (Jean Girault) – Chut ! (Jean-Pierre Mocky) – L’odeur des fauves (Richard Balducci) – Les galets d’Étretat (Sergio Gobbi) – Une larme dans l’océan (Henri Glaeser) – 1972 Docteur Popaul (Claude Chabrol) – Elle cause plus… elle flingue (Michel Audiard) - Trop jolies pour être honnêtes (Richard Balducci) – La scoumoune (José Giovanni) – Le fils (Pierre Granier-Deferre) – Don Juan 73 ou Si Don Juan était une femme (Roger Vadim) – Le complot (René Gainville) – 1973 Les aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury) – Par ici la monnaie (Richard Balducci) - Deux hommes dans la ville (José Giovanni) - O.K. Patron (Claude Vital) – Nada (Claude Chabrol) – La race des seigneurs (Pierre Granier-Deferre) – Les quatre Charlots mousquetaires ! (André Hunebelle) - 1974 Les innoncents aux mains salles (Claude Chabrol) - Un linceul n’a pas de poches (Jean-Pierre Mocky) - La cage (Pierre Granier-Deferre) - 1975 L’ibis rouge (Jean-Pierre Mocky) - Adieu poulet (Pierre Granier-Deferre) - Andréa (Henri Glaeser) - L’intrépide (Jean Girault) - Folies bourgeoises (Claude Chabrol) - 1976 Mado (Claude Sautet) - Dracula, père et fils (Édouard Molinaro) - Le roi des bricoleurs (Jean-Pierre Mocky) – Bartleby (Maurice Ronet, téléfilm diffusé en salles) - Le pensionnat et ses intimités (Catherine Balogh [= René Gainville]) - 1977 L’homme pressé (Édouard Molinaro) - Violette Nozière (Claude Chabrol) – Comment se faire réformer (Philippe Clair) – 1978 Les réformés se portent bien (Philippe Clair) – Le témoin (Jean-Pierre Mocky) - 1979 Le piège à cons (Jean-Pierre Mocky) – Le toubib (Pierre Granier-Deferre) – Le mors aux dents (Laurent Heynemann) - L’associé (René Gainville) - Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes ? (Jan Saint-Hamon) - 1980 Un mauvais fils (Claude Sautet) - 1981 Une étrange affaire (Pierre Granier-Deferre) – Pour la peau d’un flic (Alain Delon) - Tais-toi quand tu parles ! (Philippe Clair) - L’Étoile du Nord (Pierre Granier-Deferre) - Les misérables (Robert Hossein, + version TV) - Litan, la cité des spectres verts (Jean-Pierre Mocky) - 1982 Y a-t-il un français dans la salle ? (Jean-Pierre Mocky) - N'oublie pas ton père au vestiaire... (Richard Balducci) - Plus beau que moi, tu meurs (Philippe Clair) - 1983 L’ami de Vincent (Pierre Granier-Deferre) - On l’appelle catastrophe (Richard Balducci) - Retenez-moi... ou je fais un malheur ! (Michel Gérard) - À mort l’arbitre ! (Jean-Pierre Mocky) - Le sang des autres (Claude Chabrol, + version TV) - 1984 Par où t’es rentré… on t’a pas vu sortir (Philippe Clair) - Y a pas le feu (Richard Balducci) - Poulet au vinaigre (Claude Chabrol) - 1985 Banana's boulevard (Richard Balducci) - Le pactole (Jean-Pierre Mocky) - 1986 Masques (Claude Chabrol) - Cours privé (Pierre Granier-Deferre) - Le miraculé (Jean-Pierre Mocky) –1987 Noyade interdite (Pierre Granier-Deferre) - Le cri du hibou (Claude Chabrol) - Agent trouble (Jean-Pierre Mocky) – Les saisons du plaisir (Jean-Pierre Mocky) - La comédie du travail (Luc Moullet) - 1988 Une nuit à l’assemblée nationale (Jean-Pierre Mocky) - Le dénommé (Jean-Claude Dague) - Divine enfant (Jean-Pierre Mocky) – 1989 Les sièges de l’Alcazar (Luc Moullet, MM) - Jours tranquilles à Clichy (Claude Chabrol) - L’autrichienne (Pierre Granier-Deferre) - 1990 Madame Bovary (Claude Chabrol) - Delicatessen (Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro) – 1991 Mocky story (Jean-Pierre Mocky, inédit) - Le huitième jour ou les pieds gelés (Roland Platte, CM) - La voix (Pierre Granier-Deferre) – Ville à vendre (Jean-Pierre Mocky) – 1992 Bonsoir (Jean-Pierre Mocky) - 1993 Le petit garçon (Pierre Granier-Deferre) – 1994 Noir comme le souvenir (Jean-Pierre Mocky) - 1996 Jour de pêche (Brice Ansel, CM) - 1996 Alliance cherche doigt (Jean-Pierre Mocky) - 1997 Robin des mers (Jean-Pierre Mocky) – 1998 Au cœur du mensonge (Claude Chabrol) - Vidange (Jean-Pierre Mocky) - 1999 Tout est calme (Jean-Pierre Mocky) - 2000 Vidocq (Pitof) - 2001 Les araignées de la nuit (Jean-Pierre Mocky) - La bête de miséricorde (Jean-Pierre Mocky) - 2002 Le furet (Jean-Pierre Mocky) - 2004 L’amour aux trousses (Philippe Chauveron) – Touristes ? oh yes ! (Jean-Pierre Mocky) - Les ballets écarlates (Jean-Pierre Mocky) - Grabuge ! (Jean-Pierre Mocky) - 2005 Le bénévole (Jean-Pierre Mocky) - 2006 Le deal (Jean-Pierre Mocky) - 2007 13 French Street (Jean-Pierre Mocky).
Dominique Zardi, Ingrid Bergman et Henri Attal... de dos dans "Aimez-vous Brahms?"
(1) Filmographie "dorsale" : 1945 La ferme du pendu (Jean Dréville) - 1946 La revanche de Roger La Honte (André Cayatte) - 1947 Carré de valets (André Berthomieu) - Le bateau à soupe (Maurice Gleize) - 1953 Les trois mousquetaires (André Hunebelle) - Maternité clandestine (Jean Gourguet) - 1954 La fille perdue (Jean Gourguet) - 1958 Cette nuit-là (Maurice Cazeneuve, figuration non confirmée) - La chatte (Henri Decoin, figuration non confirmée) - Le bossu (André Hunebelle, figuration non confirmée) - 1961 La belle américaine (Robert Dhéry, source sa fiche Wikipédia) - 1962 Charade (Id) (Stanley Donen, figuration non confirmée) - 1963 Carambolages (Marcel Bluwal) - 1965 Paris brûle-t’il ? (René Clément, figuration non confirmée) - 1966 Tendre voyou (Jean Becker, figuration non confirmée) – 1967 Jerk à Istambul (Francis Rigaud) - J’ai tué Raspoutine (Robert Hossein, figuration non confirmée) - 1970 Le boucher (Claude Chabrol, chanson seulement, "Capri petite île") - Topaz (Alfred Hitchcock, rôle coupé au montage) - 1971 La décade prodigieuse (Claude Chabrol, chanson seulement "Pour moi mon chagrin") – 1973 Le mâle du siècle (Claude Berri, rôle coupé au montage ?) – 1982 Surprise party (Roger Vadim , rôle coupé au montage ?) - La baraka (notifié "Aimé Prado" dans sa filmographie officielle) (Jean Valère) - 1988 La couleur du vent (Pierre Granier-Deferre) - 1989 Il gèle en enfer (Jean-Pierre Mocky, rôle coupé au montage ?) -
Nota : crédité au générique, avec Henri Attal, de "À nous quatre, Cardinal !" (André Hunebelle, 1973), ils n’apparaissent pas dans ce second volet des "Quatre Charlots mousquetaires".
