Le coin du cinéphage

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04 mai 2008

FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : BERNARD MUSSON

BernardMusson Photo : Dominique Brétécher

Parmi les prolifiques du cinéma français, il y a un comédien qui a une place particulière, c’est Bernard Musson. Il est assez vain de tenter de faire son portrait après celui excellent fait par Etienne Colson dans "La lettre des comédiens", mais je tente tout de même. Ce portrait formidablement rédigé était important, car ce comédien était oublié des dictionnaires, dans la foulée Jean Tulard s'en sert pour le faire figurer dans son dictionnaire. Colson rapportait un extrait du livre de Frédéric Dard, "Les oreilles et la queue" (1984), où il parlait du comédien, que je vous transmets ici : "(...) Tiens, je vais te donner une preuve du bon maintien solidement ancré. J'ai un ami comédien, ça fait une paie que je ne l'ai vu. Musson, il s'appelle. Un grand à mine compassée. Il joue ce qu'on appelle les petits emplois, mais il travaille comme un fou; tu l'aperçois dans tous les films. Tu sais pas fatalement son nom, mais tu le connais, toute la France le connaît. Et qu'interprète-t-il ? Je vais te dire : un maître d'hôtel, ou un croque-mort, ou un académicien, ou un ministre, rarement autre chose, ce qui prouve combien les quatre professions que je viens de numérer sont soeurs, sont conjointes, presque interterchangeables. Leur dénominateur commun ? Musson ! Un grand type d'apparence sévère, gourmée (mais un fin gourmé !) avec un air de ne croire qu'en la bienséance. Musson ! je lui dis bonjour en passant; j'oublie jamais les gens de bonne rencontre. Regarde bien les génériques de fin, la plupart des spectateurs se taillent dès qu'ils se déroulent. Ils ont tort. Un film n'est vraiment fini que lorsque l'écran est redevenu blanc. Lis tout : tu trouveras obligatoirement Musson. Le ministre de l'intérieur (voire à la rigueur le préfet de police) ! Musson ! Le maître d'hôtel : Musson. L'académicien : Musson... les vedettes pâlissent, Musson demeure. Dans le fond, c'est ça le vrai vedettariat : cette pérennité. Valet de chambre, académicien, c'est-à-dire la classe ! Moi, je veux fonder le club à Musson (...)". Dès le début des années 50, on le remarque, même s’il est souvent l’un des éternels non crédités des génériques. De par sa prestance et son côté incisif, il transforme la moindre de ses figurations en véritable rôle. Il est vrai qu’il a une tête de plus que tout le monde, on ne voit que lui par exemple dans "Les dents longues", quand il figure en journaliste fumeur. On trouve toujours un film à rajouter à sa filmographie, au détour d’une diffusion du câble, on le découvre ainsi en unique client d’un magasin d’électroménager d’un petit village dans "C’est arrivé à 36 chandelles", que l’on imagine presque installé à demeure. Sa voix est aussi très familière, il n’est pas rare de l’entendre au cours d’un doublage de film. Le premier réflexe est de le chercher parmi les domestiques, les valets, les laquais, les majordomes ou les concierges d’hôtel. Il est souvent l’huissier présentant le petit monde des élites à la cantonade, on le voit ainsi à Matignon dans "Chacal" version Zinnemann ou dans une cérémonie huppée dans "Comment épouser un premier ministre". On n’en finit plus de le répertorier dans ce type d'emploi, sa voix aide à le reconnaître quand il le portier d’un casino que visite Jean Gabin, caché dans la pénombre ! Il est souvent zélé comme dans "Les bonnes causes" (1962), où il figure le domestique d'un homme assassiné. Ne dormant que d'un oeil, il se lève bien entendu au moindre bruit suspect, perçoit ainsi des secrets d'alcôves compromettants, et livre allégrement ses informations à la police. On le retrouve aussi en réceptionniste d'un hôtel, face à Cary Grant dans "Charade" (1962), où découvrant des impacts de balles, il imagine son interlocuteur en voyeur. Tout en bouchant les trous, il lui conseille de se servir plutôt du traditionnel trou de serrure. Dans ce film, il dort très peu également, affalé sur un fauteuil mais aux aguets il finira par découvrir un cadavre dans un ascenseur. Il est souvent dans le contrôle, comme dans l’un des sketches "Le repas gastronomique" dans "Les veinards" où il est un maître d’hôtel qui régente, avec Jean-Henri Chambois, une séance gastronomique et photographique, face à un France Blanche complètement dépassé, tout en vérifiant constamment son nœud pap’. Mais loin de n’être qu’un serviteur obséquieux, il est parfois mordant et sardonique, comme dans "Les lions sont lâchés" (1961), où il est au service de sa patronne jouée par Danielle Darrieux, tout en s’amusant visiblement de ses excentricités. Henri Verneuil en fait l’un de ses acteurs fétiches, lui donnant des rôles mémorables comme celui de Pommier dans "La vache et le prisonnier" (1959), en prisonnier hâbleur et frustre - il faut le voir manger de la soupe -. Son personnage est très réjouissant, se définissant comme connaisseur en femmes ... et en vaches, la vérité sera tout autre... Citons le aussi, au début de "Mélodie en sous-sol" (1962) en passager banlieusard d’un train, regrettant ses vacances et faisant un redoutable raccourci du Parthénon aux constructions modernes dans la langue d’Audiard. On le voit aussi camper des affreux de tous poils, dans "Les misérables" version Le Chanois (1957), il est Bamatabois, un jeune oisif, constamment à faire la fête, et poussant le sadisme jusqu’à glisser de la neige dans le dos de la pauvre Fantine – Danièle Delorme -, provocant ainsi un désordre public, Javert, le représentant de l’ordre – magistral Bernard Blier- punira de ce fait la malheureuse. Le Chanois l'engagera souvent, on se souviendra de son personnage d'huissier tatillon et sentencieux dans "Papa, maman, ma femme et moi" (1955), visitant Fernand Ledoux dans sa maison en construction, et l'obligeant à couper sa maison en deux pour respecter des lois absurdes. Curiosité il jouait un autre personnage dans le précédent opus "Papa, maman, la bonne et moi" (1954), en spectateur venu en critique et finalement conquis par Gaby Morlay lors d'une représentation théâtrale. S’il représente l’autorité, c’est souvent sur son mode le plus abject et le plus tatillon, le patron de Jean-Louis Trintignant dans "Le 17ème ciel" (1965), déplorant ses retards, ou le chef du personnel sourcilleux dans "Je sais rien, mais je dirai tout" (1973). Mais il est parfois hospitalier, comme son personnage de ministre qui fait visiter Paris au pas de course, à Sami Frey qui campe un prince d’opérette dans "Qui êtes vous Polly Maggoo ?" (1965). Il a toujours un petit côté borné, il est un agent de circulation qui provoque la colère de Michel Simon dans "L'impossible M Pipelet" car il ignore les piétons, un officier de police désabusé qui pense que de surveiller une gare ne sert à rien dans "Les nuits de Montmartre", un inspecteur franchement déplaisant dans "Max et les ferrailleurs" (1970)... Il compose un commissaire d'anthologie dans "Le temps des oeufs durs" (1957), constamment sur "les dents" quand il traque des trafiquants de faux billets. Il a de plus, des idées particulières : "Le soupçon est l'ennemi de la police" déclare-t-il pour se débarrasser de fâcheux. La plupart de ses personnages de notables sont détestables, capables d’ourdir des plans machiavéliques comme dans l’un des épisodes de "Vidocq", première saison. Qu’il soit diminué et totalement impotent, ça ne l’empêche pas de dévoiler libidineux, comme dans "La révolte des enfants" (1990). La comédie se l’accapare, notamment Christian Gion, qui lui confie des rôles plus longs qu’à l’accoutumée. Il est ainsi l’associé bègue souffre-douleur de Jean-Pierre Marielle dans "Pétrole, pétrole".

BernardMusson Bernard Musson dans "Papa, les petits bâteaux"

On peut déplorer que les cinéastes ne soient pas plus imaginatifs à son égard, Nelly Kaplan sut utiliser avec brio ses aptitudes à la loufoquerie. En effet dans "Papa, les petits bâteaux" (1971), il est hilarant en truand corse, beau-frère de Pierre Mondy, toujours prompt à se servir d’une arme à feu. Ainsi artiste de cirque, il sait aussi utiliser le couteau, et va nous régaler d’un saut de la mort particulièrement absurde, laissant son personnage dans une position assez ridicule et à moitié nu dans les bras de Sheila White. On se souviendra aussi particulièrement du médecin survolté d’un des épisodes de "L’ami Maupassant" : "L’enfant" où il se délecte à faire un diagnostic particulièrement brutal. Il participe aussi aux œuvres de Jean Rollin, et même à quelques comédies érotiques cultes des années 70. Mais sa plus belle rencontre est celle faite avec Luis Buñuel, qui utilise aux mieux son excentricité. Il est un sacristain particulièrement inquiétant dans "Le journal d'une femme de chambre" (1963), des hurlements de chiens saluant, ses visites nocturnes. Lecteur de "L’action française", militant d'extrême droite, il ourdit des manifestations antisémites avec Georges Géret. Il est un redoutable maître de cérémonie dans "Belle de jour" (1966), où il est à nouveau un majordome caché derrière des lunettes noires. Il prépare Catherine Deneuve pour un mystérieux rituel mortuaire pour son maître un duc nécrophile – Georges Marchal -. Devant le fiasco final, il finira par la flanquer dehors avec une rudesse incroyable. Dans "La voie lactée" (1968), il est un aubergiste peu accueillant, qui jette le trouble dans l’esprit de François Maistre, magistral en curé fou, en utilisant la métaphore du "lièvre dans le pâté" pour expliquer les subtilités de la "transsubstantiation" à un Claude Cerval déboussolé. Dans "Le charme discret de la bourgeoisie" (1972), en maître d’hôtel d’un salon de thé, on lui doit une scène particulièrement absurde. Il annonce avec un sérieux papal à Bulle Ogier, Delphine Seyrig et Stéphane Audran, qu’il n’a ni thé, ni café à leur proposer suite à une affluence imprévue. Avec Marcel Pérès, Guy Montagné et Paul Le Person, il forme un quatuor atypique de moines dans "Le fantôme de la liberté" (1974). Ils sont coincés par la pluie dans une auberge tenue par Paul Frankeur. Ils s’avéreront de redoutables joueurs de cartes, en jouant des scapulaires et des médailles. Musson apporte toujours un décalage quand il parle à Milena Vukotic du stress de son époque ou discute de la versatilité de la notion de la sainteté au sein de l’église catholique. Il finira avec ses compagnons par prendre la poudre d’escampette devant les délires sado-masochistes de Michael Lonsdale. On le retrouve une dernière fois chez Buñuel dans "Cet obscur objet du désir" (1977), en policier qui s’annonce par un mielleux "N’ayez pas peur, nous sommes des amis", à Angela Molina et sa mère, pour mieux annoncer un avis d’expulsion... Il fut un passeur remarquable dans "L'irrationnel récréatif" - selon une expression de Raymond Lefèvre -, de ce grand réalisateur. Des metteurs en scène sauront se souvenir de cette association fructueuse pour l’employer autrement, comme Radovan Tadic et Jean-Charles Fitoussi. On le retrouve régulièrement  jusque dans les années 90, comme dans le rôle d’un employé de la morgue face à Carole Bouquet dans "Lucie Aubrac" (1996). Il faut saluer ce comédien, qui a su à la moindre de ses apparitions faire exister un personnage, et on a toujours autant de plaisir à rajouter un titre dans sa filmographie dans des bases de données comme IMDB. Il faut aussi saluer un parcours théâtral remarquable de "À chaun selon sa faim" en 1950 à "Bérénice" (2001) dans une mise en scène de Lambert Wilson. Un comédien indispensable qui fait la richesse du cinéma français et participe à son foisonnement.

Musson

Filmographie établie avec Christophe Bier, Armel de Lorme et l'équipe de "La lettre des comédiens" :  1951  Jeux interdits (René Clément) - Le vrai coupable (Pierre Thevenard) - Un grand patron (Yves Ciampi) - 1952  Nous sommes tous des assassins (André Cayatte) - Les belles de nuit (René Clair) - Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) - C’est arrivé à Paris (Henri Lavorel & John Berry) - L’île des femmes nues (Henri Lepage) - Les dents longues (Daniel Gélin) - Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) - Lucrèce Borgia (Christian-Jaque) - 1953  L’esclave (Yves Ciampi) - Virgile (Carlo Rim) - Les trois mousquetaires (André Hunebelle) - La belle de Cadix (Raymond Bernard) - Le guérisseur (Yves Ciampi) - Le grand jeu (Robert Siodmak) - Mam’zelle Nitouche (Yves Allégret) - L’affaire Maurizius (Yves Allégret) - Les trois mousquetaires (André Hunebelle) - Le comte de Monte-Cristo (Robert Vernay) - Le témoin de minuit (Dimitri Kirsanoff) - Les hommes ne pensent qu'à ça (Yves Robert) - 1954  Ah ! les belles bacchantes (Jean Loubignac) - Escalier de service (Carlo Rim) - Les évadés (Jean-Paul Le Chanois) - Le fils de Caroline Chérie (Jean Devaivre) - Marchandes d’illusions (Raoul André) - Pas de souris dans le Bizness (Henri Lepage) - Série noire (Pierre Foucaud) - Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) - Huis-clos (Jacqueline Audry) - 1955  Lola Montès (Max Ophuls) - L’impossible M. Pipelet (André Hunebelle) - Chantage (Guy Lefranc) - Mémoires d’un flic (Pierre Foucaud) - Bonjour sourire (Claude Sautet) - Marguerite de la nuit (Claude Autant-Lara) - Marie-Antoinette, reine de France (Jean Delannoy) - Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) - Pas de pitié pour les caves (Henri Lepage) - Les nuits de Montmartre (Pierre Franchi) - Soupçons (Pierre Billon) - Gueule d’ange (Marcel Blistène) - 1956  Bonjour Paris, bonjour l’Amour (Ralph Baum) - C’est une fille de Paname (Henri Lepage) - Courte tête (Norbert Caronnaux) - L’homme à l’imperméable (Julien Duvivier) - Paris Palace hôtel (Henri Verneuil) - Pitié pour les vamps (Jean Josipovici) - Le septième commandement (Raymond Bernard) - Les truands (Carlo Rim) - La vie est belle (Roger Pierre & Jean-Marc Thibault) - Love in the afernoon (Ariane) (Billy Wilder) - Comme un cheveu sur la soupe (Maurice Régamey) - Que les hommes sont bêtes (Roger Richebé) - 1957  À pied, à cheval et en voiture (Maurice Delbez) - Clara et les méchants (Raoul André) - Le dos au mur (Édouard Molinaro) - Les misérables (Jean-Paul Le Chanois) - Le septième ciel (Raymond Bernard) - Sois belle et tais-toi (Marc Allégret) - Le souffle du désir (Henri Lepage) - Le temps des œufs durs (Norbert Carbonnaux) - C'est arrivé à 36 chandelles (Henri Diamant-Berger) - 1958  Archimède le clochard (Gilles Grangier) - Houla-Houla (Robert Darène) - Maxime (Henri Verneuil) - Le gendarme de Champignol (Jean Bastia) - Oh ! que Mambo (John Berry) - Taxi, roulotte et corrida (André Hunebelle) - Les vignes du seigneur (Jean Boyer) - Minute papillon (Jean Lefebvre) - Gigi (Id) (Vincente Minelli) - 1959  La marraine de Charley (Pierre Chevalier) - Pantalaskas (Paul Paviot, sous réserves) - Meurtre en 45 tours (Étienne Périer) - Par-dessus le mur (Jean-Paul Le Chanois) - Rue des prairies (Denys de la Patellière) - La vache et le prisonnier (Henri Verneuil) - Le Baron de l’Écluse (Jean Delannoy) - 1960  L’affaire d’une nuit (Henri Verneuil) - Le Capitan (André Hunebelle) - Les amours de Paris (Jacques Poitrenaud) - La française et l’amour [épisode "L’adultère"] (Henri Verneuil) - L’imprevisto (L’imprévu) (Alberto Lattuada) - Le mouton (Pierre Chevalier) - Le passage du Rhin (André Cayatte) - Le président (Henri Verneuil) - Au cœur de la ville (Pierre Gautherin) - 1961  Le miracle des loups (André Hunebelle) - Le monte-charge (Marcel Bluwal) - Five Miles to Midnight (Le couteau dans la plaie) (Anatole Litvak) - Amours célèbres [épisode "Agnès Bernauer"] (Michel Boisrond) - Les lions sont lâchés (Henri Verneuil) - Tout l’or du monde (René Clair) - Le comte de Monte-Cristo (Claude Autant-Lara) - 1962  Les bonnes causes (Christian-Jaque) - Comment réussir en amour (Michel Boisrond) - Le glaive et la balance (André Cayatte) - Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil) - Les mystères de Paris (André Hunebelle) - Les veinards [épisode "Le repas gastronomique"] (Jean Girault) - Pourquoi Paris ? (Denys de la Patellière) - Charade (Id) (Stanley Donen) - 1963 Cherchez l’idole (Michel Boisrond) - Des frissons partout (Raoul André) - Le journal d’une femme de chambre (Luis Buñuel) -  La porteuse de pain (Maurice Cloche) - 1964  Les amitiés particulières (Jean Delannoy) - L’horoscope (Christian Duvaleix, CM) - Premier avril (Christian Duvaleix, CM) - Comment épouser une premier ministre (Michel Boisrond) - Fantômas (André Hunebelle) - Moi et les hommes de quarante ans (Bernard Borderie) - Une souris chez les hommes (Jack Poitrenaud) - Un monsieur de compagnie (Philippe de Broca) - Week-end à Zuydcoote (Henri Verneuil) - Up from the beach (Le jour d’après) (Robert Parrish) - 1965  Le caïd de Champignol (Jean Bastia) - Paris au mois d’Août (Pierre Granier-Deferre) - La seconde vérité (Christian-Jaque) - Un milliard dans un billard (Nicolas Gessner) - Le dix-septième ciel (Serge Korber) - Les bons vivants [épisode "Le procès"] (Gilles Grangier) - Qui êtes-vous Polly Maggoo ? (William Klein) - 1966  Belle de jour (Luis Buñuel) – Brigade anti-gangs (Bernard Borderie) - Le jardinier d’Argenteuil (Jean-Paul Le Chanois) - Le soleil des voyous (Jean-Delannoy) - Une femme en blanc se révolte (Claude Autant-Lara) - 1968  Faites donc plaisir aux amis (Francis Rigaud) - Sous le signe de Monte-Cristo (André Hunebelle) - La voix lactée (Luis Buñuel) - 1969  Les caprices de Marie (Philippe de Broca) - Le clan des Siciliens (Henri Verneuil) - Dernier domicile connu (José Giovanni) - Une veuve en or (Michel Audiard) - La peau de Torpédo (Jean Delannoy) - La vampire nue (Jean Rollin) - 1970  Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques (Michel Audiard) - Macédoine (Jacques Scandélari) - Max et les ferrailleurs (Claude Sautet) - Mourir d’aimer (André Cayatte) - On est toujours trop bon avec les femmes (Michel Boisrond) - Peau d’âne (Jacques Demy) - 1971  Papa, les petits bateaux (Nelly Kaplan) - La part des lions (Jean Larriaga) - 1972  Elle cause plus, elle flingue (Michel Audiard) - Le charme discret de la bourgeoisie (Luis Buñuel) - L’insolent (Jean-Claude Roy) - Les voraces (Sergio Gobbi) - The day of the Jackal (Chacal) (Fred Zinnemann) - Les anges (Jean Desvilles) - 1973  Le magnifique (Philippe de Broca) - La dernière bourrée à Paris (Raoul André) - La merveilleuse visite (Marcel Carné) - Les quatre Charlots mousquEtaires (André Hunebelle) - Deux hommes dans la ville (José Giovanni) - Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard) - Les gaspards (Pierre Tchernia) – O.K. patron (Claude Vital) - 1974  Le fantôme de la liberté (Luis Buñuel) - Impossible… pas français (Robert Lamoureux) - Le rallye des joyeuses (Serge Korber) - Comme un pot de fraises (Jean Aurel) - La vie sentimentale de Walter Petit / Jeunes filles perverses / Hard love (Serge Korber) - La sein glin glin / Les nuits chaudes de Justine / Pour être heureux vivons couchés (Patrick Aubin [Jean-Claude Roy]) - L’amour pas comme les autres / Les enhambées (Jeanne Varoni [Jeanne Chaix]) - La donneuse (Jean-Marie Pallardy) - 1975  Les amours difficiles / La grande perversion (Raphaël Delpard) / Cuisses en chaleurs / Vous l’avez dans le dos (Patrick Aubin [Jean-Claude Roy]) - C’est dur pour tout le monde (Christian Gion) - L’essayeuse (Serge Korber) - Opération Lady Marlène (Robert Lamoureux) - L’incorrigible (Philppe de Broca) –Catherine et compagnie (Michel Boisrond) - Silence… on tourne (Roger Coggio) - 1976  Le chasseur de chez Maxim’s (Claude Vital) - 1977  Cet obscur objet du désir (Luis Buñuel) - Le maestro (Claude Vital) - 1978  Le pion (Christian Gion) - Le temps des vacances (Claude Vital) - On Two Two, 122, rue de Provence (Christian Gion) - Grandison (Joachim Kurz, inédit en France) - 1979  Monique et Julie, deux collégiennes en partouze (Alain Payet) - Retour en force (Jean-Marie Poiré) – Le gagnant (Christian Gion) - 1980  Cherchez l’erreur (Serge Korber) - Le journal érotique d’une Thaïlandaise (Boris Bradley [Jean-Marie Pallardy]) - 1981  Belles, blondes et bronzées (Max Pécas) - Pétrole, pétrole (Christian Gion) - Jamais avant le mariage (Daniel Ceccaldi) - 1982  Ça va faire mal (Jean-François Davy) - Éducation anglaise (Jean-Claude Roy) - Les diplômés du dernier rang (Christian Gion) - Rebelote (Jacques Richard) - 1983  Y-a-t-il un pirate sur l’antenne ? / Titre vidéo : Superflic se déchaîne(Jean-Claude Roy) - Le fou du roi (Yvan Chiffre) -  1984  Neuville, ma belle (Mae Kelly [collectif de plusieurs réalisateurs]) -  Vive le fric (Raphaël Delpard, inédit sauf province) - 1985  Pirates (Id) (Roman Polanski) - Dressage (titre TV : Éducation perverse) (Pierre B. Reinhard) - 1986  Bitumes (François Velle, CM) - 1988  L’invité surprise (Georges Lautner) - Erreur de jeunesse (Radovan Tadic) - 1989  Prisonnier de guerre (François Loubeau, CM) - 1990  La révolte des enfants (Gérard Poitou-Weber) - 1991  Sup’ de fric (Christian Gion) - 588 rue du Paradis (Henri Verneuil, + version TV) - Le fond de l’air est frais (Thierry Boscheron, CM) - 1996  Lucie Aubrac (Claude Berri) - Comme des rois (François Velle) - 2000 La fiancée de Dracula (Jean Rollin) - 2001  Les jours où je n’existe pas (Jean-Charles Fitoussi) - 2003  Pellis (Yann Gozlan, CM). Nota : Bien que crédité dans À nous quatre, Cardinal !, d’André Hunebelle, il n’apparaît pas dans ce second volet des "Quatre Charlots mousquetaires". Il est parfois crédité par erreur dans dans "Justice est faite" (André Cayatte, 1950),  "Gervaise" (René Clément, 1955) - le rôle du scribe -, "En cas de malheur" (Claude Autant-Lara, 1957) - rôle de l'agent bousculé - et dans "Le petit prof" (Carlo Rim, 1958) -  rôle du croque mort -. Voxographie (notamment) : 1959  Le confident de ces dames (Jean Boyer) - 1965  Paris brûle-t-il ? (René Clément) - 1966  Paris au temps des ceristes : La commune (Jean Desvilles & Jacques Darribehaude, CM, voix du récitant) - Tintin et le temple du soleil (Eddie Lateste, animation, voix) .