Dominique Zardi dans "Myster Mocky présente : De quoi mourir de rire"
Télévision (notamment) : 1953 Amédée et les hommes en rang (Jean-Claude Carrère, sous réserves) - 1963 Le scieur de longs (Marcel Bluwal) - 1964 L’abonné de la ligne U (Yannick Andréi) - 1965 La famille Green (Abder Isker) - Docteur Grunel (Éric Le Hung) - Frédéric le guardian (Jacques R. Villa) - 1966 Antony (Jean Kerchbron) – La trompette de la Bérésina (Jean-Paul Carrère) - 1967 L'amateur / S.O.S. Fernand : Le coup de fil - Docteur Gundel (Éric Le Hung) - Pichi-Poï ou la parole donnée (François Billetdoux) - Vidocq : L'auberge de la mère tranquille (Marcel Bluwal) - Malican père et fils : (épisode ?) - Max le débonnaire : Le point d'honneur (Jacques Deray) - Jean de la Tour Miracle (Jean-Paul Carrère) - Lagardère : Les noces du bossu (Jean-Pierre Decourt) (1) - 1968 La boniface (Pierre Cardinal) - 1971 Les coups (Jacques Lefebvre) – Madame êtes vous libre ? (Jean-Paul Le Chanois) - 1972 Les misérables (Marcel Bluwal) - 1973 La ligne de démarcation : Guillaume (Jacques Ertaud) - Les nouvelles aventures de Vidocq : Les deux colonels (Victor Vicas) - 1974 Histoires insolites : Une invitation à la chasse (Claude Chabrol) - Les brigades du tigre : Ce siècle avait sept ans (Victor Vicas) - 1975 Adieu Amédée (Jean-Paul Carrère) - 1976 Les brigades du tigre : L'homme à la casquette (Victor Vicas) - 1977 Emmenez-moi au Ritz (Pierre Grimblat) - Richelieu (Jean-Pierre Decourt) - Les enquêtes du commissaire Maigret : Au rendez-vous des Terre-Neuvas (Jean-Paul Sassy) - 1978 Claudine s’en va (Édouard Molinaro) - Il était un musicien : Monsieur Litz (Claude Chabrol) - 1979 Histoires insolites : Une dernière fois Catherine (Pierre Grimblat) - Le journal (Philippe Lefebvre) - Staline-Trotsky : Le pouvoir et la révolution (Yves Ciampi) - Fantômas : L’échafaud magique (Claude Chabrol) - 1980 Les enquêtes du commissaire Maigret : L'affaire Saint-Fiacre (Jean-Paul Sassy, + chanson du film) - Les dossiers de l'écran : Le grand fossé (Yves Ciampi) - Jean Jaurès : vie et mort d’un socialiste (Ange Casta) - Arsène Lupin joue et perd (Alexandre Astruc) - 1981 Anthelme Collet ou le brigand gentilhomme (Jean-Paul Carrère) - Histoires extraordinaires : Le scarabée d’or (Maurice Ronet) - L’atterrissage (Éric Le Hung) - 1982 Démobilisation générale (Hervé Bromberger) - 1983 Médecins de nuit : Jo Formose (Stéphane Bertin) - La veuve veuve rouge (Édouard Molinaro) - Thérèse Humbert (Marcel Bluwal) - 1984 L’âge vermeil (Roger Kahane) - 1985 Music Hall (Marcel Bluwal) - 1988 Tourbillons (Josée Dayan) - À corps et à cris (Josée Dayan) - 1989 Les deux frères (Roger Kahane) - La goutte d’or (Marcel Bluwal) - 1991 Le gang des tractions : Le dernier round (Josée Dayan) - Myster Mocky : La méthode Barnol (Jean-Pierre Mocky, CM) (diffusé en 2007 par "13ème rue" dans la collection "Mister Mocky présente... d'après les nouvelles d'Alfred Hitchcock) - 1992 Aldo tout risque : Direct au cœur (Claude Vital) - Tout ou presque (Claude Vital) - 1995 La rivière espérance (Josée Dayan) - La dernière fête (Pierre Granier-Deferre) - 1996 La nouvelle tribu (Roger Vadim) - 2000 Les misérables (Josée Dayan) - 2002 Michel Audiard et le mystère du triangle des Bermudes (François-Régis Jeanne & Stéphane Roux, documentaire DVD) - 2006 Mocky circus (Emmanuel Barnault, documentaire) - 2008 Myster Mocky présente : Dans le lac (Jean-Pierre Mocky, CM) - Myster Mocky présente : Témoins de choix (Jean-Pierre Mocky, CM) - 2009 Myster Mocky présente : De quoi mourir de rire (Jean-Pierre Mocky, CM).
(1) il n’apparaît pas dans la version cinéma de la série, présenté en 1968, en deux parties sous le titre "Les aventures de Lagardère"
Mise à jour du 14/10/2009
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23 janvier 2007
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : OLIVIER GOURMET
Par les hasards du calendrier, on retrouve Olivier Gourmet, ce mois de janvier, dans 3 films ("Congorama", "Jacquou le croquant", "Pars vite et reviens tard") et un téléfilm ("Poison d’avril"). C’est l’occasion idéale de rendre hommage à ce très grand comédien. Désormais, il ne faut plus se lamenter qu’il n’y ait plus de comédiens d’envergures, on peut toujours compter sur le talent d’Olivier Gourmet. C’est grâce aux frères Dardenne, que nous avons fait connaissance avec cet acteur wallon, avec "La promesse", où il incarne un père frustre. Il reçoit le prix d’interprétation à Cannes pour "Le fils" en 2002, où il campe un professeur de menuiserie, s’attachant à un de ses élèves. Même son dos impressionne - on pourrait écrite des pages sur ce fait -, le public international découvre cet homme impressionnant, au jeu à la fois physique et sensible. Il retrouvera les deux frères pour "Rosetta" en employeur en restauration rapide d’Émilie Dequenne, et en policier pour "L’enfant". Sa stature imposante le prédispose à jouer des rôles forts, on se souviendra du truand menaçant et propriétaire d’une boîte de nuit dans "Sur mes lèvres" chez Jacques Audiard. Mais il est aussi à l’aise dans des rôles plus légers, en commissaire bon enfant dans "Mercredi folle journée", un truculent Roger Richebé dans "Laisser-passer", réalisateur qualifié de manière définitive par Henri Jeanson de "Richebé..., pauvre C… ", ou un policier goguenard dans "Pour le plaisir". Il est vrai qu'au théâtre il privilégiait les rôles comiques. Il fait une composition saisissante dans "Nationale 7", vision pas très tendre du monde de l’handicap de Jean-Pierre Sinapi. Il y joue un myopathe insupportable et ingérable, obsédé par l’idée d’avoir un rapport sexuel, malgré son diabète. Il est un proviseur autoritaire et rigoriste des années 70, dans "Les fautes d’orthographe" de Jean-Jacques Zilbermann, très dur avec son fils joué par le brillant Damien Jouillerot. Mais même dans ses interprétations les plus antipathiques, il y a toujours une dose