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Télévision : (notamment) 

1957  Quadrille de diamants (Claude Barma) - 1958  Châteaux en Espagne (François Gir) - Les cinq dernières minutes : Tableau de chasse (Claude Loursais) - 1959  Les maris de Léontine (André Leroux) - 1960  Le théâtre de la jeunesse : Le prince et le pauvre (Marcel Cravenne) - Rouge (André Leroux) - Week-end surpise (André Leroux) - 1961  Revue (André Leroux) - 1962  Les caprices de Marianne (Claude Loursais) - L'inspecteur Leclerc enquête : Le saut périlleux (André Michel) – Les célibataires (Jean Prat) - Le gendre de Monsieur Poirier (André Leroux) - Le plus grand théâtre du monde : Rien que la vérité (Claude Loursais) - 1964  Le théâtre de la jeunesse : Méliès, le magicien de Montreuil (Jean-Christophe Averty) - Un homme en or (André Leroux) - Félix (Christian Duvaleix) -  L’abonné de la ligne U (Yannick Andréi) - 1965  Ubu roi (Jean-Christophe Averty) - Mademoiselle de la Ferté (Gilbert Pineau) - Les cinq dernières minutes : Le bonheur à tout prix (Claude Loursais) - 1966  Il faut que je tue monsieur Rumann (Guy Casaril) - Rouletabille chez les Bohémiens (Robert Mazoyer) - Comment ne pas épouser un milliardaire (Roger [Lazare] Iglèsis) - Les cinq dernières minutes : La rose de fer (Jean-Pierre Marchand) - 1967  La marseillaise de Rude (Alain Boudet) - Interrogatoire : Terrain vague (Guy Laforêt) - Vidocq : Le crime de la mule noire (Claude Loursais) - 1968  Les grandes espérances (Marcel Cravenne) - Joanny Leniot (Jean Bescont) - Province : La coupe (île de France) (Robert Mazoyer) - Au théâtre ce soir : La toile d'araignée (Pierre Sabbagh) - Au théâtre ce soir : Baby Hamilton (Pierre Sabbagh) - 1969  D'Artagan (Claude Barma) - Trois étoiles : Arbois :  Le poulet au vin jaune (Maurice Régamey) - 1970  Les saintes chéries : Ève cherche du travail (Jean Becker & Nicole de Buron) - Les aventures d’Alice au pays des merveilles (Jean-Christophe Averty) - Lancelot du Lac (Claude Santelli) - La main de singe (Roger [Lazare] Iglèsis) - Les nouvelles aventures de Vidocq : La caisse de fer (Marcel Bluwal) - 1971  Al Johnson (Jean-Christophe Averty) - Madame, êtes-vous libre ? (Jean-Paul Le Chanois) - Al Jolson (Jean-Christophe Averty) - Au théâtre ce soir : Arsenic et vieilles dentelles (Pierre Sabbagh) - Au théâtre ce soir : Herminie (Pierre Sabbagh) - Pas moral pour deux sous (Jean Archimbaud) - Ubu enchanté (Jean-Christophe Averty) - 1972  Figaro-ci, Figaro-là (Hervé Bromberger) - Kitsch-Kitsch (Janine Guyon) - 1973  Les malheurs de la comtesse (Bernard Deflandre) -  Joseph Balsamo (André Hunebelle) - Molière pour rire et pour pleurer (Marcel Camus) - L’éducation sentimentale (Marcel Cravenne) - La dernière carte (Marcel Camus) - Musidora (Jean-Christophe Averty) - La paroi (Jean-Paul Le Chanois) - 1974  Au théâtre ce soir : Le chien des Baskerville (Georges Folgoas) - Les dernières cartes (Marcel Cravenne) - Les cinq dernières minutes : Si ce n'est toi (Claude Loursais) - La voleuse de Londres (Marcel Cravenne) - Les faucheurs de Marguerite (Marcel Camus) - 1975  Au théâtre ce soir : Dix minutes d'alibi (Pierre Sabbagh) - Paul Gauguin (Roger Pigaut) - Les cinq dernières minutes : Le coup de pouce (Claude Loursais) - Le théâtre de Tristan Bernard : L’anglais tel que l’on parle (Georges Folgoas) - Le secret des dieux (Guy-André Lefranc) - Le mystère Frontenac (Maurice Frydland) - Marie-Antoinette (Guy-André Lefranc) - Erreurs judiciaires : La cuillère dans l'arsenic (Jean Laviron) - 1976  Au théâtre ce soir : Seul le poisson rouge est au courant (Pierre Sabbagh) - Les brigades du tigre : Don de Scotland-Yard (Victor Vicas) - Douze légionnaires : Delta du Tonkin : Adjudant Pierre Duffel (Bernard Borderie) - 1977 Emmenez-moi au Ritz (Pierre Grimblat) - Les folies d'Offenbach (Michel Boisrond) - La filière (Guy-André Lefranc) - 1978  Émile Zola ou la conscience humaine (Stellio Lorenzi) - Voltaire (Marcel Camus) - Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut (Jean Delannoy) - Les héritiers : Photos de famille (Juan Luis Buñuel) - 1979  Avoir été (Roland-Bernard) - Comme chien et chat (Roland-Bernard) - L'âge bête (Jacques Ertaud) - Le moustique (Maurice Frydland) - Au théâtre ce soir : La route des Indes (Pierre Sabbagh) - 1980  La mort en sautoir (Pierre Goutas) - Les liaisons dangereuses (Claude Barma) - Nana (Maurice Cazeneuve) - 1981  Au théâtre ce soir : Comédie pour un meutre (Pierre Sabbagh) - Au théâtre ce soir : Une sacrée famille (Pierre Sabbagh) - Ubu cocu ou l'archeopteryx (Jean-Christophe Averty) - Le voyage du Hollandais (Charles Brabant) - Bekenntnisse des Hochstaplers Felix Krull (Les confessions du chevalier d’industrie Felix Krull) (Bernhard Sinkel) - Jupiter 81 (Maurice Frydland) - 1982  Paris-Saint-Lazare (Marco Pico) - Le pouvoir d'inertie (Jean-François Delassus) - Papa poule (Roger Kahane) - Démobilisation générale (Hervé Bromberger) - Merci Sylvestre (L’homme de ménage) (Serge Korber) - 1983  Les cinq dernières minutes : Meutre sans pourboire (Jean Chapot) - Médecins de nuit : Le bizutage (Gérard Clément) - Les amours des années folles : Féeries bourgeoises (Agnès Delarive) - Il cane de Jérusalem (Les chiens de Jérusalem) (Fabio Carpi) -  1984  Jacques le fataliste et son maître (Claude Santelli) - Le tueur triste (Nicolas Gessner) - 1985  La politique est un métier (Maurice Frydland) - L’année terrible (Claude Santelli) - L’ami Maupassant : L’enfant (Claude Santelli) - L’affaire Marie Besnard (Yves-André Hubert) - 1987  Une occasion en or : Les mémés sanglantes (Bruno Gantillon) - Les enquêtes du commissaire Maigret : Les enquêtes du "Majestic" (Maurice Frydland) - 1988  L’ami Giono : Ennemonde (Claude Santelli) - Hemingway (Bernard Sinkel) - Les cinq dernières minutes : Pour qui sonne le jazz (Gérard Gozlan) - Les nuits révolutionnaires (Charles Brabant) - Le Gorille compte ses abattis (Jean Delannoy) - 1990  Les héroïnes de Colette : Duo (Claude Santelli) - Héritage oblige : Erika mon amour (Maurice Frydland) - 1991  Quiproquos ! (Claude Vital) - Maxime et Wanda : Les belles ordures (Claude Vital) - 1992  Tout ou presque (Claude Vital) - Aldo tous risques : Direct au cœur (Claude Vital) - 1994  Les caprices de Marianne (Jean-Daniel Verhaeghe, captation) -  1995  L’allée du Roi (Nina Companeez) - La comète (Claude Santelli) - 1996  Les allumettes suédoises (Jacques Ertaud) - 1999 Louis la brocante : Louis et les amoureux du manège (Maurice Frydland) - 2001 La grande brasserie (Dominique Baron). 

Divers : "Vivement lundi" ; "Marc et Sophie" (épisode "Divine diva") ; Sketches de Karl Zéro ("Le vrai journal"), etc….

Remerciements : à Jean-Jacques Jouve, Alain Plège.

Bibliographie :

"La lettre des Comédiens" N°20 Mai-Juin 1999 : "Le métier de Bernard Musson" par Étienne Colson (+ filmo)

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26 février 2008

FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : RENÉE LE CALM

Ren_e_Le_Calm En créant une fiche dans Wikipédia en raison de sa double actualité dans "Enfin veuve" et "Paris", je me disais qu'elle méritait tout de même mieux, qu'une ébauche de fiche. C'est l'occasion après Dominique Marcas et Francia Séguy, de rendre à nouveau un hommage à nos doyennes dans le cinéma français. "Chacun cherche son chat" s’inspire directement d’une des mésaventures de Renée Le Calm, qui gardait les chats de son quartier. Une amie de Klapisch, lui avait raconté ce qui devint le point de départ de ce film, ironie du sort, cette fidèle habitante du XIème, avait déjà fait de la figuration dans deux films du cinéaste. Rétrospectivement, on la reconnaît dans le métro dans "Riens du tout". Cette retraitée de la restauration est donc engagée à nouveau, pour tenir son presque propre rôle dans ce film, face à la trop sous-utilisée Garance Clavel. Elle alterne la drôlerie et l’émotion. Le personnage de styliste que joue Marina Tomé, la voyant avec une autre vieille dame, déclare les trouver "insensées". C’est l’âme du quartier, mais elle n’est pas passéiste, face aux changements multiples dans son quartier. Si elle déplore que certains de ses voisins sont expropriés, elle déclare s’habituer très bien aux nouveautés. Son bagou cache cependant une belle sensibilité, elle va jusqu’à tomber malade pour avoir perdu le chat noir – nommé "Gris-Gris" - de sa voisine. Le fidèle Jamel – génial Zinedine Soualem -, devenu assez lent après un accident, l’aide à reprendre goût à la vie. Le cinéma très vite se l’arrache, il faut dire qu’elle est toujours irrésistible, on se souvient du fou rire de Gérard Depardieu, dans le bêtisier au générique final dans "Les anges gardiens", signé par un Jean-Marie Poiré au-delà du speedé, face à elle qui communie en face de Christian Clavier qui joue un prêtre. Elle s’ingénie en général à voler la vedette à tout le monde. On la retrouve en grand-mère de Christian "Jules-Edouard Moustic" Borde, obligé de fuir sa capitale, en raison d’une apocalypse fomentée – et bidonnée – par un grand gourou d’opérette dans "Michael Kael…". Elle est acariâtre et agonisante, en léguant son héritage à Isabelle Carré dans "Quatre étoiles". Isabelle Mergault l’emploie avec bonheur dans "Je vous trouve très beau", où elle a droit à sa réplique culte "qui est mort ?", mais elle l’utilise assez lourdement dans son décevant "Enfin veuve". Elle est une vieille dame constamment saoule dans le café que fréquente Jacques Gamblin. Elle arrive cependant à tirer son épingle du jeu, en arrachant quelques rires avec ses insultes diverses, passant de "Enculé" à ..."Encorné". Il faut la voir, face au pauvre Paul Crauchet aussi mal employé qu’elle, la dame vaguement atteinte de la maladie de Gilles de La Tourette étant aussi gâteuse que lui. On la retrouve dans le "Paris" de Klapisch qui lui reste fidèle. Elle est plus alerte, malgré son grand âge, pour monter les escaliers que le personnage joué par Romain Duris et qui souffre du cœur. Renée Le Calm, a une très grande personnalité, et a ses dernières années, composé l’un des personnages les plus attachants du cinéma français. A lire également son portrait dans L'oeil de Balthazar.

Ren_e_Le_Calm2 Photo : L'oeil de Balthazar

Filmographie : 1991 Riens du tout (Cédric Klapisch) - 1993 Le péril jeune (+ version TV "Les années lycée : Péril jeune – 1975") (Cédric Klapisch) - 1995 Chacun cherche son chat (Cédric Klapisch) - Les anges gardiens (Jean-Marie Poiré) - Le silence de Rak (Christophe Loizillon) - 1997 L'annonce faite à Marius (Harmel Sbraire) - Ca n'empêche pas les sentiments (Jean-Pierre Jackson) - 1998 Lila Lili (Marie Vermillard) - 1999 Peut-être (Cédric Klapisch) - 1999, Madeleine (Laurent Bouhnick) - Les insaisissables (Christian Gion) - 2000 La boîte (Claude Zidi) - 2001 Filles perdues, cheveux gras (Claude Duty) - Ah ! Si j'étais riche (Gérard Bitton & Michel Munz) - The truth about Charlie (La vérité sur Charlie) (Jonathan Demme) - 2005 Je vous trouve très beau (Isabelle Mergault) - Quatre étoiles (Christian Vincent) - 2006 Petites révélations (Marie Vermillard) - Paris (Cédric Klapisch) - 2007 Enfin veuve (Isabelle Mergault) - Ma chère Alice (Martin Amic, CM). Télévision (notamment) : 1999 Regards d'enfance : Rends moi mon nom (Patrice Martineau) - Maigret : Meurtre dans un potager (Ewin Baily) - Avocats & associés : Le prix des sens (Philippe Triboit) - 2000 Boulevard du palais : La jeune morte (Jacques Malaterre) - Blague à part : Poussez - 2003 Le porteur de cartables (Caroline Huppert) - 2005 Jeff et Léo, flics et jumeaux : Jardin zen (Étienne Dahene) - Docteur Dassin, généraliste : Des secrets bien gardés (Olivier Langlois) - Docteur Dassin, généraliste : L'ombre et la lumière (Olivier Langlois) - Non datés : Le bahut (Arnaud Sélignac) - Commissariat Bastille (Gilles Béhat).

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30 décembre 2007

FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : VERNON DOBTCHEFF



Photo Nathalie Vergez source Comoedia

A la seule vue de sa photographie, diffusée sur un écran d'ordinateur, dans l'Empire des loups", on devine que Chris Nahon cherche à gagner du temps pour personnaliser un mystérieux chef d'une organisation turque, nommée "Les loups gris". Son portrait réveille notre imaginaire. On 'a qu'une hâte, c'est de le retrouver ensuite dans ce film manufacturé... Il est idéal pour camper ce personnage pouvant être à la fois humain et protecteur, auprès d'une fillette, mais figurer aussi un homme des plus inquiétants. Il est capable d'installer un climat fantastique par sa seule présence, comme celle mutique d'un passager du métro, qui inquiète Yvan Attal par ses apparitions régulières dans "Somewhere" (Emmanuel Murat, 2004).

Il faut saluer son parcours, international et des plus atypiques, de ce comédien, né en fait à NÎmes. On se souvient souvent de lui, en transfuge de la guerre froide, espion soviétique à l'instar des épisodes de "Chapeau melon et bottes de cuire". Il figure également un mystérieux représentant d'une organisation internationale dans "Le chat et la souris" (Claude Lelouch, 1975). Il trouve d'ailleurs l'un de ses meilleurs rôles, dans le registre de l'espionnage, comme dans "Toutes peines confondues (Michel Deville, 2001), où il personnifie le machiavélique Turston...

  
Vernon Dobtcheff dans "Plus rien...", court-métrage de Fabrice Nordmann.

Il est aussi à l'aise dans la comédie. Il personnifie un Allemand, réfugié à Hollywood pour fuir le nazisme, dans "Je hais les acteurs" (Gérard Krawczyk, 1986). Il y échafaude des théories fumantes, se basant sur son expérience d'écriture de films policiers, pour résoudre une énigme bien réelle. Il est un mage, victime du courroux d'Iznogoud, campé par Michaël Youn, car il doit trouver un sort pour éliminer le Calife, dans "Iznogoud" (Patrick Braoudé, 2004), et un druide fleuri avertissant Astérix et Obélix de l'enlèvement de Panoramix, dans "Astérix aux jeux olympiques", sorti en 2008. Mais on le retrouve le plus souvent dans des rôles de notables, ou de patrons comme celui de Marlène Jobert dans "L'amour nu" (Yannick Bellon, 1981).

Il incarne souvent des ecclésiastiques, un représentant de la Sainte Inquisition de Venise dans "Giordano Bruno" (Giuliano Montaldo, 1973), un moine dans "Le nom de la rose" (Jean-Jacques Annaud, 1985), un officiel du Vatican dans "Le tombeau" (Jonas McCord, 1999), et le prêtre, cousin de Vittorio Gassman, dans "Parfum de femme" (Dino Risi, 1974), ce dernier s'évertuant à le provoquer. Peu rancunier, il le bénira cependant, malgré lui, voyant en sa cécité une sorte de chemin de croix. Il est aussi le Révérend anglican qui refuse de marier Nicolas Philiber - Jean-Paul Belmondo -, en apprenant sa bigamie dans "Les mariés de l'an II", trépidante comédie de Jean-Paul Rappeneau (1970). Suit une scène drolatique de course-poursuite, avec l'ex-futur beau-père joué par Billy Kearns.

Vernon Dobtcheff ne se contente pas de figurer dans de gros budgets, il participe souvent à de nombreux courts-métrages, souvent des premières oeuvres. Il est formidable en membre d'un jury, demandant à un candidat de parler de "L'amour" dans l'ingénieux "Parlez-moi de l'amour", ou dans les premiers travaux d'Olivier Mégaton. Ce dernierlui donne un rôle protecteur, avec son personnage de Vitali dans "La sirène rouge", ange gardien d'Hugo - Jean-Marc Barr -. Il faut le voir offrir un nounours à une adolescente en difficulté, perdu devant ses aspirations et révélant un désert affectif, et une perte de la notion de la réalité, car il est plongé dans son propre "monde".

Dans un épisode de "Doctor Who"

S'il est souvent confiné dans des rôles inquiétants, comme des officiers nazis en retraite ou en activité comme dans la série "Holocauste", il promène cependant une grande classe et une belle distinction dans bien des films. Il est toujours crédible dans n'importe quelle nationalité. Le plus souvent, il est sujet britannique, comme dans son rôle de Blount, formant un duo mémorable et distingué de journalistes, avec Pierre Vernier (Alicie Jolivet), dans la série TV, "Michel Strogoff" (Jean-Pierre Decourt, 1975), d'après Jules Verne. Il a également joué dans une série de prestige pour la BBC, d'oeuvres de William Shakespeare, diffusée sur France 3 dans les années 80.

Un de ses meilleurs rôles reste celui d'Hudson Lowe, le geôlier de Napoléon - joué par un inattendu et remarquable Roland Blanche - dans "L'otage de l'Europe" (Jerzy Kawalerowicz, 1988). Il reste digne et imperturbable devant la mépris et sa mauvaise humeur du tyran en exil. François Berléand, qui jouait dans ce film le général de Montholon, me confiait l'affabilité est la grande culture de Vernon Dobtcheff. Pierre Salvadori lui offre également l'occasion de montrer son grand talent, dans "Hors de prix" (2005), il campe Jacques, un milliardaire dandy et alcoolique. Son personnage est assez retord car il garde toujours son contrôle malgré les excès de boissons, et il tient toujours à avoir une distance avec le personnage incarné avec charme par Audrey Tautou, ne voulant pas succomber trop facilement à sa séduction qu'il retrouve régulièrement via des relations tarifiées.

On aimerait que son grand talent soit mieux utilisé qu'une simple utilisation de son grand professionnalisme, dans quelques distributions paresseuses. Citons le trop conventionnel "La légende des 3 clefs", feuilleton diffusé par M6, où il campe avec superbe un anthropologue comploteur garant de la mémoire des templiers... Il reste qu'il a travaillé avec les plus grands metteurs en scène, et que son parcours théâtral est des plus prestigieux.