d’humanité. S’il y a une constante dans ses rôles, c’est sans doute la grande dignité des personnages qu’il incarne. Il garde une grande fidélité au cinéma d’auteur, et – notamment à Dominique Cabrera -, tel dans le superbe "Adieu" d'Arnaud des Pallières, où il incarne un homme qui n'aspire qu'à avoir une vie simple. Il trouve un de ses plus grands rôles dans "La petite chartreuse", beau film de Jean-Pierre Denis. face à la toute jeune Bertille Noêl-Bruneau. Il y incarne un libraire austère, qui retrouve le sens de la vie, en voulant sauver une petite fille du coma, qu'il a percuté avec sa fourgonette. Il s'obstine à s'occuper d'elle, en lui faisant la lecture, malgré la méfiance de sa mère - la toujours juste Marie-Josée Croze", il est bouleversant de sensibilité. S’il ne dédaigne pas le cinéma commercial, c’est pour cautionner la qualité comme dans "Les brigades du tigre" de Jérôme Cornuau, où il reprend le célèbre rôle de "colosse de Rhodez" popularisé par Pierre Maguelon, s’il n’est pas toujours à l’aise avec l’accent méridional, sa bonhomie étincelle. Il apporte également des beaux moments aux films de Bruno Podalydès "Le mystère de la chambre jaune" et "Le parfum de la dame en noir", tout en marquant l’évolution de son personnage qui finit par devenir assez opaque pour son entourage… On le retrouve en curé bourru mais compatissant dans "Jacquou le croquant", donnant du souffle à ce film qui en manque cruellement. Dans "Le couperet", il nous livre une de ses performances le plus saisissante, en homme blessé, en parfait état d’ébriété, victime du stratagème diabolique de José Garcia, un rôle bref, mais inoubliable... L’homme est de plus d’une grande probité, ce qui est tout à son honneur, interrogé par le "Film français" : "c’est une industrie puante ! Aujourd’hui, on crée souvent l’événement autour de rien, et ça marche. Et pourtant, je reste persuadé que la France, qui m’a accueilli à bras ouverts, demeure le pays le plus ouvert en matière de culture". (…) "je constate une baisse de qualité des scénarios par rapport aux années précédentes". (…) "le cinéma dit d’auteur a vraiment de plus en plus de mal à exister. Si je prends par exemple les dix scénarios qui sont sur mon bureau, je crois qu’un seul parviendra à se faire (…). Il est regrettable que des jeunes auteurs talentueux soient obligés de se battre contre des moulins pour monter leurs projets. ". Source : "Cinéma.fluctuanet".
Olivier Gourmet dans "La petite chartreuse"
L’homme reste engagé, comme dans "Sauf le respect que je vous dois", en employé qui se révolte contre le harcèlement moral. Il participe ainsi au téléfilm original de William Karel, "Poison d'avril", critique acerbe évoquant le rôle des médias pour le 21 avril 2002, alternant scènes d’archives télévisées avec des scènes de comédie. Il y incarne Charles, un rédacteur en chef d’une grande probité. Il ne pourra contrecarrer les plans d’un journaliste cynique incarné avec Bruno Todeschi, prêt à tout pour faire de l’audience, quitte à abandonner l’éthique des choix éditoriaux de l’équipe qu’il a désormais en charge. Charles doit se rendre à l’hôpital au chevet de son père mourant, regrettant finalement le temps passé à son métier. Olivier Gourmet fait preuve à nouveau d’une grande émotion, notamment dans les échanges avec une infirmière. Il est formidable dans "Congorama", comédie décalée, où il est un inventeur laborieux – rôle écrit pour Benoît Poelvoorde ! -, inventant un curieux robot-tondeuse. Ses rapports avec son père mutique et grabataire, incarné superbement par Jean-Pierre Cassel, sont très touchants. Il y fait preuve aussi de tendresse avec sa femme d’origine congolaise et son jeune fils. La révélation de sa véritable identité, ayant été abandonné par des parents canadiens, finissent par ébranler ses habitudes. La rencontre fortuite avec un Canadien azimuté – Paul Ahmarani, étonnant – et … d'un émeu, finiront par faire basculer sa vie, montrant une partie peu glorieuse de sa personnalité. Dans ce film, il est d’une grande drôlerie, mais finit comme tourjours par réveiller notre empathie avec son personnage. Il déclare dans "Le soir" du 17 janvier 2007 à Philippe Manche : "...On m'a rarement proposé des personnages qui ont autant de légèreté humoristique tout en ayant un véritable ressort humain...". Pour incarner "Mon colonel" en 2006, dans le film de Laurent Herbiet, il perd 25 kilos pour incarner un militaire sec, austère, et déterminé durant la guerre d’Algérie. Il manipule une jeune recrue incarnée par Robinson Stévenin, un idéaliste qui finit par céder à son autorité, quitte à nier ses propres convictions. Sa prestation évite tout manichéisme, pour ce personnage convaincu de bien faire selon son sens du devoir, quitte à pratiquer la torture, finissant par s'arranger avec "son sens du devoir". Il réalise là une de ses meilleures performances. On retrouve sa silhouette affûtée dans "Pars vite et reviens tard", où il incarne un crieur public, livrant des messages dans le quartier de Beaubourg à Paris. Il y est tellement crédible, que l’on finit par s’étonner que ce type de personnages ne figure pas dans notre quotidien. Dans une scène de bistrot, avec Michel Serrault, un comédien de sa trempe, il donne à son personnage une intégrité, refusant de monnayer, de mystérieux messages. L’homme garde les pieds sur terres, même le succès venant. Il reste attaché à sa Belgique natale, et continue à s’occuper de l’hôtel familial avec sa femme, dans un petit village des Ardennes, à Mirwart, depuis 1999. Régis Wargnier, rencontré lors d’une avant-première, m’a confirmé, qu’il répond même au téléphone, et s’occupe des clients, mais ne propose plus désormais que les petits déjeuners, abandonnant les autres repas. Sa gamme et sa puissance de jeu étant absolument remarquable, et ses choix judicieux, c’est un comédie à suivre assurément... Génial dans son métier, et humainement remarquable.