  

Filmographie : établie avec Christophe Bier

1964 Darling (Id) (John Schlesinger) - Those magnificent men in their flying machines, or how I flew from London to Paris in 25 hours 11 minutes / Those magnificent men in their flying machines (Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines) (Ken Annakin) - 1965 The hidden face / Scale of justice : The hidden Face (Patrick Dromgoole, CM) - 1966 La bisbetica domata / The taming of the Shrew (La mégère apprivoisée) (Franco Zeffirelli) - The idol (L'idole) (Daniel Petrie) - 1967 Baby love (Alastair Reid) - A Dandy in aspic (Maldonne pour un espion) (Anthony Mann & Laurence Harvey) - 1968 The assassination bureau / The assassination bureau limited (Assassinats en tous genres) (Basil Dearden) - 1969 Darling Lili (Blake Edwards) - The Kremlin letter (La lettre du Kremlin) (John Huston) - Anne of the thousand days (Anne des mille jours) (Charles Jarrott) - 1970 The beast in the cellar / Are you dying, young man ? / Young man, I think you're doing (Lewis Gilbert) - Ils (Jean-Daniel Simon) - Les mariés de l’an II (Jean-Paul Rappeneau) - 1971 The Horsemen (Les cavaliers) (John Frankenheimer) - Mary, queen of Scots (Marie Stuart, reine d’Ecosse) (Charles Jarrott) - Nicholas and Alexandra (Nicolas et Alexandra) (Franklin J Schaffner) - Fiddler on the roof (Un violon sur le toit) (Norman Jewison) - Far from Dallas (Philippe Toledano) - 1972 The day of the jackal (Chacal) (Fred Zinnemann) - I racconti di Canterbury (Les contes de Canterbury) (Pier Paolo Pasolini) - Up the front (Bob Kellett) -Impossible object / Story of alove story (L’impossible objet) (John Frankenheimer) - 1973 Giordano Bruno (Id) (Giuliano Montaldo) - Undercovers hero / Soft beds and hard battles (En voiture Simone !) (Roy Boulting) - 1974 The destructors / The Marseille contract (Marseille contrat) (Robert Parrish) - Galileo Galilei (Galileo) (Joseph Losey) - India song (Marguerite Duras) - Murder on the Orient Express (Le crime de l’Orient Express(Sidney Lumet) - Le jeu avec le feu (Alain Robbe-Grillet) - Profumo di donne (Parfum de femme) (Dino Risi) - Le sauvage (Jean-Paul Rappeneau) - 1975 Le chat et la souris (Claude Lelouch) - Il Messiah (Le Messie) (Roberto Rosselini) - Operation Daybreak / Seven met at Daybreak (Sept hommes à l'aube) (Lewis Gilbert) - 1976 The spy who love me (L'espion qui m'aimait) (Lewis Gilbert) - March or die (Il était une fois la légion) (Dick Richards) - Joseph Andrews (Les aventures amoureuses de Joseph) (Tony Richardson) - 1977 L’ordre de la sécurité du monde (Claude d’Anna) - La petite fille en velours bleu / Little girl in blue velvet (Alan Bridges) - 1978 L’amour en question (André Cayatte) - 1979 Nijinsky (Herbert Ross) - Zorro, the gay blade (La grande Zorro) (Peter Medak, rôle coupé au montage ?) - 1981 L’amour nu (Yannick Bellon) - San Antonio ne pense qu’à ça ! (Joël Séria) - La nuit de Varennes / Il mondo nuovo (Ettore Scola) - Enigma (I) (Jeannot Szwarc) - Sredni vashtar (Andrew Birkin, CM) – 1982 Au nom de tous les miens / For those I love (Robert Enrico) - Nutcracker / Nutcracker sweet (Anwar Kawadri) - 1983 Ronde de nuit (Jean-Claude Missiaen) - Gwendoline (Just Jaeckin) - Morenga (Egon Günther, téléfilm sorti en salles) – 1984 Mata Hari (Curtis Harrington) - Mon ami Washington (Helvio Soto) – 1985 Le nom de la rose / The name of the rose / Der name der rose (Jean-Jacques Annaud) - White nights (Soleil de nuit) (Taylor Hackford, scènes coupées au montage) - 1986 Caravaggio (Derek Jarman) - Je hais les acteurs (Gérard Krawczyk) - Maschenka (John Goldschmidt) - 1987 Pascali’s Island (L’île de Pascali) (James Darden) - Testimony (Tony Palmer) - Catacombs / Curse IV : The ultimate sacrifice (David Schmoeller) - L’inattendue (Patrick Mimouni, CM) - Natalia (Bernard Cohn) – 1988 Madame Sousatzaka (John Schlesinger) - Indiana Jones and the last crusade (Indiana Jones et la dernière croisade) (Steven Spielberg) - Toscanini (Young Toscanini / il giovane Toscanini ) (Franco Zeffirelli, scènes coupées au montage) - L'otage de l'Europe / Jeniec Europy (Jerzy Kawalerowicz) - Splendor (Id) (Ettore Scola) - 1989 Berlin-Yerushalaim (Berlin-Jerusalem) (Amos Gitai) – 1989 Berlin-Yerushalaim (Berlin-Jerusalem) (Amos Gitai) - Vincent et moi (Michael Rubbo) - The garden (Derek Jarman) - Fuga del paradiso (La fuite au paradis) (Ettore Pasculli, téléfilm présenté en salles) - 1990 Hamlet (Id) (Franco Zeffirelli) - The Krays (Les frères Krays) (Peter Medak) - Near Mrs. / The last tangle in Paris (En France présenté comme téléfilm, sous le titre : L'ambassade en folie, autre titre TV : Toujours les femmes) (Baz Taylor) - Meridian, kiss of the beast / Phantoms (Vidéo : Méridian, le baiser de la bête) (Charles Band) – 1991 Let him have it (L’âge de vivre) (Peter Medak) - Les enfants du Naufrageur (Jérôme Coulon) - Toutes peines confondues (Michel Deville) - La ballade d’un condamné (Anne-Laure Brénéol, CM) - 1992 Venice/Venice (Henry Jaglom) - The hour of the pig (L'heure du cochon) (Leslie Megahey) - Obiettivo indiscreto (Massimo Mazzucco) - La vis (Didier Flamand, CM) - 1993 M. Butterfly (Id) (David Cronenberg) - Mardi (Marion Carrance, CM) - Les enfants du charbon (Juliana Reis, CM) - 1994 Jefferson in Paris (Jefferson à Paris) (James Ivory) - England, my England (Tony Palmer) – 1995 Forte tête (Olivier Megaton, CM) - Der unhold / The ogre (Le roi des aulnes) (Volker Schlöndorff) - 1996 Surviving Picasso (James Ivory) - Jude (Id) (Michael Winterbottom) - Anna Karenina / Leo Tolstoy’s Anna Karenina (Anna Karénine) (Bernard Rose) - La montagne muette (Frédéric Gonseth) - 1997 Déjà vu (Henry Jaglom) - Spanish fly (Daphna Kastner) - Vigo / Vigo : A passion for life (Vigo, histoire d'une passion) (Julien Temple) - Photo maton (Philippe Dorison, CM) - L’abîme / The deep (Oliver Klein) - 1998 Jinah (Jamil Dehlavi) - Hilary and Jackie (Anand Tucker) - Zadock ou les malheurs d'un suppôt (Jean-Walter Muller, CM) - All for love (St. Ives) (Harry Hook, en France, présenté comme téléfilm) - 1999 Dreaming of Joseph Lees (Eric Styles) - Le prof (Alexandre Jardin) - The body (Le tombeau) (Jonas McCord) - Falling trough (Colin Bucksey) - 2000 Plus rien… (Fabrice Nordmann, CM) - 2001 La sirène rouge / The Red Siren (Olivier Megaton) - Revelations (Stuart Urban) - Festival in Cannes (Henry Jaglom) - The order (Sheldon Lettich) - Parlez-nous de l'Amour (Mathieu Zeitindjioglou, CM) - Le philanthrope (Mathieu Zeitindjioglou, CM) - Merci... docteur Rey ! (Andrew Litvak) - 2002 The wonderland experience (Ben Hardyment) – Brocéliande (Doug Headline) - In the sky (Jeff Espanol, inédit) - Pontormo - un amore eretico (Giovanni Fago) - Othello : A South African Tale (Timothy Eubulus) - 2003 Aliénation (Atsu Watanabe, CM) - Evilenko (David Grieco) - 2004 Mauvais gendre (Gilbert Merme, CM) – Somewhere (Emmanuel Murat, CM) - Before Sunset (Id) (Richard Linklater) – La vieille femme aux dents jaunes (Fabien Bonali, CM) - Resonance of tears (Atsu Watanabe, CM, + co-scénario) - Iznogoud (Patrick Braoudé) - L'empire des loups (Chris Nahon) - 2005 Mauvais gendre (Gilbert Merme, CM) - Le moment venu (Thomas Forwood, CM) - Hors de prix (Pierre Salvadori) - 2006  L'attracteur étrange (Justine Gasquet, CM) - Astérix aux jeux olympiques (Frédéric Forestier & Thomas Langmann) - 2007  Angie (Olivier Mégaton, CM) - In nome di Maria (Franco Diaferia) - The gift (Greg Marcks) - Le plaisir de chanter (Ilan Duran Cohen).

Vernon Dobtcheff dans "Resonance of tears" court-métrage d'Atsu Watanabe

Télévision : (notamment)