Olivier Gourmet dans "Mon fils à moi"
Filmographie : 1988 Hostel Party (Roland Lethem, CM) – 1991 Couru d’avance (Xavier Chitaens, CM) – 1995 Le huitième jour (Jaco Van Dormel) - La promesse (Luc et Jean-Pierre Dardenne) – 1997 Le bal masqué (Julien Vrebos) - Sombre (Philippe Grandrieux) - Je suis vivante et je vous aime (Roger Kahane) - Le signaleur (Benoît Mariage, CM) -Toreros (Éric Barbier) - Cantique de la racaille (Vincent Ravalec) - Ceux qui m’aiment prendront le train (Patrice Chéreau) – 1998 Le voyage à Paris (Marc-André Dufresne) - Rosetta (Luc et Jean-Pierre Dardenne) - J’adore le cinéma (Vincent Canoo, CM) - Peut-être (Cédric Klapisch) – 1999 Nadia et les hippotames (Dominique Cabrera) (+ version TV : Retiens la nuit) - Princesses (Sylvie Verheyde) - Nationale 7 (Jean-Pierre Sinapi) - De l’histoire ancienne (Orso Miret) - L’héritier (Philippe de Pierpont, CM) - Sauve-moi (Christian Vincent) – 2000 Mercredi, folle journée (Pascal Thomas) - Le lait de la tendresse humaine (Dominique Cabrera) - Petite sœur (Ève Deboise, CM) - Laisser passer (Bertrand Tavernier) – 2001 Sur mes lèvres (Jacques Audiard) - Une part du ciel (Bénédicte Liénard) - Un moment de bonheur (Antoine Santana) - Le fils (Luc et Jean-Pierre Dardenne) - Peau d’ange (Vincent Perez) - Le temps du loup (Michael Haneke) – 2002 Le mystère de la chambre jaune (Bruno Podalydès) - Adieu (Arnaud des Pallière) - Les mains vides (Marc Recha) - Trouble (Harry Cleven) – 2003 Pour le plaisir (Dominique Derrudderre) - Folle embellie (Dominique Cabrera) - Quand la mer monte (Yolande Moreau et Gilles Porte) - Les fautes d’ortographe (Jean-Jacques Zilbermann) - Le pont des arts (Eugene Green) – 2004 La petite Chartreuse (Jean-Pierre Denis) - Le parfum de la dame en noir (Bruno Podalydès) - Le couperet (Costa-Gavras) - L’enfant (Luc & Jean-Pierre Dardenne) - Sauf le respect que je vous dois (Fabienne Godet) – 2005 Un homme ordinaire (Vincent Lannoo) - Mon fils à moi (Martial Fougeron) - Jaquou le croquant (Laurent Boutonnat) - Les brigades du tigre (Jérôme Cornuau) - Congorama (Philippe Falardeau) - Madonnen (Maria Speth) - Cow-boy (Benoît Mariage) - 2006 Mon colonel (Laurent Herbiet) – Madre e ossa (L'amour caché) (Alessandro Capone) – Pars vite et reviens tard (Régis Wargnier) - 2007 Go fast (Olivier Van Hoofstadt) - Mesrine : L'instinct de mort (Jean-François Richet) - Home (Ursula Meier) - Bancs publics (Bruno Podalydès) - Coluche, l'histoire d'un mec (Antoine de Caunes) - Le silence de Lorna (Luc & Jean-Pierre Dardenne) - 2008 L'hôte (Alix de Maistre) - Un ange à la mer (Frédéric Dumont) - Robert Mitchum est mort (Olivier Babinet & Fred Kihn) - Fragment of Grace (Jessica Woodworth & Peter Brosens). Télévision : 1994 Maigret en vacances (Pierre Joassin) - 1995 Les Steenford, maîtres de l'orge (Jean-Daniel Verhaeghe) - Folle de moi / Y a pas de lézard (Pierre Joassin) - 1997 Papa est monté au ciel (Jacques Renard) - 2000 Dossier dopage : contre la montre (Jean-Pierre Sinapi) - 2006 Poison d'avril (William Karel) - Candidat libre(Jean-Baptiste Huber) - 2007 L'affaire Ben Barka (Jean-Pierre Sinapi).
Mise à jour du 03/10/2008
13 janvier 2007
DOROTHÉE BLANCK PAR DOROTHÉE BLANCK
Dorothée Blanck dans "L'or du duc" de Jacques Baratier
En navigant sur le web, en cherchant des informations sur "L'or du duc" de Baratier, je découvrais le blog de la comédienne Dorothée Blanck, Le journal d'une dériveuse, montrant ses qualités d'observations et d'écritures, aussitôt il figurait dans mes favoris. On retrouve aussi ses textes et beaucoup de documents sur son site. Puis Agnès Varda nous donna de ses nouvelles, en la retrouvant avec Corinne Marchand dans l'un des formidables boni du DVD de "Cléo de 5 à 7". Malicieusement, la réalisatrice lui fit redescendre la rue qu'elle arpentait dans le film, nommée... "Rue des artistes" à Paris. J'eu la bonne surprise de découvrir un jour un courriel de Dorothée après avoir fait une note sur "Cléo...", film que j'estime énormément. Grâce à nos échanges qui suivirent, j'eu le temps d'apprécier les qualités humaines de cette personne et son grand talent de plume. Profitant de nos échanges, je lui ai proposé de commenter sa filmographie, remarquable s'il en est. Ce qu'elle fit volontiers avec modestie et faconde, en annonçant sur son blog "C'est plus amusant d'écrire sur commande, et cela règle les problèmes d'identité: Lira...Lira pas...". S'il elle n'avait fait que "Cléo de 5 à 7" et les films de Jacques Demy, ça lui suffirait pour rester dans le coeur des cinéphiles. Mais le parcours de celle qui fut le modèle de Josef Von Sternberg pour une leçon de cinéma pour un documentaire d'Harry Kümel, est encore plus riche, et ainsi elle vous propose une réponse au court-métrage que lui a consacré Haydée Caillot "Qui êtes-vous Dorothée Blanck ?", en 1987. Elle n'a pas finit de nous surprendre...
Longs-métrages :
1953 Les Enfants de l'amour, (Léonide Moguy)
De ce mélo avec une ravissante Etckika Choureau larmoyante, je ne me souviens que des seins de Nadine Tallier. J'étais danseuse aux Capucines où elle menait la revue avec son charme canaille de titi parisien. Nos lits étaient côte à côte dans un grand dortoir. Nous avions toutes la même blouse grise de l'orphelinat, il faisait très chaud sur le plateau, elle s'éventait, je pouvais donc voir sa gorge parfaite. En dehors de ça, Léonide Moguy avait un charme slave auquel je n'étais pas insensible.
1954 La Reine Margot, (Jean Dreville).
Quelques danseuses du Mogador avait auditionné pour danser une Pavane. J'adore ces danses anciennes où l'on ne fait que des grâces, des révérences.
1955 French Cancan, (Jean Renoir) (1)
"... J'avais 15 ans et je donnais tous les soir à Mogador quand Renoir est venu nous auditionner pour son film "French-Cancan". Après avoir vu toutes les danseuses de Paris, il en a retenu 24, je faisais partie du lot... Sur les 24, il y en avait 4 qui jouaient un petit rôle. Je faisais aussi partie des 4, mais j'ignorais tout de mon rôle. Je l'ai apris par le régisseur qui m'a annoncé que je devais tourner une scène nue dans un tub, j'étais mortifiée, mais de peur d'être renvoyée je n'ai pas osé dire non. (...) Il n'y a pas eu de scène du tub. Le jour du "costume", c'est-à-dire, le jour de la scène, j'ai vu Renoir et je lui ai avoué que cela me gênait beaucoup car j'étais une vraie "Jeune fille", et je me gardais pour l'homme que j'aimerais ! Il a dit : "O.k., je comprends, tu danserais dans le balais" (...) L'atmosphère était joyeuse et bon enfant. Comme nous avions toutes le même costume, Renoir craignait d'avoir oublié de nous dire "bonjour". Alros, toute la journée, il nous retournait en disant : "Toi, je t'ai dit bonjour !" et il nous embrassait de nouveau, ce qui d'ailleurs nous ravissait car nous étions bien entendue amoureuse de lui (...) Il était d'une politesse exquise, et dès qu'une femme entrait dans le studio ou à la cantine, il se levait pour la saluer. Mais sa courtoisie ne s'adressait pas qu'aux femmes. Pour saluer un machiniste, il traversait le plateau s'il le fallait...