1959  Le voyageur sans bagace - 1963 Espionage : A camel to ride (Fielder Cook) - 1964 The Debussy Film (Ken Russel) - Galileo (Charles Jarrott) – 1965 The Avengers : Room Without a View (Chapeau melon et bottes de cuir) (Roy Baker) - Nineteen Eighty Four / 1984 (Christopher Moraham) - 1966 Mystery and Imagination : Carlukka (Bill Bayne) – 1967 The Avengers : The Living dead(Chapeau melon et botte de cuirs : Le mort-vivant) (John Krish) - The Saint : The Gadget Lovers (Le Saint) (Jim O’Connolly) - 1969 Out of the Unknow : Beach Head (James Cellan Jones) - The Champions : The Gilded Cage (Cyril Frankel) - The Avengers : Thingumajig(Chapeau melon et bottes de cuir) (Leslie Norman) - Doctor Who : The War Games (David Maloney) - 1970 Ace of Wands : The Mind Robbers (William Hemm) – Codename : Opening Gambit - 1971 À l’heure ou le coq chantera (Jacques Audoir) – Le seize à Kerbriant (Michel Wyn) - Freya des 7 îles (Jean-Pierre Gallo) - 1972 New Scotland Yard : Memory of a Gauntlet - Karatecas et Co : La nuit des parfaits (Edmond Tyborowski) - Plaies et bosses (Yves-André Hubert) - Pour Vermeer (Jacques Pierre) - 1973 Au bois dormant (Pierre Badel) - Les Brigades du tigre : Visite incognito (Victor Vicas) - An Echo of Theresa - Anatomy of Terror (Peter Jefferies) - À vous de jouer Milord (Christian-Jaque) – Cartesius (Descartes) (Roberto Rosselini) – Jeanne d’Arc (Yves-André Hubert) - Jean Pinot, médecin d’aujourd’hui (Michel Ferrand) - 1974 Van der Valk und die Toten (Pas de fontières pour l’inspecteur : Le bouc émissaire / Coup double) (Marcel Cravenne) - Des Christoffel von Grimmelshausen abenteuerlicher Simplicissimus (Simplicius Simplicimus) (Fritz Umgelter ) - 1975 The Sweeney : Supersnout - Rumpole of the Bailey (Robert Knights) – Michel Strogoff (Jean-Pierre Decourt) - The Nearly Man (John Irvin) - Jo Gaillard : L’inconnu (Christian-Jaque) - 1976 Don Juan ou l’homme des cendres (Guy Lessertisseur, captation) - Play for today : French without tears (John Gorrie) - Dickens of London (Michael Ferguson & Marc Miller) - Les héritiers : Le codicille (Jacques Trébouta) - Commissaire Moulin : Marée basse (Jacques Trébouta) - 1977 1990 : Non-Citizen (Bob Hird) – Lulu (Marcel Bluwal) - The merchant of Death (Peter Medak) - Holocaust (Holocauste) (Marvin J. Chomsky) - Foch pour vaincre (ean-François Delassus) - Les brigades du tigre : Cordialement vôtre (Victor Vicas) - 1978 The Nativity (Bernard L. Kowalski) - Lillie (ohn Gorrie & Christopher Hodson) - Screenplay : Gossip from the forest (Brian Gibson) - Romeo and Juliette (Alvin Rakoff) - Joséphine ou la comédie des ambitions (Robert Mazoyer) - Mazarin (Pierre Cardinal) - Les chemins de l'exil ou Les dernières années de Jean-Jacques Rousseau (Claude Goretta) - 1979 Blake’s 7 : Shadow (Jonathan Wright Miller) - Ike (Id) (Melville Shavelson) - Mers El-Kébir (Pierre Cardinal) - Masada (+ version courte : The Antagonists) (Boris Sagal) – 1980 Private Shulz (Robert Chetwyn) - Maria Theresa (Axel Corti) - I remember Nelson (Simon Langton) – Le mythomane : L’émoir est arrivé (Michel Wyn) - Exil (L'exil) (Egon Günther) – 1981 Le beau monde (Michel Polac) - Ringstraßenpalais (Rudolf Nussgruber) - Peter and Paul (Robert F. Day) - Le petit théâtre d'Antenne 2 : Le petit menteur (Youri) - Mozart (Marcel Bluwal) - Malesherbes, avocat du roi (Yves-André Hubert) - Marco Polo (Id) (Giuliano Montaldo) - Troilus and Cressica (Jonathan Miller) – 1982 Emmenez-moi au théâtre : Chêne et lapins angora (Georges Wilson) - Der Lieutenand und Sein Richter / The Devil's Lieutenant (John Goldschmidt) - The Scarlet and the Black (Le pourpre et le noir) (Jerry London) - Wagner (Tony Palmer) - Emmenez-moi au théâtre : La soupière (Paul Planchon) - 1983 Marie Pervenche : La filière argentine (Claude Boissol) - Anna Domini / A.D. (Stuart Cooper) - An Englishwoman Abroad (John Schlesinger) - 1984 Ellis Island (Ellis Island, les portes de l'espoir) (Jerry London) - Tender is Night (Robert Knights) - Dans la tourmente(Michael Braun) - Much Ado About Nothing (Stuart Burge) - Yalta (Yves-André Hubert) - L'homme de Suez (Christian-Jaque) - Comme un poisson sans bicyclette (Jean-Claude Charnay) - 1985 Mussolini : The untold story (William A. Graham) - If Tomorrow comes (Les diamants de la vengeance) (Jerry London) - 1986 Melba (Rodney Fisher) - War and Remembrance (Dan Curtis) - The Return of Sherlock Holmes : The Six Napoleons (David Carson) - Les enquêtes Caméléon : Attention à la peinture (Philippe Monnier) - Fortunes of War (James Cellan Jones) - 1987 Mr. Majeika (R. Cheveley & Michael Kerrigan) - Poor Little Rich Girl : The Barbara Hutton Story (Charles Jarrott) - Le due croci /Titus Brandsma (Silvio Maestranz) - 1988 Murderers among us : The Simon Wiesenthal Story (Brian Gibson) - Mont-Royal (René Bonnière) - Maigret (Paul Lyn) - 1989 Renaissance (Bruno Gantillon) - A Season of Giants / Michelangelo (Jerry London) - La dolce casa degli orrori / The Sweet House of Horrors (Lucio Fulci) - Till We Meet Again (Le secret du Château Valmont) (Charles Jarrott) - En cas de bonheur (Dominique Giuliani & J.P. Lovicchi) - Marc et Sophie (Christiane Spiero) - The Plot to Kill Hitler (Le complot contre Hitler) (Lawrence Schiller) - 1990 Warburg, le banquier des princes (Moshe Mizrahi) - Zorro (Ray Austin) - The Strauss Dinasty (Marvin J. Chomsky) - The First Circle (Le premier cercle) (Sheldon Larry) - 1991 Prisoner of Honor (Une affaire d'honneur) (Ken Russell) - Vol-à-voile (Christiane Spiero) - L’étalon noir (Christian Le Hémoney) - Le mal jaune (Dominique Giuliani) - Fly-by-Night (Bruno Gantillon) - The exile (Bruno Gantillon) – 1992 Maguy : vampires - Frankenstein (David Wickes) - 1993 Highlander : For Evil's Sake (Ray Austin ) - Jeanne au bûcher (Akio Jissoji, captation)1994 Sharpe's Sword (Tom Clegg) - Hercule Poirot's Christmas (Edward Bennet) - Mademoiselle O (Jérôme Foulon) - 1995 Katharina Die Grosse (Marvin J. Chomsky) - Die Eisprinzessin (Danny Huston) - Le fils de Paul (Didier Grousset) - 1996 Highlander : Promises (Paolo Barzman) - 1996 The Odissey (Andrei Konchalovsky) - The Hunchback (Peter Medak) - Love in the Ancient World (Christopher Miles) - As Time Goes By : What’s Wrong With Mrs. Bale? - The Famous Five: Five Go Adventuring Again - 1998 St-Yves (Harry Hook) - Father Ted : As You Right There, Father Ted ? (Graham Linehan & Andy DeEmmony) - Merlin (Steve Barron) - 1999 Highlander : The Raven : Dead on Arrival (George Mendeluk) - David Copperfield (Peter Medak) - La crim’ : Mort d’un prince (Denis Berry) - Passion assassine (Didier Delaître) - 2001 Relic Hunter : The Royal King (Sydney Fox, l’aventurière) (John Bell) - Largo Winch : The Heir (David Wu) - 2002 -The Falklands Play (Michael Samuels) - White teeth (Julian Jarrold) – 2005 Sable noir : Villa du crépuscule (Doug Headline) - 2006 Rome : Philippi (Roger Young) - La légende des 3 clefs (Patrick Dewolf) - 2007  Grand star (Paolo Barzman) - Les temps changent (Philippe Dussau) - Soeur Thérèse.com / Thérèse et le voyant (Vincenzo Marano).

Non datés :



GESCHICHTSPUNKTE, de Joachim Kurz - MESAVENTURES : Entracte, de Ph. Gallardi - GUILLAUME TELL, de G. Mihalka - THE HITCHHIKER, de Bruno Gantillon - THE VEGETABLE MAN, de A. Reid - PARIS STEEL, de Bruno Gantillon

Théâtre : De 1960 à 1963 : The alchimist - Doctor Faustus de Christopher Marlow (Old Vic, Londres) - Measure for measure de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Macbeth de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - The Merchant of Venise de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Midsummer Night’s Dream de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Morning becomes Electra d’Eugene O’Neill (Old Vic, Londres) - Othello de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - Peer Gynt d’Henrik Ibsen (Old Vic, Londres) - Romeo and Juliet de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - She Stoops to Conquer d’Oliver Goldsmith (Old Vic, Londres) - Three siters d’Anton Tchekhov (Old Vic, Londres) - Twelth Night de William Shakespeare (Old Vic, Londres) - 1962 Le bourgeois gentilhomme de Molière (Festival de Glyndebourne) - 1963 L’école des femmes de Molière - 1964 Vasco de Georges Schehadé (Theatre, Londres) - 1965 Miniatures de David Cregan (Royal Court Theatre, Londres) - 1965 A patriot for me de John Osborne (Royal Court Theatre, Londres) - 1966 The Philanderer de Bernard Shaw (Mermaid Theatre, Londres) - 1967 L’alouette de Jean Anouilh (Leatherhead Theatre, Londres) - 1967 Architruc de Robert Pinget (Mercury Theatre, Londres) - 1967 Un mois à la campagne de Tourgueniev (Open Air Theatre) - 1967 The Man in the Glass Booth de Robert Shaw, mise en scène de Harold Pinter (Saint Martin’s Theatre, Londres) - 1968 La tempête de William Shakespeare (Hoxton Theatre, Londres) - 1969 La maison de poupée d’Henrik Ibsen (Watford Theatre, Londres) - 1969/70 Les garçons de la bande de Mart Crowley, mise en scène de Jean-Laurent Cochet (Théâtre Edouard VII, Paris) - 1970/71 Les trois sœurs d’Anton Tchekhov (Théâtre des Célestins, Lyon + tournée) - 1972 A Night with Mrs Da Tanka de William Trevor (King’s Head Theatre, Londres) - 1973 Les trois soeurs d’Anton Tchekhov (Greenwich Theatre, Londres) - 1977 The Apple Cart de Bernard Shaw (Festival de Chichester) - 1977 Julius Caesar de William Shakespeare (Festival de Chichester) - Murder in the Cathedral de T.S. Eliot (Festival de Chichester) - Zoo Story d’Edward Albee (Festival de Chichester) - 1982 L’histoire du soldat de Stravinski (Philarmonic de Vienne (Autriche) / Stravinsky) - 1984 Jeanne au bûcher de Paul Claudel (Boston & Carnegie Hall, New York) - 1988 The Tutor de Lenz & Brecht (Old Vic, Londres) - 1991 Cerceau de Viktor Slavkin (Strange Tree Theatre, Londres) - 1993 Jeanne d’Arc au bûcher (Festival Saito Kinen, Matsumoto, Japon) - 1998/2003 Récital de sonnets de William Shakespeare, m.e.s. de Seiji Osawa (Avec Andreas Scholl (contre ténor) - France, Allemagne, UK) - 2002 Concerts de l’orchestre du New Japan Philharmonic, mise en scène de Seiji Osawa (Avec Andreas Scholl (contre ténor).

Mise à jour du 18/02/2008

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26 octobre 2007

FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : CATHERINE HOSMALIN

catherine_hosmalin Elle suit des cours à l'école-atelier de Charles Dullin. Elle fait beaucoup de théâtre avec François Rancillac ("La nuit au cirque", "Amphitryon", "Le fils"), Danielle Chinsky ("La femme offensée", "Le décaméron des femmes)". Elle connaît un grand succès dans son rôle de Mme Parpalaid dans "Knock ou le triomphe de la médecine", aux côtés de Fabrice Luchini de 2002 à 2004. Elle assure également la mise en scène de deux spectacles de Charlotte de Turckheim, "On m’a pas prévenue" (2004) – avec Valérie Benguigui  - et "Ca va nettement mieux" (2007). Elle fait ses débuts à l’écran dans le très subtil court-métrage de Roger Guillot, "La Goula" (1986). Elle très émouvante dans le rôle d’une jeune femme de 22 ans assez forte et qui vit seule avec son père et son frère. Employée dans un supermarché, elle est la risée de ses collègues ricanant de ses rondeurs. Ils décident de parier avec la complicité d’un jeune sot, surnommé "P’tit cul", ce dernier se devant de la séduire. Eblouissante dans ce rôle effacé, elle reçoit une mention pour son interprétation dans les festivals de Clermont-Ferrand et de Genoble en 1987. On la perd un peu de vue, même si Roger Guillot lui reste fidèle. Elle retrouve ce registre sensible dans "Les demoiselles du 12", où elle joue une employée des renseignements téléphoniques à Lorient. Le cinéma se l’arrache le plus souvent pour des rôles de fortes personnalités, à l’instar de Charlotte Maury-Sentier ou Franckie Pain. Elle figure souvent des personnages très réactifs, joviaux, auquel il convient de ne pas "marcher sur les pieds", sous peine de représailles vipérines, loin de son interprétation dans "La Goula". Il faut la voir, dans le cadre d’une journée portes ouvertes, outrager la reine mère interprétée par Catherine Deneuve par son sans gêne dans "Palais royal !" (Valérie Lemercier, 2004). Elle est aussi capable de sensualité, pour peu qu’un réalisateur ne la cantonne pas au second plan. On la retrouve dans une scène d’anthologie devant une caisse de supermarché dans "Le coût de la vie" (Philippe Le Guay, 2002) . Elle garde espoir dans l’adversité, malgré son surendettement. Pour la rééducation de son fils, elle se dit même prêt à tout, comme préparer des gâteaux ou même se prostituer… On la retrouve souvent dans des comédies, en contrôleuse SNCF suspicieuse dans "Les vacances de Mr. Bean", en aristocrate dégénérée dans "Les Aristo", ou en cuisinière joviale dans "Nos jours heureux". Elle est remarquable dans "Deux vies plus une" (2006), beau film d’Idit Cébula, en femme de ménage d’une école maternelle et amatrice de potins. Elle jubile quand elle se retrouve au milieu d’une dispute homérique entre Emmanuelle Devos et Yvon Back, se dépêchant de s’isoler pour mieux dissimuler sa joie. Dans "Il y a longtemps que je t'aime" (2007), elle est une conseillère de réinsertion, soucieuse de bien faire, mais qui malgré sa bonne volonté va avoir du mail à attirer de la sympathie du personnage joué par Kristin Scott Thomas, trop longtemps muré dans la souffrance. Cette belle blonde est assurément à ranger catégorie des voleuses de scènes. Souhaitons lui de retrouver un rôle où elle puisse susciter l’émotion comme dans "La Goula", car il est évident qu’actuellement on n’exploite pas toujours toutes les facettes de son talent et son grand charme.

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Avec Hélène Vincent et Anne Brochet dans "Les irréductibles"

Filmographie : 1986  La Goula (Roger Guillot, CM) - 1988  Prisonnières (Charlotte Silvera) - Je j’ai dans la peau (Jean-Pierre Thorn) -1989  La clé n’est pas dans le pot de géranium (Manuela Gourary, CM) - 1990  Un type bien (Laurent Bénégui) - 1992  La joie de vivre (Roger Guillot) - 1998  Superlove (Jean-Claude Janer) - Vénus beauté (institut) (Tonie Marshall) - 15 août (Patrick Alessandrin) – Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs (Charlotte de Turckheim) - 1999  Les petits souliers (Olivier Nakache, CM) - En vacances (Yves Hanchar) - Total western (Éric Rochant) – 2000 Les filles du 12 (Pascale Breton, CM) - Reines d’un jour (Marion Vernoux) - 2001  Ma caméra et moi (Christophe Loizillon) - 2002  La patience d’une mère (Dodine Herry-Grimaldi, CM) - Le coût de la vie (Philippe Le Guay) - Chouchou (Merzak Allouache) – Moi César, 10 ans 1/2,  1m 39 (Richard Berry) - Mauvais esprit (Patrick Alessandrin) - 2003  Ces jours heureux (Olivier Nakache, CM) - La confiance règne (Étienne Chatiliez) - Illumination (Pascale Breton) - 2004   Le petit chevalier (Sami Lorentz, CM) - Palais royal ! (Valérie Lemercier) - 2005  Je préfère qu’on reste amis… (Éric Tolédano) - Les irréductibles (Renaud Bertrand) - Dikkenek (Olivier Van Hoofstadt) -  Nos jours heureux (Olivier Nakache & Éric Toledano) - Les Aristos (Charlotte de Turckheim) - 2006  Ma place au soleil (Éric de Montalier) – Mr. Bean’s hollyday (Les vacances de Mr. Bean (Steve Bendelack) - Deux vies... plus une (Idit Cébula) - 2007  Il y a longtemps que je t’aime (Philippe Claudel) - Louise Michel (Benoît Delépine & Gustave Kervern) - Télévision : 1988  Palace (Jean-Michel Ribes) – Piazza Navona : La vacanza (Roger Guillot) - 1990  Un destin cannibale (Roger Guillot) – 1993  Maigret se défend (Andrzej Kostenko) – 1994  Un été à l’envers (Roger Guillot) - 1997  La vie comme un dimanche (Roger Guillot) – 1998  L’échapée (Roger Guillot) - 2000  Un flic nommé Lecoeur : Sugar baby (Alain Tasma) - Avocats & Associés : Tractations (Denis Amar) – 2004  Knock ou le triomphe de la médecine (Laurent Preyale, captation) - 2005  Vénus & Apollon : Soin défraîchi (Olivier Guignard) - 2006  La reine Sylvie (Renaud Bertrand) - La volière aux enfants (Olivier Guignard) - Chez Maupassant : Toine (Jacques Santamaria) - 2007  Sa raison d’être (Renaud Bertrand) - Non daté : Blague à part : Bordel de merde. 

Mise à jour du 2702/2008

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21 mai 2007

EN COUP DE VENT #1

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Jean Abeillé

Petite rubrique "coup de vent", imaginée en créant quelques fiches pour "Wikipédia", histoire de saluer quelques comédiens souvent cantonnés dans des rôles qualifiés parfois péjorativement de seconds plans. Ils font pourtant souvent mouche à la moindre de leurs apparitions, au détour d’un plan dans le cinéma français, à l’instar d’Henri Attal et Dominique Zardi déjà évoqués ici, en attendant un petit hommage consacré à Bernard Musson. Quelques messieurs pour commencer. Vous pouvez trouver plus d’informations pour quelques uns d’entre eux dans le site Les gens du cinéma et dans les ouvrages évoqués ici. Pour les reconnaître il y a aussi l'indispensable trombinoscope de Thelin.

Jean Abeillé : Incroyable "speakerin" dans les émissions de "La 7" qui devint "Arte" par la suite. Sa nochalance est très appréciée de Luc Moullet et Jean-Pierre Mocky.

Edmond Ardisson (1904-1983) : Membre régulier de la troupe de Marcel Pagnol, un tempérament méditerranéen constamment dans la sympathie. Il est le jardinier jovial prénommé Napoléon dans la célèbre "Demoiselle d’Avignon" à la télévision.

Philippe Brizard (1932-) : Malgré ses airs débonnaires, il faut parfois se méfier de lui comme son rôle de "Fanfan" dans la "Scoumoune" (1972), mais il incarne souvent l’ordre et l’autorité.

Paul Bisciglia : (1928). Ce prolifique comédien, spécialisé dans des seconds rôles, a près de 200 films à son actif. On le retrouve souvent dans des personnages souvent gouailleur, tel le comédien marié à Micha Bayard en quête de rôles dans "Le cinéma de Papa". Il ne dédaigne pas des comédies égrillardes, et on le retrouve régulièrement chez Jean Rollin.

Pierre Collet (1914-1977) : Le planton dans "Les 5 dernières minutes" version Loursais-Souplex, un bon sens et une aptitude peu commune à être complètement dépassé par des personnalités loufoques. Une voix aussi, on retrouve souvent ce comédien solide dans des rôles d’hommes du peuple.

Georges Douking (1902-1977) : Une folie évidente, acteur fétiche de Pierre Chenal, qui a manqué de grands rôles à la fin de sa carrière. Il est le jardinier assassiné par Julien Bertheau dans "Le charme discret de la bourgeoise".

Henri Lambert (1927-2003) : Comédien très physique, souvent cantonné dans des rôles de brutes ou d’hommes de main, on le retrouve parfois dans des rôles d’inspecteurs.

Robert Le Béal (1915-1996) : Archétype du monsieur distingué, fine moustache et flegme britannique, il fut le fils de Denise Grey dans "La boum" faisant curieusement beaucoup plus âgé qu’elle.

Rudy Lenoir (1913-1995) : Ce strasbourgeois est souvent employé dans des rôles d’officier S.S., de par sa stature et sa calvitie, mais Jean-Pierre Mocky l’intègre dans son bestiaire.

Sylvain Lévignac  (1929-1994) : Une silhouette massive, et un parcours solide de cascadeur. On le retrouve hélas beaucoup dans les rôles d’abrutis de service.

Roger Lumont (1934-) : Une rondeur, une voix – beaucoup de doublage -, cantonné souvent dans des rôles inquiétants, mais on le retrouve aussi dans des emplois plus bon enfant – le commissaire dans l’ineffable "Na !" de Jacques Martin.

Max Montavon (1926-1983) : Caricature d’homosexuel tendance "grande folle" du comique français des années 60 à 1980. Il en fait tellement en policier maniéré, que son partenaire, Serge Gainsbourg n’arrive visiblement pas à contrôler son hilarité dans le film "Trop jolies pour être honnêtes" (1972).

Albert Michel (ou Albert-Michel)  (1909-1981) : Un prolifique archétype du français moyen, souvent odieux ou sans-gênes voire râleur, mais attachant au final.

Jean Ozenne (1998-1969) : Des personnages guindés souvent coincés dans des convenances, une raideur de notable ou de domestiques serviables. Mais avec lui, derrière une apparence austère, la folie n’est jamais loin, du fétichiste des bottines du "Journal d’une femme de chambre" version Buñuel au maître d’hôtel sarcastique lançant des "Mon Dieu" à la cantonade devant les énervements d’un De Funès dans "Le grand restaurant" (1966).

Jean-Pierre Rambal (1931-2001) : Un comédien lunaire, dont le souvenir un tantinet régressif est émouvant pour les vieux enfants qui l’ont vu en professeur Plumecousin dans l’émission "Brok et Chnok" dans les années 70 dans les "Visiteurs du mercredi". Il fallait le voir en acteur incarnant un pompiste arrosant de fausse essence les seins dénudés de Miou-Miou dans "Josépha" (1981).