1956 Elena et les hommes , (Jean Renoir) (1)
"Je me souviens que les figurants étaient presque au nombre de mille. Il était impossible aux principaux acteurs d''étre dans le champ de la caméra et l'opérateur, son fils Claude le lui a signalé. Alors Renoir a pris un porte-voix et s'est adressé à la foule des figurants qui encombrait le champ car tout le monde rêve d'être du film. "Vous êtes tous des artistes", leur a-t-il dit, "Alors, faites les choses comme vous le sentez, bougez, embrassez-vous, courrez, sautez". Et le miracle s'est produit. Tous les figurants étaient tellement émus, qu'ils n'on plus encombré le devant du plateau sauf dans les limites qu'il fallait, et Renoir a pu filmer ses acteurs...
1959 Enigme aux Folies Bergère, (Jean Mitry).
J'ai rencontre Jean Mitry qui était alors critique de cinéma dans un cinéma d'art et essai que Jacques Loew fréquentait. Il en avait lui même été un certain temps le directeur. Nous avons tourné cette scène d'une loge de danseuses en train de se préparer au spectacle Aux Bouffes Parisiens, joli théâtre à l'italienne.
1960 Une femme est une femme, (Jean-Luc Godard)
Jean-Luc Godard avait vu Opéra Mouffe de Varda, il a imaginé me faire faire un pastiche de Belmondo dans à bout de souffle en streaptiseuse avec l'imper et le chapeau melon de celui-ci, en dessus j'avais un collant entier vert. Mais le temps a manqué pour cette improvisation, Godard tournait avec Anna Karina de jour dans une petite boite de nuit de Pigalle. Alors, il a demandé à Agnès de lui donner un plan de son film avec moi nue. C'est ainsi que je figure de dos dans la scopitone que regardent Jean paul Belmondo et Jacques Brialy.
1961 Lola, (Jacques Demy)
Jacques Demy accompagnait Agnès Varda dans la rue, elle m'a présentée à lui et proposé de danser dans le film de celui-ci qui serait tourné à Nantes. J'ai tout de suite dit oui! Comme le costume que l'on me montrait au studio lors d'essai n'était pas particulièrement sexy, je me suis acheté une guépière et je l'ai agrémentée de bas résilles noirs et d'une rose sur une jarretière, mon cachet y passait mais c'était pour la gloire, nous étions une demi-douzaine de danseuses je voulais me démarquer. Quand arrivées à l'hôtel on nous a demandé de mettre nos costumes pour nous présenter à Demy, j'ai plaqué mes mains sur les hanches et bombé la poitrine. Agnès toute petite se trouvait là. J'ai demandé à la costumière ce qu'elle faisait là: "Comment, tu ne sais pas, C'est la femme de Jacques!" Génée, j'ai rengorgé mes avantages. Avec le charleston en musique de fond, cela a été un plaisir de tourner durant huit jours. Anouk Aimée fait partie de mon phantéon d'actrice et Corinne Marchand en simple collant noir et chapeau claque faisait rêver. Ce film est un bijou...
1961 Cléo de cinq à sept, (Agnès Varda)
Agnès Varda, pendant que son mari tournait, elle écrivait Cléo. J'ai dû apprendre à conduire, je m'y suis reprise à deux fois avant d'avoir le permis, sinon je ne pouvait tourner ce rôle de modèle, métier que je pratiquais à l'époque. Les étrangères, sans carte de travail avait cette ressource pour vivre, dans les ateliers le massier passait avec un chapeau à la fin des poses pour rétribuer le modèle. Retrouver la superbe Corinne qui grande, généreuse, et très directe me traitait comme une petite soeur était aussi un plaisir. Mes scènes préférées sont celles où elle répète avec ses musiciens Serge Korber et Michel Legrand. Je revois le film il n'a pas pris une ride.
1962 Il segno del vendicatore, (Roberto Mauri)
Roberto Mauri, quand les cancans allaient bon train :"Voilà les concierges de la culotte! Il faut dire que nous étions à Gubbio, une petite ville moyennageuse tenue par les curés. Le moindre écart de conduite, la permission de tourner dans les lieux était otée. Pour ma part, j'étais sage comme une image car amoureuse d'un amant resté à Paris. Et puis l'équipe sicilienne n'otait pas son chapeau lors des repas et faisaitmine d'ignorer la gente féminine. La production ne donnait que des bouts de pellicules, si bien que ne sachant jamais le métrage qu'il y avait dans le magasin, il fallait retourner la scène sans savoir si l'on arriverait au bout; J'étais assignée à résidence avec mon passeport polonais, je devais me présenter chaque semaine au consulat à Rome; Quand quelqu'un est venu me proposer de jouer Maris-Madeleine, j'ai voulu d'abord retrouver Paris.
1962 Le Vice et la vertu, (Roger Vadim)
Roger Vadim Vadim lui aussi avait vu le court- métrage de Varda, il m'a convoquée ainsi que plusieurs vestales, filles enlevées par des allemands pour leur plaisir dans un chateau fort. A la cantine du studio Robert Hossein usait de son charme slave. Il m'a regardé: "Toi, je ne te fais pas la cour tu ne me croirais pas!" Vadim est un seigneur, il nous mettait sur le planning même s'il n'était pas sûr de nous faire tourner, c'est la seule fois où j'ai gagné de l'argent, manque de pot, je n'avais pas le temps de déposer mon cachet à la banque, à l'époque on recevait des enveloppes en liquides, un photographe indélicat hébergé par mon partenaire s'est chargé de me délester.
1963 Les Parapluies de Cherbourg, (Jacques Demy)
Jacques Demy à toujoujours fait référence dans tous ses films aux personnages des précédents, c'est ainsi qu'il m'a permit de remettre ma guépière dans une boite de nuit à Cherbourg.
1963 Le Journal d'un fou, (Roger Coggio)
J'avais vu Roger Coggio dans sa prestation au théâtre, génial. Je l'avais rencontré dans les couloirs du Trocadéro lorsqu'il jouait pour Vilar, moi, j'étais élève au Cours Dullin. Pour le film, il a voulu visualisr les personnages avec lesquels il dialoguait dans sa folie, nous étions donc des comparses muets. Sa mégalomanie a fait qu'il n'a mit personne au générique, les techniciens lui en ont voulu et le film a quitté l'affiche jusqu'à ce qu'il fasse un générique. Un an a passé, le film n'a plus été distribué en France, ma mère l'a vu au Canada
1964 Ces dames s'en mêlent, (Raoul André)
C'est Serge Valin, connu lors de French Cancan,le plus réputé des premiers assistants qui m'encourageait face à Eddy Constantine, " Soit plus chatte! Encore plus chatte!" J'en ai tellement fait que je n'ai jamais osé aller voir le film de Raoul André.
1965 L'Or du duc, (Jacques Baratier)
Je n'avais pas de rôle dans l'Or du Duc, Baratier filmait des gags au fur et à mesure qu'il les trouvait au bistrot le soir, cela se rajoutait sur le plateau, le producteur fâché lorsqu'il m'y voyait: Vous avez encore passé la soirée avec Baratier, vous allez finir par me couter cher! Une fille qui se douche dans un immeuble en construction et qui reçoit le jet des laveurs de vitres; Une malle offerte par Jacques Dufilho vient des Indes pour le maharaja joué par Pierre Brasseur, une femme nue est dedans; Puis je fais la danse du ventre déguisée en indienne toujours pour Pierre Brasseur lequel meurt du coeur; Une soirée parisienne très snob avec Dutilho j'ai une perruque et un costume 1920; Une jeune fille à vélo double un autobus dans lequel se trouve Claude Rich, Monique Tarbès et leur famille dans le film, ainsi qu'une belle passagère Elsa Martinelli. Jacques Baratier voulait un petit personnage multiple à la Helsapoppin qui n'a rien à faire dans le scénario mais apparait et disparait.