Jacques Robiolles : Le moindre rôle de fou lui était dévolu par la télévision française à l’instar d’un adorateur d’une secte animalière dans les excellents "Compagnons de Baal" en 1966. Il cabotine volontiers dans ses emplois.

Yvon Sarray : Comédien attachant que l’on retrouve souvent dans des feuilletons historiques, mais le cinéma n’aura pas sû l’utilisé autrement que dans des silhouettes.

Jean Saudray (1928-2002) : Une silhouette austère souvent cantonnée dans des rôles "d’affreux", de bagnards, il était toujours impeccable dans des rôles souvent retords.

Sylvain (Jean Sylvain) (1906-1970) : Une silhouette austère pour des petits rôles de concierges ou d’homme du peuple, à ne pas confondre avec Sylvain Lévignac qui figure parfois avec ce même prénom.

Lionel Vitrant : Ce comédien devenu cascadeur par hasard sur "Le jour le plus long" (1961) , où il joue le parachutiste accroché en haut d’une église, paraît souvent dans des rôles plutôt taiseux comme le fidèle homme de main d’Alain Delon dans "Borsalino  Co" (1974). Son fils Olivier est également cascadeur.

To be continued…

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16 avril 2007

FRAGMENTS D'UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : GILLES GASTON-DREYFUS

img140/2217/gastondreyfusgillesqm5.jpgLe spectateur lui sera toujours redevable, quand il apparaît dans un mauvais film, la moindre de ses apparitions anime l’ensemble et nous amène dans un univers déjanté. Dans "Hellphone", il est irrésistible en proviseur "cartoonesque", amateur de poissons rouges, trônant dans un bureau infatué de lui même pour finir par être malmené par la puberté de Jean-Baptiste Maunier dont un téléphone portable satanique est tombé amoureux – Christophe Lambert et son porte-clefs criant à tout bout de champ "I love you" dans le film homonyme de Marco Ferreri, peut aller se rhabiller -. En œnologue surlignant sa compétence, hallucinant de roublardise, il arrive même à réveiller Russel Crowe dans le pachydermique "Une bonne année", à force de susciter la méfiance et dans "Incontrôlable", il est un médecin ayant gravi depuis longtemps la plus haute échelle de la folie, laissant Michael Youn sidéré malgré l’handicap d’avoir son corps qui parle avec la voix de Med Hondo. Je vous propose simplement de le vénérer, l’acteur qui nous sauve de l’ennui des pires nanars du cinéma pour nous amener directement dans la jubilation. Ca fait un petit moment qu’il nous est familier, on se souvient de ses mémorables scènes d’engueulades avec Catherine Frot dans "Escalier C", amusant Robin Renucci par leurs éternelles disputes. Yves Boisset en fait un moment, l’un de ses acteurs fétiches. C’est avec Édouard Baer, qu’il connaît un regain de popularité, notamment avec le cultissime "Centre de visionnage de l'émission "Nulle part ailleurs" sur la chaîne Canal plus dans le but de contribuer à son amélioration dans la mesure où il y aurait lieu de le faire" (sic ! ), sur Canal +, de 1997 à 1999. Il fallait le voir en éternel rouspéteur, il incarne le sentencieux Me Morissard, qui a même droit à sa phrase culte : "Je suis une merde !". A l’aise dans l’univers Baerien, il nous livre toujours de véritables morceaux d’anthologies, en collaborateur fatigué dans "La Bostella" et en narrateur lunaire et envahissant dans "Akoibon". Il participe aussi à la série de Nicolas & Bruno "Cogip 2000", version pré- "Bureau", il figure aussi dans l’originale émission "L’œil du cyclone", toujours pour Canal + et perturbe même sérieusement la campagne électorale 2007 – qui n’arrêtes pas de nous faire rire jaune d’ailleurs -, dans des détournements pour le site de Karl Zéro. Multicarte, il a une carrière prestigieuse au théâtre, passant allégrement des mises en scène Jorge Lavelli, André Engel, Roger Planchon à Bernard Murat. Il fut aussi le directeur de la compagnie théâtrale du "Chapeau". Il vient véritablement du moule cassé des "excentriques du cinéma français" chers à Raymond Chirat et Olivier Barrot, on l’aurait vu volontiers animé de sa folie quelques films des années 30 à 60. Le délire chez lui n’est jamais loin, et le rencontrer c'est une entrée directe dans l'insolite, comme son personnage de l'inconnu du cimetière dans "Je pense à vous". Il est le convoyeur toujours en faire des quêtes et répondant au doux sobriquet de "Butagaz" dans "Le convoyeur" et le bon copain s’amusant de sa libido dans "Monique". On le retrouve aussi en président haineux sous perfusion qui ne s’exprime que par "borborygmes", et en fantôme homosexuel, trompant son éternel ennui en repassant sans cesse, tous les vêtements qu’il trouve. On ne lui aura finalement pas souvent demandé d’être dans une tonalité "normale" à l’instar du père qui retrouve le goût de vivre dans "La maison de Nina" et du prof soucieux d’équitation dans "Danse avec lui", que l'on devine sensible et pudique, ne montrant pas sa joie de retrouver le personnage joué par Mathilde Seigner après des années d’absences. Comme souvent pour les comédiens, c’est Bertrand Tavernier qui l’utilise avec le plus de subtilité, en lui offrant le rôle d’Yves Fontaine, dans "Holy Lola". Il est un père adoptif rigoriste, maladroit et buté, s’évertuant à faire répéter l’alphabet à sa fille adoptive, braquant toute la petite communauté des Français cherchant à adopter au Cambodge. Trop probe finalement, il ne va pas comprendre une société de compromission qui le dépasse, et derrière une attitude sur la défensive, il n’arrive pourtant pas à cacher sa trop grande humanité. Dans "Cherche fiancé tous frais payé", il vole allégrement, avec Isabelle Gélinas, la vedette du couple Alexandra Lamy-Bruno Salomone. Dans le rôle du mari trop idéal pour ne pas cacher quelques failles, il excelle quand ses excès de boissons révèle chez lui des penchants homosexuels. Quoi qu’il en soit, nous avons beaucoup à attendre de ce fabuleux comédien, capable de toujours nous expédier dans de hautes sphères délirantes.

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Claude Perron, Albert Dupontel, Jean Dujardin, François Berléand & Gilles Gaston-Dreyfus dans "Le convoyeur"

Filmographie : 1983  La fiancée qui venait du froid (Charles Némès) - 1984  Escalier C (Jean-Charles Tacchella) – 1986  Lévy et Goliath (Gérard Oury) - Edwige et l’amour (Cécile Decugis, CM) - Le moustachu (Dominique Chaussois) - 1987  Bernadette (Jean Delannoy) - La travestie (Yves Boisset) - 1988  Les cigognes n’en font qu’à leur tête (Didier Kaminka) - Radio corbeau (Yves Boisset) - L’étudiante (Claude Pinoteau) - Vampitreries (Éric Delatour, CM) - Envoyez les violons (Roger Andrieux) - Le dénommé (Jean-Claude Dague) - 1989  Chanson à ma mère (Deva-Sugeeta Fribourg, CM) - 1990  Déminage (Pierre-Oscar Levy, CM) - La double vie de Véronique ( Krzystof Kieslowski) – La tribu (Yves Boisset) - 1991  La gamine (Hervé Palud) - Les improductifs (Pierre Isoard, CM) - Mauvais garçon (Jacques Bral) - 1992  La fille de l’air (Maroun Bagdadi) - Décroche, Pénélope ! (Sylvie Flepp & Didier Fontan, CM) - 1993  Neuf mois (Patrick Braoudé) - 1994  Interview (Benoît Di Sabatino, CM) - 1995  (Sic) (Matthieu Poirot-Delpech, CM) - Sept ans et  demi de réflexion (Sylvie Flepp, CM) - 1997  La vieille barrière (Lyèce  Boukhitine) - Qui va Pino va sano (Fabrice Roger-Lacan, CM) - 1998  Moi j’ai pas la télé (Raphaël Meltz & Pauline Bauer, CM) - Les frères Sœur (Frédéric Jardin) - 1999  Sur un air d’autoroute (Thierry Boscheron) - La Bostella (Édouard Baer) - 2000 Cy-belle (Grégory Baubeau, CM) - Laissez passer (Bertrand Tavernier) – Un oiseau dans le plafond (Cécile Macherel, CM) - 2002  Pauvre de moi (Olivier Gorce, CM) -  L’esprit du jeu (Philippe Dorison, CM) - Bois ta suze (Thibault Staib, CM) – Monique (Valérie Guignabodet) - 2003  Le convoyeur (Nicolas Boukhrief) – Mariages ! (Valérie Guignabodet) – Holy Lola (Bertrand Tavernier) -  2004  Akoibon (Édouard Baer) – Sanctus (Alain Boegner, CM) - La maison de Nina (Richard Dembo) - 2005  Incontrôlable (Raffy Shart) – Roucoulements sourds et inquiets (Jean-Christophe Thormann, CM) - Enfermés dehors (Albert Dupontel) – Poltergay (Éric Lavaine) - 2006  Je pense à vous (Pascal Bonitzer) - A good year (Une grande année) (Ridley Scott) - Danse avec lui (Valérie Guignabodet) - Hellphone (James Huth) - Mr. Bean’s holiday (Les vacances de Mr. Bean) (Steve Bendelack) - 2007  Cherche fiancé tous frais payés (Aline Issermann) - Cortex (Nicolas Boukhrief) - Les dents de la nuit (Vincent Lobelle & Stephen Cafiero) - Hello Goodbye (Graham Guit).

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Télévision : 1984  Deux filles sur un banc (Alain Ferrari)-– 1986  À nous les beaux dimanches (Robert Mazoyer) – La dame des dunes (Joyce Buñuel) - 1987  Marie Pervenche : La dernière patrouille (Claude Boissol) – 1988  L’éloignement (Yves-André Hubert) - La belle anglaise : S’il vous plaît chauffeur - Palace (Jean-Michel Ribes) – 1989  Le retour d’Arsène Lupin : La robe de diamants (Nicolas Ribowski) – A tale of two cities (Un comte de deux villes) (Philippe Monnier) – 1990  Haute tension : Meutre en douces (Patrick Dromgoole) – Notre Imogène (Sylvain Madigan) – 1991  Navarro : Mort clinique (Gérard Marx) - Strangers dans la nuit (Sylvain Madigan) – C’est quoi ce petit boulot (Michel Berny) – Aldo tous risques : Mascarade (Michel Lang) – 1992  Aldo tous risques : La guigne (Michel Lang) – 1993  L’affaire Seznec (Yves Boisset) – Charlemagne (Id) (Clive Donner) – Ascension express (Nicolas Ribowski) - 1994  Couchettes express (Luc Béraud) – 1995  Le juge est une femme : Dérive mortelle (Claude Grinberg) - 1996  Le galopin (Serge Korber) - Maigret a peur (Claude Goretta) - 1997  </