1965 La Métamorphose des cloportes, (Pierre Granier-Defferre)
Je ne sais plus comment j'ai atterri sur ce plateau, je crois que le journaliste avec qui je vivais alors, Gilles Durieux, connaissait le metteur en scène. Lorsque celui-ci à demandé à Lino Ventura sur qui il fallait rester à la fin du plan,celui-ci a répondu: "Sur la petite bien sûr!" Ma soeur qui n'a fait aucune remarque sur ma courte prestation était jalouse que j'ai pù approcher Lino Ventura...
1965 Pleins feux sur Stanislas, (Jean-Charles Dudrumet)
Je me souviens que j'ai complètement occulté ce film car Jacques Sternberg y jouait son propre rôle d'auteur dramatique. Dans la loge il y avait une petite blonde très sexy dans ses cuissardes sur des jambes grêles et une grosse bouche. J'ai tout de suite su que je serais cocue. Sternberg a disparu puis est venu me trouver: "laissez-moi encore une quinzaine, voir si j'en ai toujours envie!" Je n'ai jamais disputé le bout de gras, j'ai pris mes cliques et mes claques et suis partie travailler en Suisse.
1965 Lady L, (Peter Ustinov)
C'est Margot Cappelier qui faisait les beaux jours du casting des petits rôles pour les films américains tournés en France à l'époque.Toujours une floppée de starlettes pour un boxon célèbre Le One..... Catherine Allégret était si belle à seize ans, un vrai Renoir, j'en étais jalouse. et Peter Ustinov : "De toi, je ne connais que le dos!" Ces dames se disputaient les créneaux devant la caméra en plan américain, je n'avais pas envie de me battre. Je me disais qu'un comédien doit être bon de dos.
1967 J'ai tué Raspoutine, (Robert Hossein)
Robert Hossein rencontré sur le plateau "Du Vice et de la Vertu" m'a fait l'honneur d'interprêter le Tsarine qui acceuille Gagliostro. Au cinéma, je n'ai pas vu passer la scène, peut-être y a t-il eu des coups de ciseaux au montage!
1967 Les Demoiselles de Rochefort, (Jacques Demy)
Toujours par réminiscence, Demy m'a fait descendre à Rochefort pour dire une seule phrase à Gene Kelly:" Vous avez de la chance"! Celui ci n'a pas voulu me faire cadeau du plan, il se retournait comme un danseur et j'étais de trois-quart dos. Alors Demy me dit :" Tu t'en va lentement en arrière, en le regardant! Comme ça je t'aurais dans le champ! En bon professionnel, Kelly me dit: "Chérie, tu n'es pas gentille!" Alors, j'ai lâché, je suis partie droit devant moi, tel un soldat. Il m'a remercié par un baise main:"tu dines avec moi, ce soir? -Non! Je reprends le train!" Quand je pense qu'en le voyant à l'écran je le trouvais si sexy... Lors d'une projection privée, François Chalais qui était devant moi s'est retourné " Excusez-moi Dorothée, j'ai éternué, je ne vous ai pas vu passer!"
1969 A Quelques jours près, (Yves Ciampi)
Je me souviens avoir fait des essais, Corinne Marchand qui avait refusé cette épreuve à eu le rôle. Le lendemain l'assistant m'a téléphoné, que je ne l'apprenne pas par les journaux, j'ai ri, "Au moins, avec votre franchise on pourra se dire bonjour lorsqu'on se rencontrera dans la
rue!" (c'était Yves Boisset) Je ne me souviens de rien d'autre.
1969 Une Femme douce, (Robert Bresson)
Je suis une infirmière qui soigne Dominique Sanda dans le fond du décor derrière un paravent. Bresson m'a mise au générique, comme nous n'étions que trois en tout, tout le monde a pensé que j'avais eu un grand rôle et qu'il avait été coupé.
1970 Peau d'âne, (Jacques Demy)
Je vais finir par croire que j'étais sa mascotte, ce qu'il avait dit
lorsqu'il m'a fait venir pour Les Demoiselles.
1971 Hellé, (Roger Vadim).
( Je ne sais plus quoi!)
1993 La lumière des toiles mortes, (Charles Matton).
Le titre est si triste, j'ai eu peur pour son impact commercial. Toujours le plan
unique, j'ai été la femme d'un seul plan dans les grands films, et j'avais
le rôle titre dans les courts-métrages...
2001 Tanguy (Étienne Chatiliez)
Ils ont demandé à des habitués de la "Brasserie Lipp" de figurer, nous avons été payés comme figurants, j'ai vu le film, je ne suis pas dans le champ.
Les herbes folles (Alain Resnais, 2008)
Rôle d'une passagère
Court-métrages :
L'Opéra-mouffe, (Agnès Varda 1957)
Agnès Varda cherchait" un nu froid" Le contraire d'une" streepteaseuse", elle est allé voir du côté des peintres. Je posais dans l'atelier de Roederer à la grande Chaumière, il m'a présentée; je venais de voir le film d'Ingmar Bergman "Elle n'a dansé qu'un seul été" J'avais été très émue par la les deux amoureux dans l'herbe." Est-ce que ce sera aussi pur? - Ce ne sera pas pareil mais aussi pur que ça! m'a répondu Agnès Varda." Pour les scènes de lit avec José Varela, Agnès nous a demandé: "Vous êtes des dauphins, retournez-vous l'un sur l'autre en jouant comme eux!"
Fabliau, (Annie Tresgot 1957)
Une bleuette tournée au bois de Boulogne avec deux amoureux. Annie, beaucoup plus tard a fait un très beau documentaire sur l'école de Strasber- Kasan. C'est une leçon extraordinaire de voir ces vedettes Hollywoodiennes se ressourcer au milieu de débutants.
La leçon de beauté, (Fernand Aubry 1961)
Un documentaire sur le maquillage et les masques. à force de m'épiler, j'ai perdu mon côté sauvageonne et pris dix ans d'âge. Aubry voulait une image à la Hollywood. Heureusement, Agnès a mit le "holla!" pour le rôle de modèle de peintre dans " Cléo de cinq à sept". Le plaisir que j'ai eu a été de présenter les masques en improvisant des attitudes pour les photographes italiens dans les arenes. On se sent protégé derrière un masque,on ose tout.
Concerto pour violoncelle, (Monique Lepeuve 1962)
J'étais une jeune fille qui passe par tous les trous des instruments de musique, façon de présenter ceux-ci; le film a été à Locarneau, je n'ai rien vu, ce que c'est que de jouer les passe-muraille.
Coup de feu à 18h, (Daniel Costelle 1962)
Oui, c'est ce polar que j'ai joué avec l'acteur américian parisien Jess Hann, scénarisé par Philippe Labro.
L'Annonciation, (Philippe Durand 1963)
Philippe revenait de la guerre d'algérie, il était légèrement subversif et dénonçait "les barres, cités dortoirs" Il m'avait enduite de glaise, ne permettant plus qu'un cri. On s'est fai huer au festival de Tours. Jean-Claude Averty avait aussi fait les frais de cette vindicte avec "Les petits vieux de Nanterre." Nos retraités étaient filmés lors d'une sortie du samedi, revenant à la maison de retraite passablement éméchés, tentant encore de bousculer leurs camarades féminines dans le fossé avec le litron sous le bras. Cela a été un tollé.
Plus qu'on ne peut donner, (François Chevassu - Claude Aveline 1963)
Une jeune fille aime un jeune homme joué par Gilles Durieux mon partenaire à la ville comme à l'écran à ce moment là. Le jeune homme porte un masque qu'il refuse d'enlever avant le mariage, demandant une pleine confiance à sa fiancée. Celle-ci craque, le garçon se suicide, elle enlève le masque pour voir le pur visage de son futur, intact de tout tare.
Le producteur, Bromberger voulait faire tourner sa femme, le réalisateur a résisté, le film à été gelé.
Le Maître, (Paul Carotti, 1963)
C'est le scénario d'un écrivain Jacques Cousseau qui joue son propre rôle. Il avait écrit chez Gallimard, "le chien gris"
La Folie avec Jacques Dufilho (film d'entreprise) 1964
Nous avons tourné cette histoire de stop sur les routes du Midi, une femme prend plusieurs fois Dufilho dans sa voiture, à chaque fois, celui-ci joue une autre forme de folie, c'était une démonstration pour des médecins. J'ai été surprise et charmée par le raffinement de cet acteur. Mais lors des prises, comme tout comique, tant qu'il n'avait pas fait rire sa partenaire, il se jugeait mauvais, et quand je riais, je ne pouvait pas être à l'écran...
Entends-tu la mer ?, (Jacques Rouland 1966)
Je ne sais pourquoi, Rouland qui est un grand marchand d'art a refusé de me donner la fiche technique, il préfère oublier cet épisode. A Etretat, sur le haut de la falaise, je devais simuler une femme prête à se suicider, l'assistant, couché au sol, me retenait par les chevilles afin
que je ne m'envole pas par le vent, la caméra placée en contre bas sur le sable.
Faire quelque chose, (César Polognio 1966)
Je venais de quitter le domicile conjugal, ce jeune portugais m'a hébergée dans sa mansarde, sous prétexte de calins du matin, il fouinait sous mon oreiller et finissait par: tu n'aurais pas un ticket de métro?
L'Espace vital, (Patrice Leconte 1969)
Bruno Nuytten qui avait tourné pour Jacques Ledoux (cinémathèque belge) le reportage sur le tournage de von Sternberg m'a présenté à Patrice Leconte. je n'ai jamais vu le film, le réalisateur n'en à guère de copie, à cette époque, il n'y avait pas de cassettes, les tirages coutant chers, seul le producteur détenait la pellicule et partait avec en cas de faillite, c'est pour ça qu'il n'y a pas de témoignages des courts tournés dans ce temps là. J'en ai tournés 26, et les trois-quart, je ne les ai jamais vus.
Pour que Jeanne et Pierre, (René Gilson 1984)
Je ne sais même pas si Gilson a fait tirer ce film au labo.
Qui êtes-vous Dorothée Blanck ?, (Haydée Caillot 1987)
Nous avions fait notre stage de montage au studio Eclair, ensemble avec Haidée. Nous courions avec les bobines dans les couloirs pour satisfaire l'étalonneur vedette Pierre...qui riait des facéties d'Haidée laquelle en bonne marseillaise avait une tchatche redoutable. Quant on a tourné ensemble, on a moins rit, Sternberg me disait: "Elle veut que vous soyez née d'elle!" C'est toujours un rapport de force entre le créateur et sa créature, et je ne me suis jamais laissée faire même par mes amants aimés, alors avec les femmes...
( Documentaire de fiction, 27mn)
L'Anniversaire de Paula, (Haydée Caillot 1993)
C'est Eric Rhomer qui a produit le film d'Haidée, il avait été interessé par le premier. J'ai adoré tourner dans le froid, le vent, c'est salvateur.
François vous aime, (Frédéric Tachou 1993)
Frédéric Cousseau était copain de Tachou. C'est le grand-père âgé de 80 ans de l'autre Frédéric qui à acceuilli toute l'équipe du petit-déjeuner au souper, nous faisant la tambouille, j'étais sous le charme, je l'aidais pour la vaisselle.
Commerce, (Philippe-Emmanuel Sorlin 1998)
Personnage troublant et pervers que ce Sorlin, impossible de communiquer, sauf s'il a besoin de vous charmer, comme beaucoup de metteurs en scène qui ne s'embarrassent pas de vos désiratas.
Problèmes de hanche, (Frédéric Tachou 2003)
Tachou s'est inspiré de la vie de deux comédiennes, l'une ancienne bourge et l'autre toujours bohémienne, nous avons joué nos rôles sur l'écran comme dans la vie.
Première prise, kino de Christian Laurence, Festival Off-Court Trouville 2004 avec Christian Cardon
2 femmes, kino de Jean Antoine Charest, Festival Off-Courts Trouville 2005), avec Lucie Muratet
Les petits sablés (Cloé Micout) Kino off-courts Trouville, 2006), avec Diane Dassigny et Dorothée.
La mort vous aime aussi, (Simon Laganière & Carol Courchesne-Marco Andréoni Documenteur Trouville 2007)
Télévision :
Le Mariage de Figaro (Marcel Bluwal, 1961)
Télé mon droit et Décor pour un auteur (1966)
Leçon d'éclairage, Joseph von Stenberg (RTF) 1968 (repris dans l'émission "Cinéma, Cinéma" de Michel Boujut, en 1985)
(1) Sur Jean Renoir : extraits d'un article de "Ouest-France", propos confiés à Dominique Wallard.
Mise à jour du 7/08/2009
Les dossiers de Jérôme Rendax : Pola, (Jean-Paul Carrère 1966)
Anna, (Pierre Koralnik, 1967) (Comédie musicale de Serge Gainsbourg)
01 décembre 2006
FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : ANNIE GRÉGORIO
Si vous êtes nostalgiques des grands excentriques du cinéma français, ne vous lamentez plus, voici Annie Grégorio ! Un tempérament qui très souvent s’ingénie à voler les scènes à ses partenaires qui font parfois pale figure face à elle. Le grand public l’avait peut être découvert dans "Le petit théâtre de Bouvard" sur Antenne 2, de 1986 à 1988, fameux vivier de talents grâce à la grande intuition de Philippe Bouvard. Sa drôlerie constante l’amène évidemment à tourner dans beaucoup de comédies, dans des caractères forts, dans des personnages hauts en couleurs méridionaux ou du sud-ouest. Dans "Désiré" (1995) captation cinématographique de Sacha Guitry, elle reprend le rôle d’Adèle campé déjà au cinéma par Pauline Carton. Elle tire son épingle du jeu, d’une distribution prestigieuse, mais hélas, elle va être cantonnée assez souvent dans ce rôle de bonne à tout faire à la langue bien pendue. Dans un autre remake d’un des chefs d’œuvres de Marcel Pagnol "Le Schpountz" (1999), elle forme un couple très drôle avec Ticky Holgado dans son rôle de Tante Clarisse, dans une adaptation contemporaine d’Albert Algoud assez vaine finalement. Elle ne trouve au cinéma que très peu de rôles à la mesure de son talent, mais elle est particulièrement remarquable dans la comédie décalée de Claude Duty : "Bienvenue au gîte", en femme énergique mais un peu cyclothymique, qui reçoit un couple de parisiens (Marina Foïs et Philippe Harel) partis s’installer dans la France profonde. Sa prestation est un absolu régal. Le théâtre lui ouvre heureusement d’autres horizons. Elle retrouve souvent Roger Louret comme metteur en scène, pour des adaptations de grands classiques de Marivaux et Molière dans les années 80. Consécration, elle est excellente dans la pièce "Théâtre sans animaux", elle obtient en 2002, le Molière de la meilleure comédienne dans un second rôle. La télévision la demande souvent, elle est une des héroïnes récurrentes de la série "Un homme en colère" pour TF1. Elle campe Mitzi Goldberg, une policière déterminée, aidant Richard Bohringer, un journaliste indigné, dans son combat pour la vérité. C’est finalement dans les téléfilms, qu’elle montre aussi des fêlures dans ses personnages. Si elle apparaît comme sympathique et rassurante, elle peut avoir un jardin secret assez inquiétant comme dans le subtil "Ambre a disparu" avec Miou-Miou en 2003. Elle est jubilatoire dans l’un des épisodes des "Inséparables" avec Michel Boujenah et Charles Berling, il faut la voir déclamer une poésie érotique, voire salace, devant un public médusé de villageois dans une kermesse de village. Dans "Monsieur Léon", (2006), elle joue la bonne de Michel Serrault, qui joue un grand-père "père tranquille" et médecin sous l’occupation. Si l’œuvre est assez formatée, les échanges entre elle et un Michel Serrault sobre et grandiose sont très toniques. Elle renvoie son mari complaisant avec les Allemands, et s’attache aux humeurs de son employeur. Arrive Yvon, le petit-fils du docteur, qui va réveiller sa fibre maternelle, quelle appelle son "petit poulet". Elle tourne dans le film de Claude Miller "Un secret", mais hélas son rôle est coupé au montage, mais par hommage du metteur en scène, elle figure au générique final. Elle y incarnait Léone, une femme recueillant le personnage joué par Patrick Bruel, et qui disserte sur la vie avec faconde à la naissance de son second fils. Elle trouve également un rôle à sa mesure dans "La prophétie d'Avignon", Florence Broizat salue sa composition dans Télérama N°3007 : "...Annie Grégorio est excellente dans son rôle de commissaire franche du collier...". Cette comédienne qui marque durablement la moindre de ses apparitions, devrait beaucoup nous surprendre, pour peu que les metteurs en scènes deviennent un peu plus imaginatifs à son égard.
Avec Marina Foïs dans "Bienvenue au gîte"
Filmographie : 1984 Tranches de vie (François Leterrier) - 1986 Cours privé (Pierre Granier-Deferre) - Manège (Jacques Nolot, CM) - 1988 Périgord noir (Nicolas Ribowski) - 1989 L’alligator (Laurent Bounhick, CM) - 1991 Caty (Alain Minier, CM) - Vincennes Neuilly (Pierre Dupouey) - Le zèbre (Jean Poiret) - 1993 Les ténors (Francis de Gueltz, inédit en France) - 1995 Désiré (Bernard Murat) - Fantôme avec chauffeur (Gérard Oury) - Les aveux de l’innocent (Jean-Pierre Améris) - 1996 Fallait pas ! (Gérard Jugnot) – Les sœurs Soleil (Jeannot Szwarc) - 1997 Une fée m’habite (Pierre Core, CM) - La voie est libre (Stéphane Clavier) - 1998 Un pur moment de rock’n’roll (Manuel Boursinhac) - Le Schpountz (Gérard Oury) - 1999 À vot’service [épisode : "La station service"] (Laurence Katrian, inédit en salles) - 2001 Le cœur sur la main (Marie-Anne Chazel, CM) - C’est la vie (Jean-Pierre Améris) - 2002 Bienvenue au gîte (Claude Duty) - 2003 Tout l’univers (Fabrice Benchaouche, CM) - Au secours, j’ai 30 ans ! (Marie-Anne Chazel) - 2004 Victoire (Stéphanie Murat) - L’antidote (Vincent de Brus) - 2005 Comme un air… (Yohann Gloaguen, CM) - 2006 Un secret (Claude Miller, rôle coupé au montage) 2007 Modern love (Stéphane Kazandjian) - Musée haut, musée bas (Jean-Michel Ribes). Télévision : 1984 L’arbitrage du ravi (Maurice Failevic) - L’ombre des bateaux sur la ville (Jacques Krier) - 1985 Main basse sur l’automobile (Dominique Guymont) - 1987 Bonjour M. Pic (Maurice Failevic) - 1988 Les enquêtes du commissaire Maigret : La morte qui assassina (Youri) - 1989 Bébé express (François Dupont-Midi) – 1990 Les fossoyeurs de la nuit (Éric Le Hung) - 1993 Les années FM (Emmanuelle Dubergey) - 1994 Maigret se trompe (Joyce Sherman Buñuel) - 1995 L’allée du roi (Nina Companeez) - 1996 Un printemps de chien (Alain Tasma) – Un petit grain de folie (Sébastien Grall) – L’orange de Noël (Jean-Louis Lorenzi) - 1997 L’amour à vif (Jean-Pierre Améris) - 1998 Un homme en colère : Un silence coupable (Caroline Huppert) - Un homme en colère : L’affaire Caroline) - Le refuge : Entre chien et loup (Christian François) - 1999 Chère Marianne : La sous préfète (Pierre Joassin) - Tramontane (Henri Helman) - Mary Lester : Maéna (Christiane Leherissey) - Un homme en colère : Mort d’un juge (Larence Katrian) – Un homme en colère : Une femme réduite au silence / Sous l’aile du corbeau (Dominique Tabuteau) – Un homme en colère : Meutre pour deux (Dominique Tabuteau) – Un homme en colère : Un amour sans limite (Élisabeth Rappeneau) - Un homme en colère : La peur de l’autre (Didier Albert) - 2000 Rastignac ou les ambitieux (Alain Tasma) - Un homme en colère : L’ange déchu (Didier Albert) – Un homme en colère : La seconde maman (Marc Angelo) - Un homme en colère : Pour un monde meilleur (Didier Albert) - 2001 Joséphine, ange gardien : La comédie du bonheur (Dominique Baron) - Un homme en colère : Une mort si douce (Marc Angelo) - 2003 Ambre a disparu (Denys Granier-Deferre) - 2004 Maigret en meublé (Laurent Heynemann) - 2005 Les courriers de la mort (Philomène Esposito) – Merci, les enfants vont bien : Ca déménage (Stéphane Clavier) - Merci, les enfants vont bien : Restons zen ! (Stéphane Clavier) – Les inséparables : Tout nouveau, tout beau (Élisabeth Rappeneau) - 2006 Joséphine, ange gardien : Un passé pour l’avenir (Philippe Monnier) – Marie Besnard, l’empoisonneuse (Christian Faure) - Monsieur Léon (Pierre Boutron) – Merci les enfants vont bien ! : Vive les mariées (Stéphane Clavier) - Merci les enfants vont bien ! : Coup de foudre (Stéphane Clavier) - L’étrangère (José Pinheiro) - Les diablesses (Harry Cleven) - 2007 La prophétie d'Avignon (David Delrieux) - Merci les entans vont bien ! [épiosde 5 et 6] (Stéphane Clavier) - Adrien (Pascale Bailly) - 2008 Second souffle (Joyce Buñuel).
Mise à jour du 06/11/2008
















